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Oggitani Quintet s'offre à nouveau la sympathie du public casablancais
Publié dans Libération le 21 - 02 - 2019

Oggitani Quintet n'est plus à présenter aux Casablancais qui ont eu l'occasion, à trois reprises, d'apprécier le talent de ses membres et la qualité de leur prestation.
Vendredi dernier, l'ensemble italien s'est à nouveau illustré au Théâtre italien à Casablanca dans un magnifique concert sur les musiques traditionnelles méditerranéennes.
Un voyage en musique très instructif et récréatif que le chanteur, violoniste et leader du groupe, Sergio Caputo, a tout au long du concert accompagné d'explications afin de bien comprendre l'origine des morceaux interprétés. Ce, à la joie d'un public amateur et professionnel conquis.
Il faut dire que le quintet, composé outre de son leader, de Fabrizio Vinciguerra (guitare, voix, percussions), Fabio Turini (cajon, darbouka, percussions), Roberto Sciacca (basse électrique, voix) et de Martino Biancheri (trompette et baryton) a vraiment assuré ce soir-là.
Accompagné du musicien marocain Hamid Moumen (guembri, voix), le groupe a offert une prestation digne de sa notoriété et du talent de chacun de ses membres, en présence des autorités consulaires italiennes.
Dans une salle comble, où résonnaient des sonorités et voix douces d'une époque lointaine, le groupe a interprété pour le bonheur du public quinze morceaux tirés des répertoires des musiques traditionnelles de la région.
En effet, comme l'a souligné, un peu plus tôt, Marina Sganga Menjour, présidente de Dante Alighieri de Casablanca, « le spectacle de ce soir est un voyage musical dont le fil conducteur est la musique traditionnelle des différents pays de la Méditerranée. »
Un voyage qui commença par deux morceaux de la région italienne de Piémont, de la France et plus tard de la Sardaigne qui ont gardé intactes leurs traditions musicales anciennes. Avant de plonger dans « des musiques occitanes, gitanes et leurs contaminations, parmi lesquelles le genre égyptien moderne de la Belly danse qui a des racines gitanes », comme l'a souligné d'entrée de jeu Marina Sganga Menjour.
Ainsi, de l'Italie au Maroc, en passant par la Tchécoslovaquie, la Serbie, les Balkans, le Kurdistan et l'Egypte, le public notamment amateur, titre après titre, a pu se faire une idée sur la richesse de sonorités du pourtour méditerranéen.
Soulignons que le voyage s'est poursuivi avec une escale au Maroc où la musique traditionnelle s'illustre par une richesse reconnue qui ne laisse pas indifférents les amateurs du genre.
L'occasion pour les Casablancais présents ce soir-là d'apprécier cette richesse à travers des morceaux de chaâbi et de gnawa interprétés avec une certaine aisance par un groupe heureux de jouer au Maroc, sous le regard admiratif du chanteur Hamid Moumen qui collabore avec l'ensemble depuis 9 ans maintenant.
Dans un entretien que le groupe nous avait accordé après sa prestation en mai 2013, en ce même lieu, rappelons que ce dernier expliquait que « le chaâbi est beaucoup plus présent en Italie où il représente en général la musique marocaine. Pour une raison simple : la diaspora marocaine est en majorité issue des régions où le chaâbi est dominant dans les traditions musicales ».
A cette même occasion, Hamid Moumen faisait remarquer aussi que « la musique gnaoua commence à avoir une place aussi importante grâce notamment à des projets d'échange culturel et surtout au Festival Gnaoua », concédant toutefois qu'il y a encore très peu de musiciens qui jouent cette musique en Italie.
N'empêche, avait-il assuré, « chaque fois que le public la découvre, il l'apprécie et l'adopte aussitôt. Je crois que dans un avenir proche, elle défendra encore mieux les couleurs du Maroc, comme c'est déjà le cas dans d'autres pays européens ».
Très satisfait de la prestation du groupe, Sergio Caputo a confié : « Comme lors de notre précédente prestation, le public casablancais et l'équipe organisatrice du spectacle ont été très généreux avec le groupe ».
« Ce soir, nous avons proposé un répertoire de musiques traditionnelles issues du pourtour méditerranéen dont celles du Maroc avec le chaâbi et le gnaoui. Ces titres que nous avons interprétés sont le fruit de longues recherches qui nous ont amenés à écouter toutes les musiques importantes et anciennes de la Méditerranée afin de les adopter à notre époque et de les proposer au public ».
Organisé par le Consulat général d'Italie et Dante Alighieri de Casablanca, le spectacle de ce soir s'est achevé par une interprétation d'un de ces morceaux (Pizzica) que l'on croyait disparu de la région de Pouilles (sud).


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