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L'opposition syrienne impute à Damas la responsabilité d'une attaque chimique près de Damas
Publié dans Libération le 24 - 12 - 2015

Des opposants syriens ont affirmé mercredi que cinq personnes avaient péri lors d'une attaque au "gaz toxique" menée la veille par le régime de Bachar al-Assad dans le sud-ouest de Damas.
"Le régime d'Assad a encore une fois utilisé des armes chimiques contre des civils" à Mouadamiyat al-Sham, a dénoncé un groupe de militants de cette localité où des centaines de personnes avaient été tuées en août 2013 dans une attaque similaire.
"Les avions du régime ont lâché des barils explosifs contenant un gaz toxique qui n'a pas encore été identifié dans le sud de la ville", a ajouté le groupe sur Facebook. "Cinq personnes ont été tuées et d'autres souffrent de sérieux problèmes respiratoires".
Des photos et des vidéos postées par le groupe montrent des hommes transportés dans un hôpital de campagne, certains portant des masques respiratoires, d'autres reliés à des tubes utilisés apparemment pour retirer du sang de leurs poumons. Une des victimes au moins semblait porter un uniforme militaire. Après l'attaque chimique de 2013, la Syrie, qui nie avoir recours à des armes chimiques depuis le début du conflit, avait accepté de déclarer et de remettre son arsenal chimique dans le cadre d'un accord supervisé par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Au total, 1.300 m3 d'armes chimiques avaient été saisies en Syrie, dont du gaz moutarde et du sarin.
Un responsable de la sécurité syrienne a nié mercredi le recours à des armes chimiques par les forces du régime, dénonçant des accusations "sans fondements". "L'armée utilise son arsenal traditionnel", a affirmé ce responsable qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat. "Il s'agit de prétextes pour justifier leurs défaites", a-t-il ajouté.
Une cessez-le-feu était observé depuis Noël 2013 par les belligérants à Mouadamiyat al-Cham, qui connaissait un calme relatif alors que la Syrie est en proie depuis 2011 à une guerre civile qui a fait plus de 250.000 morts. Mais ces derniers jours les combats ont repris, et la localité a été la cible de bombardements et de largage de barils explosifs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Ce dernier a d'ailleurs indiqué que les cinq victimes de l'attaque de mardi étaient des combattants rebelles, sans être en mesure de confirmer si des armes chimiques avaient été utilisées.
La coalition de l'opposition syrienne a rapporté sur Twitter "des cas de suffocation parmi les civils à Mouadamiyat, dans la banlieue de Damas, après avoir été la cible d'une attaque au gas toxique par Assad".
Par ailleurs, Amnesty International a accusé mercredi la Russie d'avoir tué des "centaines de civils" et causé "des destructions massives" en Syrie dans des raids contre des zones d'habitation pouvant "constituer des crimes de guerre".
Moscou est engagée militairement en Syrie depuis fin septembre en soutien au régime du président syrien Bachar al-Assad et affirme mener des raids aériens contre les "groupes terroristes", dont le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Mais les pays occidentaux et arabes accusent la Russie de frapper l'opposition modérée plutôt que l'EI.
Dans un rapport publié mercredi, Amnesty accuse la Russie d'avoir recours à "des bombes à sous-munitions" et des "bombes non guidées" contre "des zones d'habitation à forte densité de population".
L'ONG basée à Londres évoque notamment dans son rapport six raids qui ont touché les provinces de Homs (centre), Idleb (nord-ouest) et d'Alep (nord) entre septembre et novembre 2015, et qui ont tué "au moins 200 civils et une dizaine de combattants". "Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d'habitation, où il n'y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils", a affirmé Philip Luther, directeur d'Amnesty pour le Moyen-Orient, dans un communiqué accompagnant le rapport.


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