Le HCP dresse l'état des entreprises au Maroc    Une journée autour l'innovation dans l'industrie automobile    Vidéo. Un séisme frappe le Mexique    La fondation Renault Maroc lance la 6e campagne de Tkayes School    Japon: Shinzo Abe bat le record de longévité d'un Premier ministre    Coupe du Trône: Le TAS de Casablanca entre dans l'histoire    Funérailles de Mustapha Iznasni à Rabat    Le peuple marocain célèbre l'anniversaire de SAR la Princesse Lalla Hasnaa    Dépollution et environnement    15.000 postes sont à pourvoir : Près de 160.000 candidats au concours des enseignants-cadres des Académies    Rajae Lahlou: La quête de soi        Jean Numa Caux à l'espace Rivages à Rabat    Mehdi El Jazari dans «Hayna»    L'Iran dit avoir « repoussé l'ennemi », après de violentes manifestations    Forum des jeunes leaders. Une plateforme d'expression    Droits de l'enfant. Ouverture du 16e Congrès national aujourd'hui à Marrakech    Violences faites aux femmes. Lancement de la campagne nationale    Législation. Les conseillers approuvent la loi 57-18 sur les sacs en plastique    Le PPS dans l'opposition    Sport-étude. TIBU s'allie avec des Américains    Presse francophone. Le Maroc présent aux assises de l'UPF    Destitution de Trump: Les républicains attaquent un témoin lors d'auditions marathon    La Société Générale Maroc s'allie à l'Université Mohammed V de Rabat    Arribat Center ouvre ses portes    Migration. Les sans-papiers marocains au cœur du conflit catalan    Enquête du HCP : Les entreprises marocaines entre mécontentement et difficultés    BCP: Un résultat net part du groupe de 2,18 MMDH à fin septembre    Hay Mohammadi en fête    Présentation du bilan d'étape du Plan stratégique 2017-2019 de l'AMMC    Inauguration d'une unité d'hémodialyse à l'hôpital provincial d'El Jadida    Participation marocaine au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité    Les fonds envoyés à l'étranger par les résidents de l'UE en hausse à 35,6 milliards d'euros en 2018    L'intégration socioprofessionnelle des migrants au Maroc mise en lumière à Genève    Taourirte bientôt dotée d'un nouveau tribunal de première instance    La Biennale de Rabat et l'exposition "Trésors de l'Islam en Afrique" dépassent la barre de 100.000 visiteurs    Alae Megri érige un pont artistique entre le Maroc et l'Amérique latine    Les artistes marocains dominent les nominations aux "Africa Music Awards"    Mohamed Benalilou décoré à Istanbul par l'Organisation de la coopération islamique    Le roi nomme Chakib Benmoussa président de de la Commission spéciale sur le modèle de développement    Eliminatoires CAN-2021 : Les Lions de l'Atlas dominent le Burundi (0-3)    Coupe du Trône de futsal : Le Fath de Settat s'offre le titre aux dépens de la Ville Haute de Kénitra    Bolivie: Les dessous du complot anti-Morales…    Ouverture du 24e FICAR: Wafaa Amer et Daoud Aoulad Syed honorés    Marrakech : des uniformes pour les conducteurs des calèches touristiques    Le cheval Rajeh remporte le GP de S.M le Roi Mohammed VI du pur-sang arabe    1000 taekwondistes présents au tournoi international d'Oujda    Les jeunes leaders de la Méditerranée à l'honneur à Essaouira    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Donald Trump : Si Téhéran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran
Publié dans Libération le 21 - 05 - 2019

Le président américain Donald Trump a menacé l'Iran de destruction en cas d'attaque contre des intérêts américains, alors que les relations entre Téhéran et Washington sont extrêmement tendues depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines en novembre dernier.
"Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", a lancé dimanche M. Trump sur Twitter.
Les tensions entre Washington et Téhéran se sont exacerbées, alors que les Etats-Unis ont annoncé le déploiement dans le Golfe du porte-avions Abraham Lincoln et de bombardiers B-52, invoquant des "menaces" de la part de l'Iran.
L'administration Trump a ordonné au personnel diplomatique non-essentiel de quitter l'Irak, citant des menaces émanant de groupes armés irakiens soutenus par l'Iran.
Dimanche, une roquette Katioucha a été tirée contre la Zone Verte à Bagdad, qui accueille des institutions gouvernementales et ambassades, dont celle américaine. Il n'était pas clair dans l'immédiat qui était derrière cette attaque.
Les relations américano-iraniennes sont au plus bas depuis que le président Trump a décidé, il y a un an, de se retirer de l'accord international conclu en 2015, visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions contre Téhéran, et depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines contre l'Iran, en novembre dernier.
La presse américaine spécule sur des divergences au sein du cabinet de M. Trump sur la manière de traiter le dossier iranien.
Selon les médias américains, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton fait pression en faveur d'une ligne dure contre l'Iran, mais d'autres au sein de l'administration sont opposés. M. Trump lui-même a dit récemment qu'il avait dû "tempérer" John Bolton.
Pour sa part, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a cependant minimisé samedi la possibilité d'une nouvelle guerre dans la région. A l'issue d'une visite en Chine, M. Zarif s'est dit "certain (...) qu'il n'y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d'illusion quant à sa capacité à affronter l'Iran dans la région", a rapporté l'agence officielle Irna.
L'Arabie saoudite a demandé samedi la convocation de sommets du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de la Ligue arabe, à la suite du sabotage de navires dans le Golfe et d'attaques contre des stations de pompage dans le royaume.
Ces deux sommets extraordinaires auxquels Ryad invite ses partenaires se tiendraient le 30 mai prochain à La Mecque "pour discuter de ces agressions et de leurs conséquences sur la région", a indiqué l'agence de presse officielle saoudienne.
Il s'agit "de se consulter et de se coordonner avec les dirigeants frères" à propos de "tous les sujets susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région".
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a affirmé que son pays "ne veut pas une guerre" avec l'Iran et "va tout faire pour la prévenir", tout en assurant que Ryad est prêt "à se défendre et à défendre ses intérêts" si l'autre partie choisit d'aller vers la guerre.
Les alliés régionaux du royaume ont salué l'invitation saoudienne. Le ministère des Affaires étrangères des Emirat arabes unis a indiqué que dans les "circonstances critiques" actuelles les pays du Golfe et arabes devaient faire preuve d'unité.
Dimanche, lors d'une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis se sont inquiétés d'une hausse des stocks mondiaux de pétrole. Les pays exportateurs ont affirmé leur détermination à stabiliser le marché malgré les tensions dans le Golfe.
Les pays de l'Opep sont "unanimes dans leur volonté de continuer à travailler pour arriver à la stabilité entre l'offre et la demande", a indiqué le ministre de l'Energie saoudien Khaled al-Faleh, dont le pays est le premier exportateur mondial de pétrole.
Malgré la chute des exportations de pétrole vénézuélien -- provoquée par la crise politique à Caracas -- et iranien, et en dépit de la baisse de la production des membres de l'Opep, les stocks de brut continuent d'augmenter, selon les Emirats.
Egalement membre de l'organisation, l'Iran, dont le secteur pétrolier est frappé par des sanctions américaines, était absent de la rencontre.
Principal rival régional du royaume saoudien, l'Iran a été montré du doigt par Ryad après des attaques contre un oléoduc saoudien revendiquées par les rebelles yéménites soutenus par Téhéran, qu'une coalition militaire sous commandement saoudien combat au Yémen.
Ces attaques sont intervenues quelques jours après des "actes de sabotage" non revendiqués dans le Golfe qui ont touché entre autres des pétroliers saoudiens. Ryad a néanmoins assuré dimanche que la sécurité de son industrie pétrolière était "solide".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.