Sahara : Le Mali retire sa reconnaissance de la pseudo «RASD»    Mondial 2030 : Accord judiciaire entre le Maroc, l'Espagne et le Portugal    GITEX 2025 : Visa accélère et dépasse les 100 startups accompagnées pour la Fintech africaine    Sénégal : Les propos d'Ousmane Sonko sur les «55 Etats» africains interrogent    Coupes africaines : double choc pour les clubs marocains ce samedi    Pourquoi Issa Diop a choisi le Maroc : révélations de son entourage    Serie A en déclin : les Lions de l'Atlas s'y brûlent-ils la crinière ?    Le Breaking s'invite à l'école marocaine    Marruecos: Chubascos tormentosos, granizo y nieve de viernes a domingo    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Présidentielle. Les Djiboutiens aux urnes    Mondial 2026 : Le Maroc pourrait affronter la Norvège en amical    L'Olympique de Safi vise la finale face à l'USM Alger    L'avenir de Neil El Aynaoui avec la Roma en suspens... Va-t-il quitter les "Loups" cet été ?    La famille reste le premier filet social (Enquête HCP)    Mariage: Les hommes marocains ont dit non ! (Enquête HCP)    Huawei mise sur l'IA et le cloud pour accélérer la transformation numérique en Afrique à GITEX Africa 2026    Coopération : Le Maroc et le Kenya scellent 11 accords    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Kanvô : la noblesse textile béninoise au cœur de la création moderne    Emm'a, la chanteuse gabonaise, dans le jury de The Voice Afrique 2026    La Bourse de Casablanca ouvre dans le vert    H&S Group lève 25 millions de dollars auprès de BluePeak Capital    Motsepe : Le Maroc a organisé la CAN la plus réussie de l'histoire à tous les niveaux    Maroc-France-UE : deux projets pour encadrer une mobilité professionnelle légale et durable    Aziz Akhannouch préside un Conseil de gouvernement axé sur les réformes territoriales et législatives    CAF referees' committee president admits to controversial instructions during 2025 AFCON final    Árbitros marroquíes seleccionados para el Mundial 2026    Revue de presse de ce vendredi 10 avril 2026    Transformation digitale : 6,36 MDH pour accompagner le changement à l'Université    Marrakech : 2e édition du Printemps de cardiologie    Session de printemps : le Parlement en sprint final avant les législatives    Réorganisation du Conseil national de la presse : report de la réunion parlementaire    Maroc : Le CESE recommande la généralisation obligatoire de l'AMO    ONCF : Un chiffre d'affaires record dépassant les 5 MMDH en 2025    200 millions de passagers et une exploitation sûre du transport aérien chinois au premier trimestre 2026    Laftite a présenté la nouvelle génération des programmes de développement territorial au Roi Mohammed VI    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    «Terrorisme d'Etat» : La réaction discrète de l'Algérie aux accusations françaises    Liban: le bilan des frappes israéliennes de mercredi monte à 203 tués et plus de 1.000 blessés    La discrétion héroïque d'un étudiant marocain enflamme la toile chinoise    Liban. Le chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne.    Météo. Averses orageuses et chutes de neige de jeudi à dimanche dans certaines provinces    Maroc : comment le Mondial 2030 peut booster les industries culturelles et créatives    Orange Maroc : Le musée s'ouvre au monde, en un clic    Le Maroc salue l'annonce du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Ameskane : Le système des agréments est caduc
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 25 - 06 - 2004

Les accidents de la circulation au Maroc font plus de 3.500 morts par an. Essaïd Ameskane, ex-ministre du Transport, estime que pour faire face à ce problème, il faut revoir le système de contrôle du respect de la loi et élargir les prérogatives du ministère du Transport dans ce domaine.
ALM : L'accident tragique de Poitiers est une nouvelle catastrophe qui s'ajoute à un bilan assez lourd des victimes des accidents de la route. Quelles sont, selon-vous, les raisons de cette situation qui s'aggrave de plus en plus ?
Essaïd Ameskane : Je vous avoue qu'en regardant les images de la catastrophe de Poitiers, j'étais affligé de voir jusqu'où l'irresponsabilité de certains de nos routiers peut conduire. Actuellement, nous avons la réputation d'avoir l'un des réseaux routiers les plus meurtriers du monde. Le taux d'accidents graves est très élevé chez-nous. L'année dernière, le nombre des victimes mortelles a dépassé les 3500, ce qui nous place parmi les pays à haut risque.
S'agissant des causes, elles sont nombreuses, mais elles sont essentiellement liées au non-respect de la loi. Les plus courantes sont l'excès de vitesse, la surcharge, la consommation de l'alcool et le non-respect du code de la route.
Connaissant parfaitement les causes, pourquoi demeure-t-on incapable de lutter contre ce problème ?
La meilleure solution pour lutter contre ce fléau est l'application exhaustive de la loi. Malheureusement, les systèmes de contrôle routier demeurent encore en deçà de l'efficacité que l'on attende de lui. Et en toute franchise, il faut dire que ceux qui sont chargés de cette mission ou ils ne contrôlent pas du tout ou ils font un contrôle abusif. En ce qui concerne les contrôleurs routiers du ministère du Transport, ils ne sont responsables que du contrôle du respect de la charge en ce qui concerne les camionneurs. Il est donc temps que le système de contrôle sur nos routes soit révisé. Il faut qu'il devienne plus dissuasif que répressif. En clair, il ne faut plus que les agents en postes sur nos routes se cachent pour guetter les fraudeurs, ils doivent, au contraire, être visibles et exercer un contrôle strict et vigoureux.
Mais il y a aussi un problème d'application de certaines lois, notamment l'obligation pour les véhicules de transport collectif des voyageurs d'installer un tachygraphe. Sur ce point, dès que l'on tente d'être rigoureux, les routiers font grève et finissent par infléchir la résolution du gouvernement. Et, actuellement, je peux vous assurer que la plupart ne l'ont pas installé ou ont installé un appareil défectueux juste pour la forme. Il y a aussi l'application du système du ballon pour détecter la consommation de l'alcool qui pose un grand problème, puisque les routiers marocains se sont toujours opposés à ce système de contrôle. Il faut donc que l'on adopte une politique rigoureuse et en finir avec la politique des complaisances car l'enjeu est très important.
Justement, qui fait la politique routière au Maroc ? Est-ce le ministre du Transport ?
Le ministre du Transport a la responsabilité de la politique routière, mais il faut savoir qu'il n'a pas le pouvoir d'en contrôler l'application, car il existe plusieurs intervenants sur la question. Il faut donc penser à élargir ses prérogatives en ce domaine. Il faut aussi revoir le système d'octroi des agréments d'autocars qui est devenu caduc. Car il fait en sorte que ceux qui exploitent les lignes aient des charges supplémentaires dont des frais de location de l'agrément qui sont très élevés et qui les poussent à diminuer leurs charges, notamment celles liées à l'entretien du véhicule ou au recrutement de deux chauffeurs au lieu d'un seul.
Je pense donc que parmi les choses qu'il faut faire, c'est d'annuler ce système d'agréments et instaurer un nouveau règlement basé sur l'octroi d'une autorisation assujettie au respect d'un cahier des charges précis dont la violation d'une clause devrait être passible du retrait de l'autorisation.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.