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L'option de résiliation du contrat de SITA dictée par la dégradation des services de propreté à Casablanca
Publié dans Libération le 15 - 09 - 2017

L'option de résiliation du contrat de la gestion déléguée des déchets ménagers avec la société "SITA Blanca" est dictée par "la nécessite de mettre fin à la dégradation de la propreté" à Casablanca, a affirmé l'adjoint au maire de Casablanca chargé de ce secteur, Mohamed Haddadi.
La situation connait "une détérioration notable à cause de profonds dysfonctionnements au niveau de la gestion des déchets ménagers et du non-respect des engagements pris par SITA", a-t-il déclaré à la MAP, à la veille de la tenue, vendredi, d'une session extraordinaire du Conseil de la ville consacrée au vote de la résiliation du contrat de la filiale du groupe français Suez Environnement.
M. Haddadi a considéré comme "irrationnel" de vouloir convaincre les habitants de Casablanca et leurs élus de l'augmentation du budget de 300 millions de dirhams alloué annuellement à "SITA", sous prétexte que cette somme est "insuffisante" après les pertes essuyées par la société française, estimées à 130 millions de dirhams en trois ans de gestion.
Plus de 200 infractions sont relevées quotidiennement à cause du non-respect du cahier des charges, en plus de la persistance de "points noirs" dans un nombre d'arrondissements et l'absence ou l'insuffisance de conteneurs à déchets, a-t-il expliqué.
Le Conseil de la ville formule d'autres griefs concernant les manquements au sujet du marché de gros, le renouvellement des camions-bennes et "le refus de coopérer" avec l'autorité délégante. Les pénalités infligées à la société SITA à cause de ces négligences "n'ont fait qu'accentuer les pertes matérielles dont elle se plaignait", a-t-il regretté, notant le montant desdites pénalités a atteint, de janvier à août dernier, 30 millions de dirhams, "un montant qu'il faut, certes, déduire du budget qui lui est destiné".
La société française pourtant a été contactée, à maintes reprises, par l'actuel Conseil de la ville et son prédécesseur afin d'attirer son attention sur la détérioration de la propreté dans la ville, a-t-il fait savoir, soulignant qu'à défaut d'un compromis, il sera procédé à la résiliation du contrat avec SITA qui assume "la responsabilité de ses ennuis financiers ainsi que les problèmes de propreté dans les neuf arrondissements dont elle a la charge".
Au cas où le Conseil déciderait de résilier le contrat de SITA, qui court encore jusqu'en 2021, il envisage selon des sources concordantes de confier provisoirement ce service à la SDL Casa Prestations en attendant le lancement d'un nouvel appel d'offres.
Au moment de la signature de ce contrat en 2014, la société s'était engagée à investir plus de 240 millions de dirhams notamment pour l'acquisition de 109 véhicules de collecte et 28 autres de nettoiement répondant aux normes les plus exigeantes en termes de sécurité et d'environnement.
Agacés par l'amoncellement des déchets, même au centre-ville, les Casablancais n'ont cessé de manifester leur dépit et leur désarroi face à "la laideur" et "la puanteur" qui les frappent au quotidien, se réfugiant dans les réseaux sociaux pour dénoncer une situation devenue intenable.
Casa Prestations avait, elle aussi, élaboré un rapport sombre levant le voile sur la réalité affligeante des conditions de propreté dans la métropole, faisant endosser l'entière responsabilité à la société française.


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