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«Nous avons faim, nous avons froid»
Publié dans Agadirnet le 19 - 08 - 2007

Après le séisme qui a coûté la vie à au moins 500 personnes, 200 000 sinistrés privés de toit survivent dans le froid, au milieu des cadavres. Ils craignent les répliques comme les pillages. Les secours cherchent d'ultimes survivants
Les secouristes poursuivaient hier au Pérou leur course contre la montre désespérée pour trouver d'ultimes survivants après le séisme, dont le bilan s'élève à plus de 500 morts, alors que les secours internationaux commencent à parvenir aux 200 000 sinistrés.
Dans les villes de Canete, Ica, Chincha et Pisco, à quelques centaines de kilomètres au sud de Lima, des dizaines de milliers de sinistrés sont dans la rue en plein hiver, sous des bâches de fortune.
Ville fantôme
«Nous avons dormi d'un seul oeil, non seulement à cause des secousses mais aussi à cause des vols», a déclaré Adelaida Aquije, une habitante d'Ica qui a passé la nuit dans un parc avec ses enfants.
La nuit, Ica se transforme en ville fantôme où les habitants restent chez eux tandis que les sinistrés campent dans les parcs et les rues.
Près de Pisco, des dizaines de sinistrés en colère ont arrêté et pillé vendredi deux camions chargés de vivres et d'eau. La scène s'est déroulée à proximité de policiers qui n'ont pas réagi.
Ayant tout perdu, les habitants, souvent les plus pauvres, qui vivaient dans des maisons peu solides, campent au milieu des décombres et des cadavres qui n'ont pu être évacués faute de transports.
A Chincha, à bout de nerf, privés de toit, d'eau et d'électricité, les sinistrés de cette ville de 300 000 habitants sont désespérés par la lenteur des secours. «Nous avons faim, nous avons froid et l'aide n'arrive pas, ce n'est pas juste», se plaint Dora Villavicencio, une vendeuse ambulante. Ils craignent aussi les centaines de malfrats éparpillés dans la nature depuis leur évasion de la prison de haute sécurité de Chincha à la faveur du séisme.
Sans s'arrêter, les secouristes bravent dans les décombres les répliques du tremblement de terre: il y en a eu 10 depuis vendredi et 400 au total. Le dernier, d'une magnitude de 5,5 sur l'échelle de Richter, a semé la panique parmi les 130 000 habitants de la ville côtière de Pisco.
«La situation a empiré à cause du manque d'eau, de tentes, d'aliments et de médicaments», a déclaré Guillermo Merino, le chef des pompiers de Pisco, dont 70% des habitations ont été ravagées. «Pisco semble avoir été bombardée», a déclaré vendredi le président du Congrès, Luis Gonzales Posada.
Les secours arrivent
La marine militaire a envoyé hier un navire-hôpital pour secourir les blessés ainsi que deux bateaux chargés d'eau potable. Le navire transportait aussi des unités d'infanterie de marine pour renforcer la sécurité dans la zone sinistrée, a-t-on pu voir à la télévision. L'aide internationale commence à arriver. Deux équipes de sauveteurs espagnols de secours d'urgence accompagnés de huit chiens ont été les premières à arriver sur le terrain dans la ville dévastée de Pisco.
600 détenus évadés sèment la terreur dans le sud du pays
Trafiquants de drogue, meurtriers, violeurs ou voleurs éparpillés dans la nature. Les 600 détenus de la prison de haute sécurité de Chincha, dans le sud du Pérou, se sont évadés à la faveur du tremblement de terre et de l'effondrement des murs d'enceinte.
«Tout le monde craignait pour sa vie, les prisonniers, comme le personnel. Nous ne pouvions pas prendre de mesures radicales pour éviter qu'ils sortent, il n'y avait pas de lumière. La situation était totalement incontrôlable», raconte le capitaine Lindemberg, qui commande le détachement de police affecté à la sécurité de l'établissement.
Les policiers ont bien essayé de dissuader les détenus en tirant des coups de feu en l'air, en vain.
Les fuyards se sont frayés un passage entre les grillages, puis ont franchi sans difficulté le mur qui entoure le centre de détention, qui n'a pas résisté au tremblement de terre.
Dans la ville de Chincha, la rumeur court qu'ils enlèvent et attaquent. La police se veut rassurante, sans convaincre.


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