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Emprunts extérieurs: Benchaâboun valide avec les députés
Publié dans L'Economiste le 03 - 05 - 2020

«A la sortie de la crise, tout le monde doit être capable de se relever et d'avancer. Car, lorsqu'on est plongé dans un immobilisme économique, le redémarrage est difficile. Il faut le réussir secteur par secteur», insiste Mohamed Benchaâboun devant les députés (Ph. Bziouat)
Mohamed Benchaâboun a été encore une fois, jeudi dernier, devant la Commission des finances et en séance plénière de la Chambre des représentants. Objectif: l'examen et l'adoption du projet de loi 26.20 portant approbation du décret-loi relatif au dépassement du plafond des emprunts extérieurs, conformément à l'article 81 de la Constitution.
Celui-ci stipule que «le gouvernement peut prendre, dans l'intervalle des sessions, avec l'accord des commissions concernées des deux Chambres, des décrets-lois qui doivent être, au cours de la session ordinaire suivante du Parlement, soumis à la ratification de celui-ci ». Les députés ont adopté le projet de loi au sein de la Commission des Finances comme en séance plénière. Le ministre doit refaire le même exercice à la Chambre des conseillers.
Concrètement, il s'agit d'accorder au gouvernement l'autorisation d'emprunter des sommes supérieures aux 31 milliards de DH permis par la Loi de finances en vigueur. Pour le ministre, Rabat jouit encore de la confiance des institutions financières internationales. Ce qui lui permet d'obtenir des financements à des conditions internationales.
«Pour l'heure, nous n'avons pas encore fixé les niveaux des montants à mobiliser cette année. Cela est dû notamment aux difficultés d'évaluations précises de l'impact de la pandémie sur l'économie et par conséquent sur les réserves en devises», précise le ministre. En attendant, le Maroc a procédé à un tirage sur la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) pour un montant de 3 milliards de dollars, mis à la disposition de Bank Al-Maghrib.
«Ce retrait n'interdit pas au Maroc de prendre une nouvelle LPL», tient à préciser le ministre. Il a fait de même en utilisant les 275 millions de dollars de la Banque mondiale pour la gestion des risques de catastrophes. «Nous y avons introduit la pandémie Covid-19», a lâché le ministre, qui a, par ailleurs, rassuré les députés que le volume de la dette extérieure ne dépasse pas 20% de l'endettement du Trésor. Au cours des débats en Commission, il a abordé d'autres points dont les plus importants sont les suivants.
■ Les dernières données des Finances: L'impact de la pandémie sur des pans entiers de l'économie se précise de plus en plus. En effet, les exportations ont dégringolé de 50% en mars et de 80% au 23 avril dernier, notamment dans les industries de transformation et le textile. Pareil pour les importations qui ont reculé de 16% en mars et de 43% en avril. Le tourisme et l'aérien sont presque à l'arrêt, les transferts des MRE ont baissé de 10% depuis le début de l'année. En avril, la diminution attendue sera plus importante, a déploré Mohamed Benchaâboun. Le tableau s'assombrit avec l'arrêt total de l'industrie automobile, avec toutefois, une lueur d'espoir: ce secteur se prépare à reprendre ses activités au cours des jours à venir, relève le ministre. Quant au secteur de l'aéronautique, il a reculé de 80%. Par ailleurs, la consommation électrique a baissé de 13%. Si le confinement dure encore, les choses vont se corser.
■ Les banques suscitent des interrogations: Au cours des discussions, des députés ont reproché aux banques de ne pas jouer le jeu. Pour eux, ces établissements doivent adhérer aux mesures prises dans le cadre du Comité de veille économique (CVE). Le ministre, qui est sensible «aux remarques des citoyens et des députés», a rappelé la nécessité de trouver une solution au problème de communication, à l'aspect technique et à l'axe de solidarité. Il devait rencontrer les banquiers au cours du week-end dernier pour justement aborder ces questions. En attendant, il affiche son approche: «la meilleure façon de sortir vainqueur de cette crise est que les partenaires partagent la solidarité. Chacun doit faire un effort. Si c'est d'un seul côté, en faisant pression sur les banques, demain, elles deviendront faibles. Ce qui posera un grand problème à l'économie nationale. C'est la même chose pour l'Etat s'il est le seul mis sous pression», a affirmé Mohamed Benchaâboun. Son vœu est qu'à «la sortie de la crise, tout le monde soit capable de se relever et avancer. Car, lorsqu'on est plongé dans un immobilisme économique, le redémarrage est difficile. Il faut le réussir secteur par secteur».
■ Le rééchelonnement dessert l'image du pays: A un député qui a demandé au ministre des Finances de s'aligner à ses homologues africains qui ont réclamé aux institutions financières internationales un report des échéances de leurs dettes, le ministre n'a pas fait dans la dentelle. Pour Mohamed Benchaâboun, le rééchelonnement de la dette implique un recul dans le classement par pays et la perte de confiance de la communauté financière internationale. Pour cette dernière, le message est limpide: le pays traverse des difficultés financières. Dans ce cas, il vaut mieux prendre un nouveau crédit pour rembourser l'ancien que demander un rééchelonnement de la dette, conseille-t-il.
Souveraineté
Mohamed Benchaâboun répète à qui veut l'entendre que «le maintien du niveau des réserves en devises est très important puisqu'il garantit la souveraineté du pays. C'est le risque le plus important». En plus, la baisse de ces réserves ne permettra pas au Maroc d'honorer ses engagements vis-à-vis de l'étranger. Il faudra qu'il puisse assurer la couverture de ses besoins, particulièrement l'importation des biens d'équipement, des produits alimentaires et énergétiques. Cette situation vient de l'impact de la pandémie sur les secteurs pourvoyeurs de devises, particulièrement le tourisme, les investissements directs étrangers, l'export et les transferts des MRE.
Mohamed CHAOUI


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