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Portrait du président de la FRMA, Abnégation Popularité incontestée
Publié dans MarocHebdo le 28 - 03 - 1998


Portrait du président de la FRMA,
UN HOMME DE COEUR
Marrakech, la ville rouge, aux mille et un charmes, a abrité, la semaine dernière, les 26 èmes championnat du monde de cross country. Une grande manifestation sportive qui a attiré plus de 3.000 passionnés d'athlétisme. Présidée par Haj Médiouri, La Fédération royale marocaine d'athlétisme ne peut que se féliciter de la confiance placée en elle par la Fédération internationale d'athlétisme. Haj Mediouri, avec sérieux et professionnalisme, a su mener à bon port cette grande fête de l'athlétisme. Il faut dire qu'il est taillé pour l'accomplissement de ce genre de missions.
Les images de la ville de Marrakech ont fait le tour de la planète relayées par plus de 100 chaînes de télévision. Et pour cause, les 26 èmes championnats du Monde de cross-country qui ont attiré, en plus des 2.400 athlètes et accompagnateurs, plus de 3OOO férus de l'athlétisme venus spécialement pour assister à cette fête du sport.
Haj Mohamed Mediouri
Une fête qui a rassemblé tous les ingrédients de la réussite.
"j'ai beaucoup apprécié le parcours qui offre toutes les possibilités aux athlètes de s'exprimer et de réaliser d'excellents chronos", confie l'athlète Kenyan Daniel Komen. Le maire de Belfast qui aura à organiser la 27e édition s'est montré à la fois épaté et inquiet. Epaté par la parfaite organisation dont a fait preuve la ville de Marrakech et inquiet quant à la prochaine édition :" Ce n'est pas évident d'abriter les championnats du monde de cross-country et faire mieux que la ville de Marrakech"", avoue-t-il. Tous les organisateurs sont à féliciter, et surtout Haj Mediouri, du professionnalisme dont ils ont fait preuve tout au long du déroulement de ces championnats.
" Vous avez de la chance d'avoir un homme pareil à la tête de votre fédération d'athlétisme. S'il y avait avec moi dix personnes comme lui, la Fédération internationale d'athlétisme aurait pu devancer de loin la FIFA de Joao Havelange". L'homme qui parle ainsi n'est autre que le président de l'IAAF, Primo Nebiolo ; et la personne qu'il désigne ainsi avec tant d'enthousiasme est Haj Mohamed Mediouri. Et c'est vrai, l'homme est efficace.
La raison est simple. Haj Mohamed Mediouri a un goût prononcé du concret et un sens aigu de l'engagement. Pourquoi faire de la complaisance ou verser dans le dithyrambique quand les choses parlent d'elles mêmes, à travers des actions mises à l'épreuve de la réalité.
Abnégation
Lors de ces championnats du monde de cross-country, Haj Mediouri veillait au grain. De l'accueil des délégations jusqu'à une question aussi banale que la carie douloureuse d'un jeune athlète. Il est au four et au moulin. Infatigable, il n'hésite pas à veiller tard dans la nuit, rendre visite aux uns et autres, à dispenser un encouragement par ci, une tape amicale par là.
" Il est pour beaucoup dans la réussite de cette manifestation", affirme Aziz Daouda, le Directeur Technique National de la fédération. Certes, les bonnes performances des athlètes marocains, ces dernières années, étaient pour beaucoup dans la confiance accordée par l'IAAF au Maroc. Mais aussi et surtout par la réputation dont jouit la FRMA auprès des instances internationales après l'arrivée à sa tête, en 1993, de Haj Mediouri
Sait-on que quand il est arrivé à sa tête, cette fédération végétait alors dans une totale anarchie. La tâche exigeait une âme bien trempée qui a l'expérience des hommes et ayant fait ses preuves sur le terrain.
Haj Mediouri s'est vite attaqué à la modernisation. Ainsi, il a installé un nouvel organigramme, conçu une nouvelle structure et a créé de nouvelles commissions pour une gestion plus rigoureuse de l'athlétisme national.
Sur la piste, tel un père, il est toujours près des coureurs, attentif au moindre de leurs problèmes. C'est grâce à lui que Hicham El Guerrouj, rejoint en 1990 le Kawkab de Marrakech. Pris en main, Hicham prend vite ses marques et affirme son talent de grand athlète quelques années plus tard. Armé du savoir-faire acquis, de l'expérience et des relations tissées tout au long de cette décennie d'apprentissage, Mediouri se présente néanmoins comme un père de tous les athlètes. Et loin de chercher les honneurs et la publicité, il s'emploie plutôt à le démontrer dans les faits. Il a eu raison, par le travail discret et permanent, le bilan est substantiel.
"Je plains celui qui va un jour devoir le remplacer à la tête de la fédération., parce que Haj Mediouri est irremplaçable", atteste Nawal El Moutawakkil.
S'il n'est pas un adepte des actions spectaculaires et des sorties fracassantes, le président de la FRMA a su se positionner en homme de dialogue.
Popularité incontestée
Ainsi, lorsqu'il a débarqué, en 1984, au KACM, le club était menacé de relégation en troisième division de football. En homme de parole, acquis à la culture du dialogue, Haj Médiouri a assuré aux fans de l'équipe fanion de Marrakech qu'il s'emploierait à redresser la situation
Chose promise, chose faite. L'année suivante, le Kawkab jouait pour le titre du championnat de première division.
Aujourd'hui et grâce à lui, le Kawkab a, à son actif, plus de huit milliard de centimes et un palmarès riche en coupe du Trône et championnats nationaux. Il a également remporté la Coupe de la CAF. Quand on sait qu'en 1984, le club n'était même pas en mesure de faire face aux déplacements de ses joueurs !
Haj Mediouri s'est toujours illustré par des positions allant dans le sens de l'apaisement et du dialogue. Il ne laisse pas indifférents tous ceux qui l'ont côtoyé ou eu l'occasion de travailler. Travailleur, attentif,
de taille grande et à l'allure d'athlète, ce natif de Casablanca, un 8 avril 1938, porte bien ses 60 ans. Père de 5 enfants, trois garçons et deux filles, Haj est affectueux. " Malgré ses préoccupations, mon père est toujours à l'écoute de nos problèmes. iI ne ménage aucun effort pour nous offrir toute la chaleur paternelle", témoigne sa fille, Fatim-Ezzahra.
Homme de cur, Haj Médiouri est doué d'une intelligence aiguë doublée d'une vivacité d'esprit peu commune. Sourire charmeur et visage avenant. Des yeux pleins de malice.
Le crédit de sympathie et la bonne réputation dont jouit Haj Mediouri auprès de toute la population de Marrakech s'explique également par ses uvres de bienfaisance. Il est fondateur de la maison de charité et de bienfaisance qui héberge et prend en charge plus de 800 personnes du troisième âge démunies. Il est aussi le président d'honneur du festival de la musique et de la jeunesse qu'il a lancé en 1988.
Il vient de lancer, il y a deux mois, l'association caritative Sidi Belabbass. Son fils Moncef assure la direction du centre d'hémodialyse, tandis que Fatim-Ezzahra s'occupe du centre des enfants démunis.
Ses compétences, ses relations avec son entourage, son amabilité, le sens du sacrifice le consacrent comme un de cur. En excellent maître d'uvre, il a su donner à l'association le Grand Atlas un rayonnement qui dépasse les frontières nationales.
Moulay Mamoun Boufares, le gouverneur de Marrakech-Al Madina ne tarit pas d'éloge :" C'est un homme qui veille au moindre petit détail. très affable, posé et jamais un mot méchant. Homme de contact il va droit au but et ceux qui s'adressent à lui, petits ou grands, savent qu'ils trouveront oreille attentive, une attention qui se traduit généralement par des actes. On ne revient jamais les mains vides après l'avoir rencontré".