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8 mars : Des progrès dans la parité mais pas assez !
Publié dans Les ECO le 07 - 03 - 2016

Les femmes tiennent mordicus à la parité, un principe consacré par la Constitution de 2011. La représentation politique et l'accès aux postes de décision sont en tête des points soulevés par le mouvement féminin.
Le chemin vers la parité au Maroc est encore long en dépit des progrès réalisés au cours des dernières années. Le plafond de verre reste solide dans plusieurs domaines. De l'avis même des pouvoirs publics, il reste encore d'énormes défis à surmonter en matière d'accès équitable des femmes et des hommes aux droits civils et politiques bien que d'importants efforts aient été déployés (Code de la famille, Code de la nationalité, lutte contre la violence, réforme du code pénal...). Cette journée du 8 mars constitue l'occasion pour le mouvement féminin de faire le point sur les doléances qui restent encore en suspens.
En cette année électorale, l'amélioration de la représentation politique des femmes est mise au-devant de la scène. À l'heure où la polémique est lancée autour de la liste nationale, les militantes associatives ne comptent pas lâcher du lest et entendent militer activement pour instaurer la parité tant espérée. Ce principe consacré par la Constitution devra, selon la coordinatrice du mouvement pour la démocratie paritaire Khadija Rebbah, être acté noir sur blanc dans la loi organique de la Chambre des représentants, qui fait actuellement l'objet d'une concertation entre le gouvernement et les partis politiques.
L'instauration d'un nouveau mécanisme de promotion de la représentation politique des femmes s'avère une nécessité aux yeux de cette militante associative. Comme elle, elles sont nombreuses à appeler à renforcer la présence de la femme au sein de l'institution législative. Cet objectif est tributaire du maintien du quota, d'après le mouvement féminin. L'expérience a démontré que les femmes peinent à percer sur le plan électoral. En 2011, sur les 67 femmes députés, seules sept d'entre elles ont été élues par le scrutin direct. Lors des dernières élections locales, le pourcentage des femmes élues est de 21% dans les conseils communaux, 37% dans les conseils régionaux et moins de 12% dans la Chambre des conseillers. La balle est dans le camp des partis politiques pour mandater des femmes sur les listes locales afin de pouvoir mettre fin progressivement au système de quota qui a un caractère transitoire. Outre le volet politique, l'accès des femmes aux postes de décision fait grincer les dents des militantes associatives.
Malgré les efforts entrepris pour consolider la place des femmes dans la fonction publique, la présence féminine dans les hautes fonctions à responsabilité au sein de l'administration demeure faible, ne dépassant pas le seuil de 16,4%. Au sein de l'équipe gouvernementale, ce taux n'est que de l'ordre de 15,38%. Afin d'atteindre les objectifs escomptés, l'enseignement demeure la clé de la réussite. Le secteur a connu des avancées notables en matière de parité.
En témoignent les chiffres officiels. Le niveau national de l'indice de parité entre les sexes (IPS) dans l'enseignement primaire public, est passé de 0,84 en 2000-2001 à 0,90 (90 filles scolarisées contre 100 garçons scolarisés) en 2014-2015, soit une augmentation de 6 points de pourcentage, d'après l'édition 2016 du rapport sur «le Budget axé sur les résultats tenant compte de l'aspect genre». En milieu rural, cet indice est passé de 0,76 à 0,89 (89 filles scolarisées contre 100 garçons scolarisés), soit une progression de 13 points de pourcentage entre 2000-2001 et 2014-2015. En ce qui concerne l'enseignement supérieur, l'égalité entre les deux sexes est presque acquise avec un taux de féminisation de la population estudiantine avoisinant 48,4%. Il faudra attendre les années à venir pour récolter les fruits de la parité dans l'enseignement.
Khadija Rebbah
Coordinatrice du mouvement pour la démocratie paritaire.
En cette année électorale, le législateur est appelé à harmoniser les textes électoraux avec la Constitution qui a consacré la parité. Ce principe ne concerne pas uniquement la politique mais il a trait à tous les domaines. Le gouvernement est appelé à relever ce défi notamment au niveau de l'accès des femmes aux postes de décision, qui reste encore en-deçà des aspirations.
Nouzha Skalli
Députée du PPS
Si la parité existe dans l'enseignement, de grandes disparités sont enregistrées dans d'autres secteurs, notamment dans l'administration. Au niveau de la représentation féminine au Parlement, nous sommes en retard par rapport à beaucoup de pays arabes. On constate l'absence d'une volonté politique pour faire évoluer la parité.
Rachida Benmasoud
Députée de l'USFP
Les femmes sont plus présentes dans l'action associative que sur l'échiquier politique pour deux raisons. La première a trait à l'ambiance qui règne au sein des partis politiques. La seconde raison concerne les femmes elles-mêmes et leur gestion de leurs alliances ainsi que de leurs différends au sein des partis politiques. Aussi, ne peuvent-elles pas constituer un lobby féminin solidaire.
Un écart important entre les deux sexes
En dépit des efforts significatifs déployés et ceux en cours pour la promotion de l'emploi, notamment l'emploi féminin, l'évolution de la parité homme/femme au niveau de l'emploi atteste que les hommes sont trois fois plus nombreux que les femmes à occuper un emploi, selon l'édition 2016 du rapport sur «le Budget axé sur les résultats tenant compte de l'aspect genre». D'après ce document, l'analyse du taux d'activité révèle un écart important entre les deux sexes (72,4% chez les hommes et 25,2% chez les femmes en 2014), reflétant ainsi la faible participation des femmes au marché du travail. Le même constat est relevé pour le taux de chômage.


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