Les FAR lancent une plate-forme digitale dédiée aux revues    Liban: le nouveau Premier ministre jette l'éponge    Zamalek : Pacheco, le nouvel entraîneur, arrivé samedi, présent, dimanche, sur le banc !    Maroc/Covid-19: la tendance haussière continue    Covid-19 : un scénario probable de croissance à 4% au Maroc dès la reprise mondiale    Mouvement social de Jerada 2018 : le rapport timide du CNDH    Coronavirus/grippe saisonnière : voici les différents symptômes à distinguer    Industrie: Une banque de 100 projets mise en ligne    Attaque à l'arme blanche à Paris: le principal suspect «assume» un acte dirigé contre Charlie Hebdo    Covid-19 et vaccins : Les scoops d'El Othmani    Une vidéo de l'arrivée de jeunes Marocains à bord d'une barque en Espagne émeut la Toile    Un Lion de l'Atlas testé positif au covid-19 (PHOTO)    AtlantaSanad Assurance, une nouvelle compagnie est née    L'octroi du Statut confié au ministère des finances sur avis de BAM, l'AMMC et l'ACAPS    L'architecture, l'urbanisme et la conception face à la Covid-19    Le Dirham s'apprécie face à l'Euro (du 17 au 23 septembre)    Scrutin 2021: déception en perspective pour les Marocains à l'étranger    Cherté des factures: les explications de l'ONEE    Vidéo – Rentrée scolaire 2020-2021: Conséquences de la Covid-19 et indicateurs clés    Livre et édition : Un soutien de 9,32 millions de DH débloqué au titre de l'année 2020    Le CNDH dévoile son rapport thématique sur les événements de Jerada    Sécurité sociale : le chef de file du PPS pointe l'importance de la généralisation du dispositif    ONU : M. Bourita plaide pour un "système multilatéral de proximité, porteur d'efficacité et pourvoyeur de solutions"    Voici le temps qu'il fera ce samedi    Le port d'Essaouira reprend ses activités    Côte d'Ivoire : la cour de justice africaine récuse le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo pour la présidentielle    À Safi, les autorités dévoilent des découvertes archéologiques    Grosse opération de la DGSN à El Jadida    Botola: voici le programme des dernières journées (FRMF)    Assouplissement des mesures restrictives dans une ville du Maroc    L'acteur Anas El Baz est devenu papa (PHOTO)    Ce que Bourita et Guterres se sont dit    Sahara marocain: ce qu'a dit Pedro Sanchez devant l'AG de l'ONU    Le Liban peut ouvrir une voie nouvelle    A l'ONU, le président du Zimbabwe demande la levée des sanctions occidentales    Barça : Messi tire sur le staff technique du club catalan    A mourir d'ennui Le derby des nuls    Humayun ' s Tomb, le temple de l' amour qui a inspiré le Taj Mahal    Pierre Troisgros, chef visionnaire et figure d' une prestigieuse dynastie    L'écrivain Gabriel Matzneff définitivement privé d'aide publique    Les Spice Girls refont parler d' elles    Inondations au Sahel : au moins 112 morts et plus de 700.000 personnes affectées    Une nouvelle vidéo de Saad Lamjarred fait le bonheur de ses fans    Céline Dion : pourquoi est-elle si maigre ?    Paris: attaque à l'arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo    Liga : Jawad El Yamiq s'engage avec Real Valladolid    Rabat: l'ambassadeur US reçu par Abdellatif Hammouchi    Enzo Zidane au WAC: c'est pour bientôt !    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Expo: La symphonie en bleu de Saâd Hassani
Publié dans L'Economiste le 12 - 12 - 2019

Echiquier-2019-170x170cm-Technique-mixte-sur-bois (Ph. Loft Art gallery)
Les œuvres de Saâd Hassani, exposées à la Loft Art Gallery, jusqu'au 11 janvier, à Casablanca sont constituées d'immenses toiles, d'un bleu vague à l'âme, parfois sourd et puissant, à l'extrême limite entre transparence et opacité. Le tout est d'une monochromie à peine compromise.
Des figures, imperceptiblement esquissées, qui prennent l'allure de corps, de motifs ou de silhouettes, quand ce n'est pas quelques formes totémiques. Un roi, un fou, un cavalier... surgissant comme un éclair, une étincelle dans ce bleu infini, réminiscence de la période «échiquier», qui a longtemps habité le travail de l'artiste.
Le tout dégageant un sentiment de plénitude immense, dont la force émotionnelle témoigne de la dextérité et la grande maîtrise de la couleur chez l'artiste. Une touche picturale qui lui est propre selon la technique de l'effacement, par strate de couleurs qui s'ajoutent les unes aux autres faisant disparaître un motif pour en dévoiler un autre.
«J'ai gardé l'essentiel» nous dit Hassani, dans l'intimité de son atelier, sis au beau milieu d'un foundouk casablancais. Après avoir pratiqué une figuration plus ou moins suggestive (Les Chaises, Le Corps, puis L'Echiquier) l'artiste se livre aujourd'hui à une abstraction délicate, toute en retenue.
«Ici, toute trace narrative ou décorative est effacée de la peinture. Les toiles immenses, réalisées à l'aide de pigments naturels mêlant le bleu et les nuances de beige rosé, de blancs et d'ocres, suscitent une émotion intense» note le critique d'art Moulime Laarousi qui renchérit: «Saâd Hassani peint le silence, les rêves qui s'éloignent, les obsessions qui se dissipent et le temps qui passe. Il peint la beauté du monde et sa douleur».
Chants-de-nuit-2017-260x210cm-Technique-mixte-sur-toile (Ph. Loft Art gallery)
Né en 1948 à Rabat, Saâd Hassani voit sa vocation de peintre se manifester très tôt. Il a seize ans lors de sa première exposition personnelle, il fréquente très tôt les galeries et les ateliers et découvre l'Ecole de Paris à travers les peintres Jilali Gharbaoui et Ahmed Cherkaoui. Il y découvre l'art brut, les expressionnistes abstraits, se passionne pour Matisse et Paul Klee. Proche des artistes de l'Ecole de Casablanca, Saâd Hassani fait très tôt partie des cercles influents du monde de l'art tant au Maroc qu'en Europe.
Son atelier de la rue d'Alger à Rabat accueille de nombreux peintres, des poètes et intellectuels, des artistes étrangers. Il s'installe à Casablanca en 1972, face à la mer, pour, dans la solitude, «recueillir des débris dans le paysage». Pendant les cinq années qui suivent, il expose régulièrement au Maroc, partage son temps entre Paris, Casablanca et Venise. La radio et la télévision s'intéressent à son travail. En 1978, il participe à la première édition du festival international d'Asilah où il peint une fresque murale.
Il y reviendra très régulièrement pour y travailler dans le calme et la sérénité. En 1980 il expose à la Fondation Miro à Madrid. L'occasion pour lui de rencontrer un certain nombre d'artistes espagnols dont Antonio Saura à Cuenca, là où, au Musée d'art abstrait du village, il découvre les peintres Miares et surtout Tapiés.
Amine Boushaba


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.