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Michel Temer, le survivant rattrapé par le scandale Lavage Express
Publié dans Libération le 23 - 03 - 2019

Malgré les scandales à répétition, il avait réussi à sauver son mandat grâce à une exceptionnelle capacité de survie politique, mais jeudi l'ancien président brésilien Michel Temer est devenu l'une des plus grosses prises de l'enquête anticorruption Lavage Express.
Ce conservateur qui fêtera ses 79 ans en septembre a quitté le pouvoir le 1er janvier en passant les rênes de la première puissance d'Amérique latine au président d'extrême droite Jair Bolsonaro.
Au terme de son mandat de 2 ans et sept mois, sa cote de popularité était tombée dans les abysses (7%).
Cet homme discret est devenu président un peu par hasard en août 2016 à la faveur de la destitution controversée de Dilma Rousseff, la dauphine de Lula, l'ex-président de gauche, au crépuscule d'une vie politique qui paraissait cantonnée aux coulisses tamisées du pouvoir.
Il a survécu en août 2018 à un vote des députés qui aurait ouvert la voie à son procès pour corruption passive devant la Cour suprême et à sa probable chute.
En juin, il avait déjà senti le vent du boulet, en échappant de très peu à la justice électorale, qui n'avait pas invalidé son mandat, en dépit d'accusations d'irrégularités financières dans la campagne menée en 2014 aux côtés de Dilma Rousseff, dont il était vice-président.
La présidence de Temer n'a pas été une promenade de santé, le Brésil ayant dû faire face à une récession historique en 2015-2016 et que les accusations de corruption pleuvaient de toutes parts en lien avec le scandale colossal autour du groupe Petrobras. Une avalanche de motions de destitution, la menace de désertion de ses partenaires de coalition et des manifestants scandant "Fora Temer!" ("Dehors Temer") ont contribué à faire du président brésilien un homme cerné de toutes parts.
Mais il s'est accroché au pouvoir, affirmant qu'il "ne démissionnerai(t) pas", en réponse à un coup violent asséné par le journal O Globo: la publication d'un enregistrement clandestin le compromettant lourdement.
Cet enregistrement sonore, dans lequel il semblait donner son accord pour acheter le silence d'Eduardo Cunha, ex-député aujourd'hui en prison pour son implication dans le méga-scandale Petrobras, a jeté son mandat dans la tourmente.
Michel Temer s'est dit pourtant déterminé à rester jusqu'au bout, fin 2018. "Au service du pays".
Le profil sans relief de ce cadet d'une fratrie de huit enfants, né d'immigrants libanais en 1940 dans l'Etat de Sao Paulo (sud-est), toujours tiré à quatre épingles, le visage un peu figé par la chirurgie esthétique, réserve toutefois des surprises.
M. Temer, poète à ses heures, a eu cinq enfants de trois mariages. Son épouse actuelle est une ex-reine de beauté de 43 ans sa cadette, décrite comme "belle, réservée et au foyer" par la revue Veja.
Dirigeant depuis 15 ans le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre droit), arbitre de toutes les majorités de gouvernement depuis 1994, M. Temer avait accumulé les rancoeurs en cinq ans de mariage de raison avec Mme Rousseff, lui reprochant notamment de l'avoir rabaissé au rang de "vice-président décoratif".
Au printemps 2016, la crise politique brésilienne avait franchi un point de non retour. La présidence de Mme Rousseff prenait l'eau de toutes parts.
Pour M. Temer, son vice-président depuis cinq ans, l'heure avait sonné d'entrer dans la lumière.
En vieux renard de la politique, il avait orchestré fin mars le débarquement du PMDB du gouvernement. Un coup fatal pour sa désormais rivale, dont il a d'abord assuré l'intérim à partir de mai, avant de la remplacer définitivement fin août.
Sa longue expérience parlementaire - il a présidé trois fois la Chambre des députés - lui a permis de cimenter une large coalition sur les ruines de l'ancienne majorité de Mme Rousseff pour garantir sa destitution.


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