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Un casse-tête chinois pour les autorités
Publié dans MarocHebdo le 26 - 09 - 2014

MAROC HEBDO INTERNATIONAL N° 1086 - du 26 septembre au 02 octobre 2014
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L'arrivée en force du nouveau matériel de collecte des ordures à Casablanca berce les espoirs des habitants de la métropole, mais ne suffit pas à régler la problématique des déchets ménagers. Incivisme et irresponsabilité des citoyens compliquent la situation.
Depuis quelques semaines, des bacs d'ordures flambant neufs s'alignent sur les trottoirs des quartiers de la capitale économique. De grandes cuves, en acier, bleu et gris, réputées plus résistantes, moins polluantes et d'une durée de vie supérieure aux bacs en plastique. Avant que ce matériel ne nous parvienne de Suisse, Casablanca croulait (et croule toujours dans certains quartiers) sous ses ordures ménagères. Les quelque 3.000 tonnes, produites quotidiennement par les habitants de la ville trouvaient difficilement ramasseur.
Implantation progressive
Aujourd'hui encore, le problème des ordures ne semble pas voir été résolu même après la nouvelle délégation de la gestion des ordures à Sita El Beida et à Averda. «Les anciens bacs, de vrais viviers d'insectes et de microbes, sont toujours là dans certaines zones. Le jus qu'ils laissaient échapper infeste l'atmosphère et dégagent une odeur insupportable, de jour comme de nuit. Où sont les nouveaux bacs?», se plaint Najat H., une habitante du quartier des Hôpitaux, exaspérée par les déchets en décomposition qui jonchent les rues et grandes artères de la métropole.
En effet, la subsistance des anciens bacs dans certaines régions de la métropole échappe à la compréhension des citoyens, mais elle a bien une raison. Et c'est Houda Chichaoui, chef de la division de la gestion des déchets solides au Conseil de la ville de Casablanca, qui nous l'explique: «La nouvelle délégation doit implanter 16.000 nouveaux conteneurs. Chaque point doit être recensé, cartographié, photographié et faire l'objet d'un accord entre délégataire, préfectures, arrondissements et commune. Il s'agit d'une démarche tout à fait nouvelle pour le Maroc et pour laquelle tous les acteurs cités se trouvent face à des situations nouvelles pour lesquelles il faut inventer des solutions, parfois au cas par cas. Tout cela prend un peu de temps, mais permet également à la ville de disposer d'un inventaire exhaustif et géo-localisé de son patrimoine implanté sur la voie publique».
La responsable promet par la même que, dans très peu de temps, tous les anciens conteneurs auront disparu du paysage urbain casablancais. Le marché prévoit également de nettoyer régulièrement ces nouveaux conteneurs en espérant que les citoyens en prendront soin.
Un matériel performant
Les deux délégataires de la gestion des ordures ménagères qui se sont réparti la ville par zones (Hay Hassani, Aïn Chock, Aïn Sebaâ-Hay Mohammedi, Sidi Bernoussi et Roches Noires pour Averda et Anfa, El Fida-Mers Sultan, Moulay Rachid et Ben M'sik pour Sita El Beida) disposent de véhicules performants et répondant aux normes de sécurité européennes. Néanmoins, le système de tri sélectif n'est pas encore à l'ordre du jour. Il est toujours au stade de l'étude. Les nouveaux bacs en acier ont induit en erreur certaines personnes qui ont pris les deux ouvertures pour des compartiments distincts de sélection. Lesquelles ouvertures que d'aucuns considèrent comme trop petites pour contenir les grands sacs.
Il n'est donc pas rare de constater qu'à côté des conteneurs, les sacs d'ordures sont déposés à même le sol. Et quand les chiffonniers font leur ronde, le bazar est total. Le matériel suisse ne fait pas le poids devant la mentalité marocaine, comme diraient les plus cyniques. Ou peut-être qu'il faut se poser cette question, aussi élémentaire soit-elle: pour quel type d'ordure ces ouvertures sont-elles conçues? D'après Houda Chichaoui, la bouche de ces engins est largement suffisante pour introduire les déchets produits normalement par un ménage. Et de renchérir, «Ceux qui trouvent ces ouvertures trop petites y apportent d'autres déchets que les déchets ménagers. Par ailleurs ces ouvertures répondent également à des critères de sécurité, afin d'éviter par exemple que des enfants qui viendraient apporter des déchets dans ces conteneurs ne tombent à l'intérieur, des chiffonniers qui fouillent et déversent les conteneurs,...».
Il faut dire que la collecte des ordures à Casablanca est d'autant plus dure que les habitants de la ville ne respectent pas certaines règles élémentaires de propreté. Les ordures sont jetées à toute heure de la journée sans respect des heures de passage des camions. Ce comportement incivique touche également des producteurs de déchets, les artisans et entrepreneurs qui se débarrassent des déchets résultant de leur activité sur des terrains vagues ou des sites inoccupés.
Comportements inciviques
Certaines personnes réservent le même traitement aux déchets de construction ou de rénovation de logements, de restauration, de soins de santé.... Ajoutons à tout cela les facteurs qui compliquent la collecte des déchets dans la ville comme la circulation dense qui limite la mobilité et les possibilités de manœuvre des camions de collecte. Résultat, la ville finit par se transformer en grand dépotoir.
A l'approche de la fête du mouton, et tout ce qu'elle engendre en terme de saleté, la situation promet de s'exacerber. La division de la gestion des déchets solides au Conseil de la ville de Casablanca a prévu, 10 jours avant le jour j, des actions de sensibilisation des citoyens en partenariat avec les associations de quartiers. D'ailleurs, en plus de des 530 MDH, dont la moitié est dédiée à la collecte des déchets et l'autre moitié au nettoiement des rues, le Conseil de la ville a alloué un budget à la communication ciblant les changements de comportements. Dans ce sens, un projet de règlementation locale a été approuvé en session de juillet 2014, par le Conseil de la ville et est actuellement en cours d'examen au niveau des autorités locales.