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Querelles de chapelles
Publié dans MarocHebdo le 29 - 01 - 2019


RASSEMBLEMENT DES MUSULMANS DE FRANCE
15 ans après, le CFCM ressemble davantage à une vitrine qu'à une réalité.
Créé il y a 15 ans pour doter les 6 millions de musulmans de France d'un organisme représentatif, le Conseil français du culte musulman (CFCM), n'arrive toujours pas à s'accorder sur des positions communes concernant plusieurs questions sociales, politiques ou de simple théologie, comme celles du voile, de la viande Halal ou de la formation des imams. L'institution se retrouve aujourd'hui enfoncée dans les querelles entre les quatre fédérations qui la composent: le Rassemblement des musulmans de France (RMF), d'obédience marocaine, la Grande Mosquée de Paris (GMP), liée à Alger, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), d'obédience turque, et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans.
Sur le papier, le CFCM semble jouir d'immenses missions auprès des pouvoirs publics. Il intervient notamment dans la mise à disposition des aumôniers, l'abattage rituel, la formation des imams, la construction des mosquées, l'organisation du pèlerinage et autres… Pourtant, cela ressemble davantage à une vitrine qu'à une réalité. Cette situation persistante s'explique en partie par la difficulté à offrir l'opportunité aux jeunes Français musulmans intéressés par la théologie et la gestion du culte. Une lacune parmi d'autres que le CFCM n'a pas su combler.
Des solutions concrètes
Deuxième panne et non la moindre, les organisations musulmanes se plaignent du peu d'intérêt que les pouvoirs publics accordent aux difficultés du CFCM. Très sensibles à la moindre provocation intégriste, ils ne perçoivent l'islam que sous l'angle sécuritaire. La dégradation de l'image de l'Islam de France et la montée galopante de l'islamophobie représentent en réalité le vrai défi que le CFCM doit relever en partenariat avec les différents acteurs concernés.
Il y a donc un énorme travail de pédagogie que le CFCM doit mener auprès des pouvoirs publics en vue de corriger l'image, très erronée sur les musulmans de France, appelés eux aussi à se déterminer nettement par rapport aux problèmes liés à l'extrémisme et aux provocations de tout genre. Les musulmans de France ne peuvent donc se dédouaner de leur propre part de responsabilité dans l'existence et le développement des sentiments de peur et de vigilance au sein de la société d'accueil. Au-delà des clichés et des préjugés que certains médias essaient de véhiculer, et au-delà aussi des attaques et des campagnes que certains milieux islamophobes peuvent développer, les musulmans ne peuvent rester insensibles aux inquiétudes et angoisses exprimées par la majorité des Français. Ils doivent s'interroger sur l'image qu'ils projettent dans la société d'accueil et qui fait que leur citoyenneté est souvent assimilée à une citoyenneté de second degré.
Sur toutes ces questions, le CFCM doit apporter des solutions concrètes. Ce sont là les vrais attentes des musulmans de France qui ne demandent pas plus que leur pratique religieuse soit perçue comme un élément de leur liberté individuelle, plutôt qu'une source permanente de polémiques et de débats publics dont certains contribuent, malheureusement, à nourrir la stigmatisation et le rejet de l'autre.
Ahmed ELMIDAOUI


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