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Pour un été souriant Bouznika, depuis que Basri n'est plus là…
Publié dans MarocHebdo le 08 - 07 - 2005


Pour un été souriant
Pour cette saison, les belles plages atlantiques et méditerranéennes du Royaume sont prêtes à accueillir les estivants en toute sécurité.
Les amateurs de séances de bronzage sur le sable doré bercé par le bruit de vagues, peuvent se réjouir. La qualité hygiénique des eaux de baignade des principales plages marocaines s'est nettement améliorée en 2005. 249 stations balnéaires parmi les 299 recensées sont déclarées conformes à la norme. Pour cette saison, les belles plages atlantiques et méditerranéennes du Royaume sont prêtes à accueillir les estivants en toute sécurité. Les dernières évaluations de la salubrité des plages rassurent que les risques liés à la pollution sont minimes. La surveillance ainsi que les autres moyens mis en place pour garantir un bon niveau des plages ont connu une évolution. Ce sont les conclusions du rapport national intitulé "hygiène des plages 2005" présenté par le ministère de l'Equipement.
La plage de Bouznika, Kabila, Taghazout et Oualidia demeurent classées au top des plages les plus tendance pour l'été. Elles sont cotées pour leur propreté, équipement, sécurité mais surtout leur clientèle, sélective et exigeante. Les restaurants, cafés, douches, animation, sont des services assurés à proximité.
La plage Oualidia, ou la « perle bleue», comme on se plait à la nommer, est située à 60 km d'Oujda. Elle reçoit un nombre considérable de visiteurs en période estivale.
Ses dizaines de kilomètres de sable fin, ses restaurants de poison frais, son climat idéal en font l'une des plus belles stations balnéaires du Nord marocain.
La plage, en pente faible, permet également des baignades sans danger.
La baie d'Agadir, avec son doux climat et ses infrastructures parfaitement adaptées aux touristes, est idéale pour un séjour agréable.
Quant à la fameuse plage de Bouznika, elle demeure très prisée pour sa situation stratégique entre Rabat et Casablanca. Les prix des maisons en location y flambent durant l'été.
Si plusieurs estivants et touristes sont attirés par ces plages célèbres, d'autres ont déniché quelques coins paradisiaques, qui leur permettent une évasion totale.
A 35 kilomètres de Tanger, Ksar Sghir, très joli village de pêcheurs, entoure une plage en pente douce. Cette plage est idéale pour passer la journée, puisqu'il n'y a pas d'endroit où loger. Son point fort : Sa propreté et sa clientèle très réduite. Il ne risque pas donc d'y avoir de bousculade dans l'eau.
A 48 Km de Tétouan, Ouad Laou, une très belle plage, est une autre station balnéaire très prisée pour sa propreté et son sable fin.
Si la majorité de nos plages sont de bonne qualité hygiénique, certaines n'échappent pas à la pollution, à une forte concentration de baigneurs ou souffrent d'une insuffisance des infrastructures d'hygiène.
A Tanger municipale, par exemple, c'est le problème d'ensablement qui perturbe l'environnement de la plage. A Val D'or, l'une des principales plages de Témara, il n'y a pas de poste de premiers soins. A Aïn Diab, il y un problème d'entretien des blocs sanitaires. A Mohamédia centre, c'est l'absence de poubelles sur une grande partie de la plage et l'insuffisance de sécurité.
Quant à Haouzia, à El Jadida, elle souffre des comportements anarchiques des estivants du camping local.
Toutefois, les autorités rassurent que pour cette année, les mesures de sécurité sont renforcées: Les maîtres nageurs et zodiacs sont plus nombreux, les services de la protection civile sont prêts pour agir rapidement au moindre danger déclaré.
L'objectif des enquêtes régulières du ministère de l'Equipement et la fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement est de renforcer la propreté des côtes et d'obtenir un label international pour toutes les plages du Royaume. A cet effet, la fondation, en partenariat avec plusieurs entreprises, la société civile et les collectivités locales, effectue un travail formidable de sensibilisation à la propreté et à la protection des stations balnéaires pour « faire sourire nos plages ».
Bouznika, depuis que Basri n'est plus là…
À mi-chemin entre Casablanca et Rabat, s'étend l'une des plus belles plages du littoral atlantique marocain. Il s'agit de Bouznika Beach, celle où, il y a quelques années, fut inauguré, en grandes pompes, le fameux complexe touristique «Bouznika Bay». Bouznika était à l'époque le lieu de villégiature préféré du défunt Roi Hassan II et de sa cour. Et sa plage huppée, parsemée de villas luxueuses, était par conséquent une sorte de terre promise pour les hauts dignitaires de l'Etat et ceux qui étaient prêts à tout pour graviter dans leurs sphères, quitte à débourser des millions pour acquérir le moindre lopin de sable.
On raconte à ce propos qu'une villa mitoyenne de celle du ministre de l'Intérieur de l'époque, Driss Basri, aurait vu son prix flamber à force des surenchères de certains de ces opportunistes qui voulaient absolument avoir pour voisin le tout-puissant vizir.
En marge de ces nantis, les belles étendues de sable propre très bien entretenu et les eaux bleues émeraude de cette plage attiraient chaque été des nuées de baigneurs casablancais et rbatis qui venaient simplement pour faire trempette et bronzer. Se sentant envahis dans leur terre promise, les nantis ont décidé de la transformer en forteresse inaccessible. Non pas en en interdisant l'accès, mais, plus subtil, en multipliant les obstacles pour rendre la vie des hordes d'estivants plus difficile.
Déjà que les points de passage vers la plage étaient rares et souvent exigus lorsqu'ils existaient, mais ces messieurs de la haute ont jugé bon d'y poster des gardes, parfois même des molosses, pour réprimer les instincts conquérants des estivants. Ceux-ci continuèrent malgré tout à s'aventurer dans cette plage qui n'était pourtant dotée d'aucune installation sanitaire et où on leur faisait sentir à longueur de journées qu'ils étaient indésirables.
Les nantis inventèrent alors une nouvelle astuce. Désormais, seuls les véhicules des propriétaires de villas étaient autorisés à stationner dans les ruelles environnantes de la plage.
Les envahisseurs devaient quant à eux stationner dans un parking situé à deux kilomètres de cette plage tant convoitée. Et comme pour leur offrir une alternative et les inciter à aller se baigner ailleurs, le nouveau parking se trouvait à proximité d'une autre plage moins cotée, envahie à longueur d'été par des hordes encore plus infréquentables et d'avantage plus roturières, celles des autochtones ruraux que même les estivants casablancais et rbatis rechignaient à côtoyer!