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Soirée en demi-teinte pour le Wydad
Publié dans Libération le 29 - 04 - 2019

Esseulé à l'entrée de la surface de réparation, le joueur du Mamelodi Sundonwns a eu tout loisir d'ajuster son tir.
Il ne faut jamais mourir de certitudes avec ces Wydadis. Ni quand ils sont brillants, ni quand ils sont décevants. Dans les grandes histoires, demain est un autre jour, mais pour le WAC, c'est la minute suivante qui est une autre histoire et bouleverse les perspectives. Vendredi soir, sur la pelouse du Complexe Moulay Abdellah, le Wydad a été brillant, intense, dangereux, par moments, et puis il s'est liquéfié, mais il est revenu dans le match pour le gagner (2-1), parce qu'il avait plus de talent que son adversaire, le Mamelodi Sundowns, parce que la fatigue a gagné les hommes de Pitso Mosimane et a désorganisé leur bloc, et parce que c'est un peu le sens de la saison des Rouge et Blanc, eux qui reviennent par la fenêtre quand on les aurait jurés à la porte. Et réciproquement.
Sur cette équipe du WAC, on peut professer tout et son contraire. On peut estimer qu'il faut avoir un manque de culture tactique flagrant pour se faire contrer avant, pendant et après l'ouverture du score, suite à une belle séquence collective conclue par Saidi (25'). Et on peut souligner le caractère de fer d'une équipe ayant encaissé un but à domicile qui pèsera lourd, et qui aura refusé le match nul jusqu'au bout.
Par moments, le WAC a été déstructuré
Plusieurs fois, le Wydad a failli permettre aux Sud-Africains de se sentir plus forts sur leur terre qu'ils ne le sont maintenant. Mais c'est finalement lui qui maintient quelque peu la pression sur son adversaire, en attendant la seconde manche qui s'annonce sulfureuse à Pretoria. Les protégés de Benzarti ont clairement le droit de nourrir des regrets majeurs : l'occasion de faire le break ratée par Babatunde (30'), et la défense en zone sur le corner à l'origine de l'égalisation sud-africaine (42'). Sans oublier le montant trouvé par Haddad (82'). Avant cela, les Rouge et Blanc avaient su maintenir sous pression leurs opposants, pendant les 10 premières minutes du match, en se créant des occasions sur corners (4', 6').
Cela dit, la défense du Wydad aura remis ceux que l'on surnomme modestement « The Brazilians Bafana » à l'endroit, à cause d'une structure devenue bancale et un bloc qui s'est délité à souhait. Le repli défensif plus que déficient de ses joueurs offensifs a rendu fou de colère Benzarti, tout comme il aura permis aux attaquants adverses de profiter de grand boulevards dans les couloirs, avant (11') l'ouverture du score, lorsque Maboe a trouvé le poteau droit de Taghnaouti, et aussi après, sur le but égalisateur, qui ressemble à une auto-flagellation dans les règles de l'art. Les défenseurs du WAC sont collectivement coupables d'oubli et de lâcheté dans le marquage, et individuellement, Comara a aussi sa place dans le box des accusés, après avoir dévissé son dégagement et remis en jeu Ngcongca dans la foulée.
Ce n'est pas la première fois de la saison que le WAC se liquéfie sous la contrariété. Et pendant un long moment, surtout en première mi-temps, il a fallu faire le constat d'une équipe qui ne savait pas ce qu'elle devait faire. Quand il a fallu faire un choix, Saidi et ses coéquipiers ont choisi de jouer l'attaque à outrance, après avoir pris l'avantage. En conséquence, le spectre du sabordage à grande échelle a plané dans l'air jusqu'à l'égalisation de Mamelodi Sundowns. Ce qui a changé la soirée ? C'est l'erreur de main du gardien sud-africain sur une demi-volée de Haddad. En second rideau, Badii Aouk ne s'est pas fait prier pour loger le ballon dans les filets, dès le retour des vestiaires (47'). Ce qui aurait pu changer la soirée ? Le coaching de Benzarti, si Okechukwu n'avait pas ridiculeusement manqué le ballon sur une offrande de la défense adverse au bout du bout (94').
Pour le WAC, reste une question en suspens. Et maintenant ? Et maintenant personne n'en sait rien pour l'instant. On ne sait pas si les Rouge et Blanc iront à Pretoria avec un esprit conquérant, ou bien iront-ils avec un esprit plus prudent. C'est un peu le problème et la définition même du Wydad cette saison. On ne sait jamais avec quel état d'esprit il va aborder un match de Ligue des champions.


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