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Pour un éveil islamique (A/I)
Les mouvements et les doctrines politico-religieux
Publié dans L'opinion le 01 - 08 - 2012

Les formations postérieures depuis 1160 H/1747 C jusqu'à nos jours (2007/2009) :
Al Wahhabiya ou le Wahhabisme verra le jour avec celui qui porte son nom : Ibn Abd Al Wahhab (m 1206 h / 1792 c).
Dans le temps où le régime Safafidé s'effondrait et où Nâdir Shah tenait la Porté en haleine, un puissant mouvement qualifié d'intégriste se préparait à l'intérieur du sunnisme, en plein cœur d'Arabie, avec le Wahhabisme.
Son fondateur, Mohammad Ibn Abd-Al Wahhab, né en 1703 C, dans le Najd, à Al Ourjaïna, oasis qui connaissait alors une certaine prospérité et où son père fut cadi (juge), appartenait à une famille de jurisconsultes hanbalites. (On pourra consulter sur le Wahhabisme et son fondateur, Margolioute, EI, IV, 1144 (Wahhabiya) – H. St.Y.B Philby, Arabie, Londres 1930).
Formé d'abord à Ourjaïna, sous la direction de son père, il alla parfaire son instruction à Médine, où il eut, entre autres maîtres, un théologien gagné aux idées d'Ibn Taïmiya. Les biographes le signalent ensuite à Al Basra, où il semble avoir fait un séjour assez long. Il se serait ensuite rendu à Baghdad et aurait entrepris une série de voyages dont la chronologie et les étapes restent fort mal établies. On l'aurait vu au Kurdistan, puis à Hamadan et Ispahan où il serait arrivé vers 1736 C, et où il aurait étudié la philosophie et le soufisme. On mentionne aussi sa présence à Qomm en Iran, où il aurait même donné un enseignement, puis à Damas et au Caire.
La date exacte de son retour en Arabie est elle aussi fort mal connue, il semble que l'on puisse la fixer vers 1739 (1158 h). Ce n'est pas au pays natal, mais à Houraïmla, où son père venait de s'installer, qu'il se rendit, et c'est là qu'il commença véritablement son apostolat, composant son premier grand traité, le Kitab Al-Taouhid, et groupant autour de lui disciples et partisans. Ce séjour à Houraimla semble avoir été fort court : l'opposition qu'il rencontra parmi les notables de la ville, l'amena sans doute à l'abréger. On rapporte qu'il trouva des adversaires au sein de sa propre famille et que son père, qui mourait vers 1790, l'aurait même désavoué.
Il convient toutefois d'accueillir ces récits avec d'autant plus de prudence qu'il existe un traité de son père défendant les mêmes idées que les siennes contre le culte des saints.
Mohammad Ibn Abd-Al-Wahhab quittant Houraimla retournait à «Ouyaima», où il séjourna environs quatre ans et où il connut ses premiers succès. L'oasis était alors gouvernée par l'Emir «Othman Ibn Bichr», des Banou Mo'âmmar, qu'il incita à couper quelques arbres sacrés et détruire quelques coupoles de saints dans les environs. En même temps, il étendait sa prédication à toute la région et prit pied, dès cette époque, à «Dar'îya» dont l'Emir, Mohammed Ibn Sa'oûd, appartenait à la grande confédération des «Anaza», deux frères de l'Emir, nous dit-on, s'étaient ralliés au théologien et avaient participé à la destruction de quelques monuments funéraires.
C'est d'une intervention étrangère que vint la rupture. Othmân Ibn – Bichr était en relations suivies avec les habitants d'Al-Ahsâ et de Qatif, dont beaucoup étaient chiites et que la propagande du Cheïkh inquiétait. L'Emir Soulaïman, des Banou Khalid, dont l'autorité s'étendait sur ses régions, finit par obtenir de Othmane Ibn Bichr l'éloignement du théologien par trop zélé.
Mohammad Ibn Abd-Al-Wahhab se rendit alors à Dar'îya, où il s'était fait de puissants protecteurs et où il finit par rallier l'émir lui-même, Mohammad Ibn-Sâ'oûd, non sans difficultés, car une intervention des Banou Khalid était toujours à craindre. En 1157 h/ 1744 C, un pacte (baï'a) était conclu entre l'émir et le théologien qui se juraient une fidélité réciproque pour faire régner, fût-ce par les armes, le règne de la parole de Dieu. De ce pacte qui érigeait une principauté bédouine en une théocratie légitimement instituée, date véritablement, peut-on dire, la fondation de l'Etat Wahhabite. Il était désormais impossible de séparer la destinée du Cheïkh de celle de la dynastie des Al-Sa'oûd.
Conseiller écouté de Mohammad Ibn Sa'oûd (m 1765) et de son fils Abd-Al-Aziz (m. 1803), Mohammad Ibn Abd Al Wahhab mourait en 1206 h / 1792 C après avoir assisté aux premières grandes conquêtes Wahhabites. Il laissait, pour continuer son œuvre, plusieurs fils et de nombreux disciples. Lui-même est resté, jusqu'à nos jours, le théoricien par excellence du mouvement. En dehors de son Kitab Al – Taouhid, son œuvre principale, et de plusieurs professions de foi toujours étudiées, la plupart de ces écrits consistent dans ses dissertations, bourrées de citations coraniques, au souffle court mais ardent, et dans les messages qu'il adressait à des hésitants, des adversaires ou des sympathisants pour les appeler au véritable Islam.
La doctrine Wahhabite dans son sens et sa portée :
- Mouvement à la fois religieux et politique, arabe et musulman, le Wahhâbisme s'est assigné essentiellement pour but, au moment où l'Empire Ottoman donnait les premiers signes graves de décadence et où le chiisme, en Perse et en Irak, consolidait ses progrès, de construire un Etat sunnite qui se fût étendu non seulement à Najd mais à l'ensemble des pays arabes et de restaurer l'Islam dans sa pureté première, en luttant contre toutes les innovations suspectes ou les superstitions populaires et en se laissant de larges possibilités d'expansion comme au temps des Compagnons.
(A suivre)


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