Patrice Motsepe à Rabat : appel à l'unité après les tensions de la CAN 2025    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    «Terrorisme d'Etat» : La réaction discrète de l'Algérie aux accusations françaises    Kenya s'aligne sur le Maroc : un soutien affirmé qui renforce la dynamique de l'autonomie et redessine les positions africaines    Kenya expressed on Thursday its support for autonomy under Moroccan sovereignty and affirmed its intention to cooperate with like-minded States to promote its implementation.    Licences et masters : étudiants, enseignants et facultés… ce qui change    Sécurité : Le Maroc et la Pologne renforcent leur coopération    Liban: le bilan des frappes israéliennes de mercredi monte à 203 tués et plus de 1.000 blessés    L'ADD et Concentrix scellent un partenariat stratégique pour accélérer la transformation digitale au Maroc    Véron Mosengo-Omba rejette toute accusation de favoritisme de la CAF en faveur du Maroc    Infrastructures : 12% du PIB engagés, le FMI détaille les gains et les risques pour le Maroc    Camps de Tindouf : une violation manifeste du droit international et une détention sous couvert de "réfugiés"    La discrétion héroïque d'un étudiant marocain enflamme la toile chinoise    Partenariat stratégique entre le MJCC et Huawei pour le développement du gaming et des industries numériques au Maroc    Marchés publics : les seuils de publication revus à la hausse    Concentrix dévoile une adoption massive de l'IA, freinée par la confiance    Maroc-France-UE : Deux initiatives pour renforcer la migration régulière    Sur Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, Nasser Bourita préside les travaux de la 5e Commission mixte Maroc-Niger    Lancement de l'ouvrage «The Oxford Handbook of the Moroccan Economy»    Au Sénégal, Motsepe nie tout favoritisme envers le Maroc et appelle à l'unité    La guerre en Iran retarde-t-elle la livraison des 30 Mirages 2000 promis par les Emirats au Maroc ?    Liban. Le chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne.    Sahara marocain : le Kenya soutient l'autonomie sous souveraineté marocaine    Le Maroc et le Kenya tiennent leur 1ère Commission mixte de coopération, 11 accords signés    CAN 2025. L'édition la plus réussie de l'histoire selon Motsepe    CAF : Dakar reçoit Patrice Motsepe au sommet, Rabat reste institutionnel    Moncef Zekri au cœur d'un dossier brûlant entre l'Italie et l'Angleterre    Fès : le stade Hassan II sera reconstruit pour 400 millions de DH    Brahim Díaz entre dans une nouvelle dimension en Europe    Folk : Réinventer la gestion des relations    « Nids vides »: la nouvelle réalité des familles marocaines (Enquête HCP)    Marruecos: Los distribuidores de gas suspenden la distribución durante 48 horas    Casablanca : Arrestation pour incitation au meurtre de personnes de religions différentes    Casablanca: Detención por incitación al asesinato de personas de diferentes religiones    Météo. Averses orageuses et chutes de neige de jeudi à dimanche dans certaines provinces    Droit à l'éducation au Maroc : l'ONDE et l'UNESCO scellent un partenariat    Philip Morris Maghreb met en lumière l'IA comme moteur d'innovation et de recherche scientifique    Gitex 2026 : Orange Maroc veut transformer l'IA et la 5G en leviers industriels    MFC et Bank of Africa : partenariat pour l'innovation financière    Maroc : comment le Mondial 2030 peut booster les industries culturelles et créatives    Orange Maroc : Le musée s'ouvre au monde, en un clic    Cannes 2026: «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi en compétition dans la section «Un Certain Regard»    Une femme du Néolithique marocain renaît grâce à la reconstruction faciale par Ancestral Whispers    Fès sacrée capitale de la société civile marocaine pour l'année 2026    Patrice Motsepe à Rabat après la crise de la CAN avec le Sénégal    Le Maroc salue l'annonce du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran    Rosé Days débarque au Maroc    Etats-Unis Iran. La trêve    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Le secteur bancaire coté, premier contributeur à la masse bénéficiaire»
Publié dans Les ECO le 23 - 01 - 2017

Othmane Benassila, analyste financier senior à CDM Analyse & Recherche Groupe
Les Inspirations ECO : Vous en êtes à votre deuxième édition de la grande analyse du secteur bancaire. Comment voyez-vous son évolution en une année ?
Othmane Benassila : Rappelons tout d'abord que notre étude porte sur un panel représentatif des principales banques nationales, notamment Attijariwafa bank (AWB), la Banque Populaire (BP), BMCE Bank Of Africa (BMCE), le Crédit du Maroc (CDM), la Société Générale (SG), la Banque marocaine pour le commerce et l'industrie (BMCI), CIH Bank (CIH) et le Crédit agricole Maroc (CAM). Ces dernières représentent, conjointement, 96,6% de l'ensemble des créances sur la clientèle à fin juin 2016 et 93,1% de la totalité des dépôts du secteur sur la même période. S'agissant de la situation du secteur bancaire sur les six premiers mois de l'exercice 2016, nous relevons une évolution mitigée du secteur dans sa globalité. En effet, du côté des emplois, les créances brutes sur la clientèle ont affiché un redressement timide de 1,6% à 739,2 MMDH après la décélération de croissance constatée à fin 2015. Dans ce sens, nous relevons la bonne tenue de l'ensemble des crédits bancaires au premier semestre de 2016, hormis la promotion immobilière qui s'est repliée de 1,2%. Cela est dû à la réduction de la voilure d'octroi des crédits à cette catégorie dans un contexte marqué notamment par le processus de désendettement et de monétarisation des bilans des principaux promoteurs immobiliers, l'accélération de la croissance des crédits à l'équipement à 2,8% au premier semestre de 2016, en lien notamment avec l'amélioration de la valeur ajoutée des activités non agricoles et de l'investissement et la montée en force des créances douteuses et litigieuses au premier semestre de 2016 de 4,1% à 59,4 MMDH, et ce, dans un contexte caractérisé par l'accroissement de la sinistralité de plusieurs branches telles que le raffinage de pétrole, le BTP ou encore la métallurgie.
Qu'en est-il des ressources ?
S'agissant des ressources, les dépôts de la clientèle ont affiché un léger rebond de 2,3% à fin juin 2016, contre une hausse de 3,2% à fin 2015. Dans le détail, nous constatons la dépréciation de 2,9% des comptes courants et la baisse de 2,2% des dépôts à terme (DAT) dans un contexte de réduction du taux directeur de 2,50% à 2,25% en mars 2016 et l'amélioration des comptes chèques de 4,4% et de 2,4% des comptes d'épargne, la prépondérance des ressources à vue dans les dépôts bancaires (60,7% à fin juin 2016), la contraction des parts des DAT et des certificats de dépôt (CD) à, respectivement, 20,6% et 4,3%. Cette situation trouve son origine, notamment, dans le repli du taux directeur de BAM à 2,25% en mars 2016, dans la baisse tendancielle des BDT et dans l'allègement de la décroissance des CD à -12,3% durant le S1-16 à 36,2 MMDH.
Le coût du risque a toujours été une préoccupation pour le secteur. Comment a-t-il évolué ?
Durant les six premiers mois de 2016, nous assistons à une évolution mitigée du coût du risque de notre panel bancaire. CIH affiche le coût du risque le plus faible de notre panel avec 0,19% au premier semestre de l'année écoulée, au moment où la BP se situe en tête des banques, détenant, à fin juin 2016, le coût du risque le plus élevé, soit 1,97%. En effet, l'accroissement de la sinistralité de certains secteurs a poussé la banque à doubler sa vigilance. Par ailleurs, Crédit du Maroc est la banque qui a réduit le plus son coût du risque sur la même période avec -90 points de base. Cela reflète le renforcement de son dispositif de maîtrise et d'anticipation des risques durant les années passées.
L'abaissement du taux directeur a-t-il eu un impact sur l'évolution du coût du risque ?
L'abaissement du taux directeur est fait pour redynamiser la distribution des crédits. Dans ce sens, la Banque centrale ne cesse d'accompagner les banques de la place pour assurer leur développement.
Comment l'année 2017 se profile-t-elle pour le secteur ?
L'année 2017 s'annonce comme une année de transition marquée par plusieurs événements devant impacter le secteur bancaire national. Il s'agit notamment de la baisse continue des taux et de son impact sur les marges des banques, de la prévention et la maîtrise des niveaux du risque, du lancement des banques participatives et la digitalisation des produits de la banque à travers l'utilisation des nouvelles technologies d'information et de communication.
Le système bancaire continuera-t-il à être une locomotive de croissance pour le marché boursier ?
En effet. Le système bancaire marocain ne cesse d'affirmer son fort impact sur le développement du pays par le biais de sa contribution significative au financement de l'économie avec un actif bancaire représentant 1,2 fois le PIB de 2015. De plus, le secteur bancaire coté demeure, de loin, le premier contributeur à la masse bénéficiaire de la BVC au titre des six premiers mois de l'exercice 2016, avec un poids conséquent de 37,8%. En effet, ce dernier affiche un gain respectable de 12,5% à 5,74 MMDH et ce dans un contexte national marqué notamment par la décélération continue de la croissance des crédits à l'économie et la baisse tendancielle des taux débiteurs en liaison avec la recrudescence de la concurrence et la contraction des taux de référence des BDT. Sur la place boursière casablancaise, le Bank Index présente également le plus important poids sectoriel avec une contribution de 33,7% à la valorisation globale de la BVC le 23 décembre 2016.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.