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Zéronomistes
Publié dans Le temps le 28 - 06 - 2011

Le gouvernement engage des dépenses faramineuses pour apaiser la colère de la rue. Cela ne plaît pas aux :
Drôle, depuis que le gouvernement s'est couché devant les coups de bélier de la rue, certains, poussant la grossièreté libérale jusqu'à la caricature, sautent sur leurs sièges comme des cabris. «De la folie» s'énervent-ils contre la soudaine générosité du pouvoir en place. «Comment», hurlent-ils, «plomber les caisses de l'Etat de plusieurs milliards, pour employer des chômeurs, maintenir le prix de l'essence, du pain, du sucre et du gaz et horreur des horreurs, augmenter le SMIC». Quelle avanie en effet ! Les chantres d'un néolibéralisme délirant sont allergiques à l'Etat providence, c'est un fait. Les Zéronismtes ont choisi leur mantra : «Zéro dépenses, zéro décaissement, zéro engagements» Problème. Lorsque l'Etat décide de libéraliser 20 % de la BCP, les mêmes anti-keynésiens s'époumonent : «Stop, stop, on brade les avoirs de l'Etat. On vend les bijoux de famille». Faut savoir. Messieurs les caciques de l'économie mondialisée, choisissez votre camp. Belle critique économique qui dans ce pays se fait sous l'influence de la circonstance.
«S'cuse-nous, coco» !
Sous la pression des 20 fébréristes, dont l'idéologie dominante et évidemment de gauche, on verra probablement d'un très mauvais œil la campagne de privatisation imminente. Car il faut le dire, l'Etat abaissera sa participation dans moult champions publiques nationaux. Malgré la flambée des cours des dérivés phosphatiques, nos liquidités friseront bientôt l'assèchement définitif. Et, compte tenu du lâcher de lest sur les dépenses publiques visant à calmer la tourbe populaire, c'est la course à l'argent frais. On colmatera comme on pourra car le milliard d'euros contracté par Mezouar auprès des marchés européens n'est déjà plus. Dire qu'à l'époque, on évoquait une utilisation purement «investment» à la manne. A chaque équation sa donne. La surface financière du royaume n'est pas au beau fixe mais le pessimisme du patronat apparaît de très mauvais aloi. Evoquer l'Armageddon lorsque pour apaiser les travailleurs, on décaisse en vue de leur assurer une meilleure rémunération, de meilleurs conditions de travail, c'est se fermer à l'avenir. Nous l'avons constaté, malgré l'attentat d'Argana, l'affluence touristique tient. Ce n'est guère une impression, les chiffres le prouvent. Hausse des nuitées de 7 % à fin mars, ça ne s'invente pas. La myopie de la bienpensance élitiste consiste à considérer le Maroc comme un bloc figé. Les hypothèses pour l'avenir prennent en compte un taux de croissance de 0 %. Par conséquent, on mitonne des calculs de gros sous. L'équilibre budgétaire doit être préservé à tous prix car l‘avenir sera sombre. Qu'importe si les Marocains souffrent dans leur pouvoir d'achat, seuls comptent les grands équilibres macroéconomique. Imaginez qu'on sorte ceci à un retraité touchant 800 DH/mois : «S'cuse nous coco, mais t'augmenter c'est accroître le déficit, achever le taux de couverture des importations, saigner l'investissement productif, exploser la dette publique, dégrader notre notation fFtch ratings.» Gulp.
Touche pas à mes dividendes !
Pourtant, que remarque-t-on ? Le modèle fiscal marocain a historiquement privilégié une politique de l'offre. On abat l'IS sur les entreprises, on le ramène à 15 % pour celles dégageant moins de 3 millions de DH de CA. Tout est fait pour doper l'investissement. Or, question de mentalité ou pas, le surplus réalisé par les firmes chouchoutées au titre des allégements fiscaux ne servent à strictement rien. Du moins, à rien de concret. L'Excédent de bénéfices se distribue en dividende, lequel se convertit en rente ou, au mieux, s'évapore dans la gabegie spéculative, la sacro-sainte immobourse, mère des enrichissements expresses. Au final, création d'emplois à minima, et compression continue du pouvoir d'achat. Alors, si le mouvement du 20 février aura servi à flashouiller le logiciel comptable du royaume pour en fixer la priorité à la demande, c'est, félicitons-nous en, un sacré acquis. Car agir directement sur les salaires, c'est booster la consommation et booster la consommation c'est…Enfin bref, le cercle vertueux.


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