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Histoire d'un succès
Publié dans MarocHebdo le 16 - 07 - 2004

La 26ème édition du Moussem culturel d'Asilah, du 1er au 15 août
L'édition 2004 du Moussem culturel d'Asilah est prévue du 1 au 15 août avec la participation de trois cents éminentes personnalités du monde académique, politique, artistique et de la société civile. Une réussite garantie pour un festival qui n'a pas pris une ride.
• Mohamed Benaïssa.
L'aventure du Moussem culturel d'Asilah a commencé il y a vingt-six ans. Ses initiateurs sont Mohamed Benaïssa, l'actuel ministre des Affaires étrangères, et Mohamed Melehi, peintre talentueux et président de l'Association marocaine des Arts plastiques. Dans le temps, cette cité était livrée à elle-même. Les ordures s'entassaient. Les murs se fissuraient. Les égouts dégageaient des odeurs nauséabondes. Des quartiers entiers croupissaient dans l'obscurité car non-électrifiés. Devant cet état de décripitude avancée, les deux amis d'enfance Mohamed Benaissa et Mohamed Melehi, originaires de la ville, se préoccupaient des possibilités d'apporter des améliorations et des moyens de sensibiliser la population à contribuer elle-même à une meilleure qualité de vie. En 1978, ils invitèrent onze artistes marocains à faire des fresques murales dans la ville d'Asilah et lancent le slogan « Culture et art au service du développement».
Inspiration
L'idée initiale était de redonner aux murs de la vieille ville d'Asilah un cachet unique et original en dessinant de grandes fresques colorées. Ainsi, le concept du Moussem culturel international d'Asilah a été instauré. Chaque année, des toiles murales, fruits de l'inspiration des artistes-peintres ou des enfants zailaichis, se succèdent pour remplacer les anciennes, asséchées et flétries. Le mouvement estival des artistes-peintres continue depuis et les peintures apparaissent et disparaissent, laissant derrière eux des traces de vie et cédant la place à de nouvelles créations passagères.
• Mohamed Melehi.
Chaque année, durant la période du Moussem culturel international d'Asilah, le visiteur ou l'habitant va à la découverte d'ateliers en plein air et accompagne pas à pas l'accomplissement des multiples dessins qui ornent la ville. Tout est revisité. Des murs des maisons aux portes, en passant par les rebords des fenêtres. Un combat permanent contre la lugubre couleur de la chaux. Après le Moussem, la cité revêt une robe aux couleurs du printemps. Elle ressemble alors à une immense galerie naturelle, ouverte vers le ciel, où les visiteurs se sentent à la fois spectateurs et acteurs dans la scène artistique.
Au fil des années, l'infrastructure de la ville fut également améliorée, les bâtiments historiques restaurés et de nouveaux centres culturels, comme le Palais de la Culture et le Centre Hassan II pour les Rencontres Internationales furent construits pour le festival. Cet été, la Bibliothèque du Prince Bandar ouvre ses portes. Une collecte de fonds est engagée pour la construction d'un musée. Pour leurs efforts dans ce domaine, Mohamed Benaïssa et Mohamed Melehi ont été récompensés. Ils ont reçu le Prix d'architecture et d'urbanisme Aga Khan, en tant que représentants de l'Association Culturelle Al-Mouhit, dont ils sont les fondateurs.
L'histoire glorieuse de cette petite ville au sud de Tanger, nichée à la boucle de l'Atlantique, est redorée.
Fonds
Asilah, ex-zeilis, cité carthaginoise, romaine, portugaise en 1471, espagnole au XVIème siècle, résiste aux influences du temps. Ici, comme pour bon nombre de villes côtières, la mer règne en maître. Les marées se suivent et façonnent, chaque jour, les remparts de l'ancienne médina, bâtie aux abords de l'océan Atlantique. Le temps d'un festival, les rues de la vieille ville sont envahies par un grand nombre d'artistes plasticiens et d'écrivains, célèbres dans le monde arabe et en Occident. Ils viennent d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Europe exposer leurs points de vue sur des sujets d'actualité ou leurs expressions artistiques.
Espoirs
L'édition 2004 reconduit le concept initial, qui a marqué les précédentes années, avec une attention particulière à la diversification du programme et à son ouverture sur de nouveaux sujets de débats, toujours d'actualité, et de nouvelles formes de la création : la littérature, la peinture, le théâtre et la musique.
Cette année, le Moussem culturel d'Asilah est organisé du 1 au 15 août avec la participation de trois cents éminentes personnalités du monde académique, politique, artistique et de la société civile.
Cette 26ème édition sera marquée par la tenue de19ème session de l'université d'été Al Mouatamid Ibn Abbad. Sept rencontres seront organisées. La journée d'ouverture, 1er août, sera dédiée à la poésie arabe.
« L'Europe élargie et la coopération euro-méditerranéenne : quel avenir ? », est la question à laquelle essayeront de répondre les conférenciers, du 2 au 4 août. Un débat autour du thème « Arabes et Américains face-à-face : défis et réformes » aura lieu du 6 au 8 août. « L'Afrique : les espoirs perdus » est le sujet discuté du 10 au 12 août. Le jeudi 12 août sera consacré au prix Tchicaya U Tam'si de la poésie africaine. Un séminaire sur les 50 ans d'Art Contemporain au Maroc du 14 au 15 août. Le 13 août, un hommage sera rendu à la mémoire du poète militant humaniste Pablo Neruda, à l'occasion du centenaire du grand poète chilien.
En marge de ce festival, dont les soirées seront animées par des ensembles de chants et musiques de divers pays, Asilah connaîtra, comme à l'accoutumée, une intense activité en matière d'arts plastiques sous forme d'ateliers de gravure, de peinture, de sculpture et d'expositions au Palais de la culture et dans les espaces du centre Hassan II des rencontres internationales.
Avec son caractère singulier, que ses habitants sauvegardent jalousement, Assilah offre à son visiteur une beauté exceptionnelle, un réel espace de rencontre et de dialogue.
Un univers où toutes les origines du monde cohabitent ensemble avec harmonie et équilibre.