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Expo: La symphonie en bleu de Saâd Hassani
Publié dans L'Economiste le 12 - 12 - 2019

Echiquier-2019-170x170cm-Technique-mixte-sur-bois (Ph. Loft Art gallery)
Les œuvres de Saâd Hassani, exposées à la Loft Art Gallery, jusqu'au 11 janvier, à Casablanca sont constituées d'immenses toiles, d'un bleu vague à l'âme, parfois sourd et puissant, à l'extrême limite entre transparence et opacité. Le tout est d'une monochromie à peine compromise.
Des figures, imperceptiblement esquissées, qui prennent l'allure de corps, de motifs ou de silhouettes, quand ce n'est pas quelques formes totémiques. Un roi, un fou, un cavalier... surgissant comme un éclair, une étincelle dans ce bleu infini, réminiscence de la période «échiquier», qui a longtemps habité le travail de l'artiste.
Le tout dégageant un sentiment de plénitude immense, dont la force émotionnelle témoigne de la dextérité et la grande maîtrise de la couleur chez l'artiste. Une touche picturale qui lui est propre selon la technique de l'effacement, par strate de couleurs qui s'ajoutent les unes aux autres faisant disparaître un motif pour en dévoiler un autre.
«J'ai gardé l'essentiel» nous dit Hassani, dans l'intimité de son atelier, sis au beau milieu d'un foundouk casablancais. Après avoir pratiqué une figuration plus ou moins suggestive (Les Chaises, Le Corps, puis L'Echiquier) l'artiste se livre aujourd'hui à une abstraction délicate, toute en retenue.
«Ici, toute trace narrative ou décorative est effacée de la peinture. Les toiles immenses, réalisées à l'aide de pigments naturels mêlant le bleu et les nuances de beige rosé, de blancs et d'ocres, suscitent une émotion intense» note le critique d'art Moulime Laarousi qui renchérit: «Saâd Hassani peint le silence, les rêves qui s'éloignent, les obsessions qui se dissipent et le temps qui passe. Il peint la beauté du monde et sa douleur».
Chants-de-nuit-2017-260x210cm-Technique-mixte-sur-toile (Ph. Loft Art gallery)
Né en 1948 à Rabat, Saâd Hassani voit sa vocation de peintre se manifester très tôt. Il a seize ans lors de sa première exposition personnelle, il fréquente très tôt les galeries et les ateliers et découvre l'Ecole de Paris à travers les peintres Jilali Gharbaoui et Ahmed Cherkaoui. Il y découvre l'art brut, les expressionnistes abstraits, se passionne pour Matisse et Paul Klee. Proche des artistes de l'Ecole de Casablanca, Saâd Hassani fait très tôt partie des cercles influents du monde de l'art tant au Maroc qu'en Europe.
Son atelier de la rue d'Alger à Rabat accueille de nombreux peintres, des poètes et intellectuels, des artistes étrangers. Il s'installe à Casablanca en 1972, face à la mer, pour, dans la solitude, «recueillir des débris dans le paysage». Pendant les cinq années qui suivent, il expose régulièrement au Maroc, partage son temps entre Paris, Casablanca et Venise. La radio et la télévision s'intéressent à son travail. En 1978, il participe à la première édition du festival international d'Asilah où il peint une fresque murale.
Il y reviendra très régulièrement pour y travailler dans le calme et la sérénité. En 1980 il expose à la Fondation Miro à Madrid. L'occasion pour lui de rencontrer un certain nombre d'artistes espagnols dont Antonio Saura à Cuenca, là où, au Musée d'art abstrait du village, il découvre les peintres Miares et surtout Tapiés.
Amine Boushaba


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