Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont interpellé en Italie    Le PPS va continuer d'œuvrer pour servir l'intérêt supérieur de la Nation, à partir de sa position dans l'opposition nationale démocratique    Publication d'un guide pratique sur les mécanismes consultatifs de plaidoyer civil dans les foras internationaux    Le retour au débat politique    Transports urbains. Casablanca disposera d'un musée dédié    Macron et Biden tentent un « retour à la normale »    Somalie : Rien ne va plus entre le Président et son Premier ministre    L'ambassadeur Hilale reçu en audience par le président de la République Centrafricaine    Guatemala : Le volcan Fuego entre en éruption    Le MCO s'incline à domicile face à l'AS FAR    Qualification historique pour les Lions de l'Atlas !    MDJS lance « Nt7arko w Nktachfo »    Coronavirus. La pandémie prendra fin dans un an selon le PDG de Moderna    Hommage à feu Noureddine Sail, figure incontournable de la scène culturelle marocaine    L'Oriental Fashion Show sur le podium    Festival du cinéma d'Alexandrie: le film «La dernière vague» de Mustapha Farmati présent à la compétition des courts métrages    Entretien avec Omar Mahfoudi, artiste plasticien    Le label New District présente son premier artiste, Hassa1    Tendance baissière du covid-19 au maroc depuis 5 semaines    Qui est Ali Ben Lmadani?    Partenariat Transdev-SIE pour promouvoir des solutions de performance énergétique    Lamiaa Amghar: "Des exonérations fiscales au profit des établissements d'animation touristique"    Pass sanitaire. La France reconnait désormais les vaccins chinois, mais à une seule condition    Bientôt un test pour distinguer la grippe de la covid-19, fabriqué et commercialisé au Maroc    Un nouveau single égyptien en vidéoclip dédié au Maroc    Streaming: Spotify célèbre la sauce Hip-Hop made in Morocco    Genève : Initiative conjointe du Maroc, du Bahreïn, d'Israël et des EAU pour promouvoir le rôle des femmes dans la paix et la diplomatie    Bilan mondial Covid-19 : 4 715 000 morts dans le monde, la pression hospitalière poursuit sa décrue au Maroc    Casablanca : Un trio d'agresseurs écroué    El Mustapha Tanaoui du PI élu président du conseil communal de Settat    Khammar Mrabit : « Il est important d'avoir une application nucléaire sûre et sécurisée en Afrique »    Mondial Futsal 2021: Le Maroc affrontera le Brésil ou le Japon en quart !    Cyclisme: les Mondiaux 2025 à Kigali, au détriment de Tanger    L'ASMEX prospecte les opportunités d'affaires au Japon    ''Maroc-Mantlet 2021'' : Le Maroc et les Etats-Unis coopèrent sur la gestion des catastrophes    Une autre décision bizarre : l'Algérie ferme son espace aérien à tous les avions marocains    Barid Al-Maghrib et FNM émettent un timbre-poste à l'occasion de l'exposition «Delacroix»    Tunisie : Kaïs Saïed renforce les pouvoirs de la présidence    Tanger : Mise en échec d'une grosse opération de trafic de cocaïne    Equivalence du pass sanitaire marocain : Les clarifications de l'UE    Ligue 1 : Un doublé victorieux de Hakimi face à Metz !    Qualifications Coupe du monde 2022 : Le Soudan "reçoit" le Maroc au Caire en novembre prochain    Manche : 66 migrants embarqués vers l'Angleterre sauvés    Affaire du meurtre de deux experts de l'ONU en RDC: Incuplation d'un journaliste congolais    CDG Capital Insight s'attend au maintien du taux directeur à 1,50%    «Intelcia IT Solutions» lance deux business lines dédiées au opérateurs télécoms    Washington réitère son engagement à accompagner l'agenda de réformes de SM le Roi Mohammed VI    Le CSPJ annonce l'arrêt de la liste définitive des candidats à l'élection des représentants des magistrats    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Trois soldats français tués dans la zone des «trois frontières» au Mali
Publié dans Albayane le 29 - 12 - 2020

Trois soldats français ont été tués lundi par une bombe artisanale dans la zone des « trois frontières », dans le centre du Mali, où la force antiterroriste française Barkhane concentre ses efforts depuis janvier.
« Leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif improvisé alors qu'ils participaient à une opération dans la région de Hombori », dans le Gourma malien, a annoncé la présidence française dans un communiqué.
Ces trois décès portent à 47 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations Serval puis Barkhane. Le bilan s'établit à 48 si on y ajoute un soldat mort au Tchad en 2013 dans le cadre de l'opération Epervier.
Le brigadier-chef Tanerii Mauri et les chasseurs de 1ère classe Quentin Pauchet et Dorian Issakhanian, qui appartenaient au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse), près de Verdun, effectuaient une mission d'escorte entre Hombori et Gossi, dans une zone frontalière du Niger et du Burkina Faso.
Le président Emmanuel Macron a fait part de sa « très grande émotion » et « salué la mémoire » des trois militaires, « morts pour la France dans l'accomplissement de leur mission ».
Il a aussi rappelé la « détermination de la France à poursuivre la lutte contre le terrorisme », notamment dans cette région où sévit l'Etat islamique au Grand Sahel (EIGS), décrété ennemi numéro un lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France) en janvier 2020.
Dans un message de condoléances, le président de transition malien Bah Ndaw a exprimé de nouveau sa « gratitude à la Nation française pour l'engagement multiforme et militaire en particulier, aux côtés du Mali et ce, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. »
Ces derniers mois, l'armée française – qui a déployé 5.100 hommes au Sahel – et celles des pays africains du G5 Sahel ont multiplié les offensives, en particulier dans la zone dite des « trois frontières ».
Le chef d'état-major des Armées françaises, le général François Lecointre, s'était d'ailleurs rendu à Hombori ainsi qu'au Niger les 10 et 11 décembre. Il avait alors salué les « nombreux succès tactiques » et « l'amélioration de la situation sécuritaire dans la zone ».
Le chef militaire, tout comme la ministre des Armées Florence Parly, se sont inclinés devant la mémoire des trois soldats et ont présenté leurs condoléances à « leurs familles, leurs proches et leurs frères d'armes ».
Ils étaient « engagés dans une zone où des groupes terroristes attaquent les populations civiles et menacent la stabilité régionale, tout comme notre propre sécurité », a relevé Florence Parly.
La classe politique française dans son ensemble leur a aussi rendu hommage lundi soir. Le chef du PS Olivier Faure a exprimé « reconnaissance et respect ». « La guerre contre l'islamisme est loin d'être terminée », a renchéri le maire Rassemblement national (RN) de Perpignan, Louis Aliot.
Les trois soldats étaient âgés de 21, 23 et 28 ans. Pilote de véhicule blindé léger, tireur antichar et adjoint chef de patrouille, ils étaient déployés pour la première fois au Sahel depuis la mi-novembre.
Ils n'ont pu être ranimés malgré « l'intervention immédiate de l'équipe médicale présente dans le convoi et les soins prodigués », a déploré l'état-major des armées dans un communiqué.
Barkhane et la force conjointe du G5 Sahel ont revendiqué la « neutralisation » de plusieurs dizaines de jihadistes ces dernières semaines.
Face à ces succès, la France envisage un retour à ses effectifs d'avant le sommet de Pau – ils avaient alors été augmentés de 600 soldats.
Une telle réduction est toutefois jugée « prématurée » par le commandant de la force conjointe du G5 Sahel, le général nigérien Oumarou Namata Gazama.
La force Barkhane vise aussi des cadres de haut niveau d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), une organisation concurrente de l'EIGS active dans le nord du Mali.
Elle a ainsi neutralisé le chef historique d'Aqmi, l'Algérien Abdelmalek Droukdal, en juin et un de ses chefs militaires en novembre.
Face à la persistance des violences jihadistes, doublées de conflits intercommunautaires, les autorités de transition au Mali n'excluent pas d'engager des négociations avec des groupes armés, tout comme avant elles le président Ibrahim Boubacar Keïta, emporté par un putsch en août.
La France, qui affiche une position plus intransigeante, a admis toutefois ne pas s'opposer à des négociations avec certains éléments jihadistes, à l'exception fondamentale des directions d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.