Bac 2019. 150 personnes interpellées pour fraude    AWB lance un emprunt obligataire d'un milliard de dirhams    Maroc Telecom, 1ère privatisation du programme de la LdF 2019    Un suspect arrêté dans l'affaire de l'agression d'une allemande    Crise au PAM : la réunion de la commission préparatoire maintenue à Agadir    BAC 2019. Les résultats seront affichés le 26 juin    Larache: Coup d'envoi du 9e festival international d'équitation « Mata »    Inauguration officielle du Smap Paris 2019    CAN 2019 : Royal Air Maroc mobilise 54 vols supplémentaires depuis et vers l'Egypte    Relance du secteur immobilier : Fassi Fihri sollicite les MRE    Arabie Saoudite: Le conflit s'intensifie    Dialogue social: à combien s'élève le coût de l'accord ?    Bac: Nouveaux cas de triche!    Enseignement public payant: Le niet des parents    Visa se mobilise pour la CAN    Marrakech: Le festival des arts populaires fête un demi-siècle    Un salon pour encourager les jeunes à lire    Dialogue social : Le coût global de l'accord s'élève à plus de 14 milliards de dirhams    SAEDM et REALITES scellent un partenariat    Copa America : Le Brésil en reconquête sans Neymar    Les sanctions de la Commission de discipline et de fair-play    Meeting International Mohammed VI : Beau plateau attendu aux épreuves de sprint    Le Mpay Forum, un observatoire de veille en Mobile payment, Mobile banking et Fintech    Un roadshow national pour promouvoir l'accès des TPME au financement et à la commande publique    Activités du parti    Attaques contre deux pétroliers en mer d'Oman    Pour améliorer le goût de vos aliments, mangez assis !    Insolite : Le tatouage du patron de Twitter    Jessica Préalpato, la pâtissière qui bouscule le dessert    Rapatriement des familles de l'EI Que font leurs pays d'origine ?    News    Younes Moujahid à la tête de la FIJ    Zagora à l'honneur du "Moroccan day" aux Etats-Unis    "Rolling Thunder Revue", quand Scorsese s'amuse à raconter Dylan    Nouvelle édition du Moussem culturel international d'Assilah    CAN 2019. Ce qui attend les Lions de l'Atlas    La Fondation nationale des musées s'allie au ministère de la culture    Célébrations de la Fête du Trône. Les consignes du ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie    Moujahid, premier journaliste arabe et africain à la tête de la FIJ    Ouyahia écroué, Sellal entendu par un juge d'instruction    Le Suriname salue le rôle de «leader africain» de SM le Roi Mohammed VI    Taper sur Trump? C'est possible à un salon tech en Chine    NBA : Toronto fait chuter Golden State et s'offre son premier titre    Caractère officiel de l'amazigh : Le conseil provincial de Tiznit premier à passer à l'acte    Entre pirates, collision ou missiles, les tankers évoluent en eaux troubles    Compromis européen sur un budget de la zone euro    La protection des données revêt une importance capitale pour Bank Al-Maghrib    Journée mondiale des donneurs de sang    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'option de résiliation du contrat de SITA dictée par la dégradation des services de propreté à Casablanca
Publié dans Libération le 15 - 09 - 2017

L'option de résiliation du contrat de la gestion déléguée des déchets ménagers avec la société "SITA Blanca" est dictée par "la nécessite de mettre fin à la dégradation de la propreté" à Casablanca, a affirmé l'adjoint au maire de Casablanca chargé de ce secteur, Mohamed Haddadi.
La situation connait "une détérioration notable à cause de profonds dysfonctionnements au niveau de la gestion des déchets ménagers et du non-respect des engagements pris par SITA", a-t-il déclaré à la MAP, à la veille de la tenue, vendredi, d'une session extraordinaire du Conseil de la ville consacrée au vote de la résiliation du contrat de la filiale du groupe français Suez Environnement.
M. Haddadi a considéré comme "irrationnel" de vouloir convaincre les habitants de Casablanca et leurs élus de l'augmentation du budget de 300 millions de dirhams alloué annuellement à "SITA", sous prétexte que cette somme est "insuffisante" après les pertes essuyées par la société française, estimées à 130 millions de dirhams en trois ans de gestion.
Plus de 200 infractions sont relevées quotidiennement à cause du non-respect du cahier des charges, en plus de la persistance de "points noirs" dans un nombre d'arrondissements et l'absence ou l'insuffisance de conteneurs à déchets, a-t-il expliqué.
Le Conseil de la ville formule d'autres griefs concernant les manquements au sujet du marché de gros, le renouvellement des camions-bennes et "le refus de coopérer" avec l'autorité délégante. Les pénalités infligées à la société SITA à cause de ces négligences "n'ont fait qu'accentuer les pertes matérielles dont elle se plaignait", a-t-il regretté, notant le montant desdites pénalités a atteint, de janvier à août dernier, 30 millions de dirhams, "un montant qu'il faut, certes, déduire du budget qui lui est destiné".
La société française pourtant a été contactée, à maintes reprises, par l'actuel Conseil de la ville et son prédécesseur afin d'attirer son attention sur la détérioration de la propreté dans la ville, a-t-il fait savoir, soulignant qu'à défaut d'un compromis, il sera procédé à la résiliation du contrat avec SITA qui assume "la responsabilité de ses ennuis financiers ainsi que les problèmes de propreté dans les neuf arrondissements dont elle a la charge".
Au cas où le Conseil déciderait de résilier le contrat de SITA, qui court encore jusqu'en 2021, il envisage selon des sources concordantes de confier provisoirement ce service à la SDL Casa Prestations en attendant le lancement d'un nouvel appel d'offres.
Au moment de la signature de ce contrat en 2014, la société s'était engagée à investir plus de 240 millions de dirhams notamment pour l'acquisition de 109 véhicules de collecte et 28 autres de nettoiement répondant aux normes les plus exigeantes en termes de sécurité et d'environnement.
Agacés par l'amoncellement des déchets, même au centre-ville, les Casablancais n'ont cessé de manifester leur dépit et leur désarroi face à "la laideur" et "la puanteur" qui les frappent au quotidien, se réfugiant dans les réseaux sociaux pour dénoncer une situation devenue intenable.
Casa Prestations avait, elle aussi, élaboré un rapport sombre levant le voile sur la réalité affligeante des conditions de propreté dans la métropole, faisant endosser l'entière responsabilité à la société française.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.