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Un Festival pour le plaisir
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 10 - 2004

Le coup d'envoi de la seconde édition du Festival cinéma et immigration d'Agadir a eu lieu mercredi soir au cinéma Rialto. ce festival a ceci de particulier qu'il ne met pas les films en compétition.
La cérémonie d'ouverture de le seconde édition du Festival cinéma et immigration a eu lieu le mercredi 29 septembre à la salle du cinéma Rialto d'Agadir. Ce cinéma n'est pas en très bon état, mais il est considéré comme le meilleur de la ville. En effet, Agadir compte uniquement trois salles de cinéma. Cet élément a fait l'objet de multiples discussions entre les organisateurs et les invités au festival. Tout le monde se demande pourquoi une grande ville comme Agadir ne possède qu'une seule et unique salle potable. Les deux autres se situent dans des quartiers populaires infréquentables.
Cependant, comme l'a déclaré Nourredine Saïl directeur du Centre cinématographique marocain dans son mot d'ouverture, « il faudrait multiplier les festivals et c'est une occasion pour faire revivre le cinéma au Maroc ». Et d'ajouter dans ce sens : «On assiste tous les ans à la fermeture des salles de cinéma». Il faudrait prendre conscience de l'importance du 7ème art dans la vie quotidienne. Ceci dans le sens où le cinéma peut devenir un véritable vecteur de développement. C'est un art qui a besoin de motivations financières c'est sûr, mais comme ne l'a cessé de rappeler M. Saïl, il faudrait lutter contre l'esprit défaitiste, et continuer la lutte.
Une lutte qui pourrait aboutir au développement du cinéma au Maroc. Ainsi, le Festival cinéma et immigration vient renforcer cette thèse de l'importance primordiale d'organiser des festivals de cinéma. En effet, cinéma et immigration vient s'ajouter à la liste des festivals qui viennent de naître ces dernières années. Sans festivals, le cinéma n'existe pas. En effet, ces manifestations culturelles constituent une sorte d'encouragement pour les jeunes réalisateurs, leurs films sont laissés à l'appréciation du public.
Un public qui constitue l'ingrédient essentiel pour ne pas dire de base pour la réussite et le succès du film.
En outre, ce festival est original. Cela est dû uniquement au fait que tous les films choisis traitent du sujet de l'immigration mais surtout du fait que les films sont tous hors compétition. Aucun prix ne sera décerné aux films sélectionnés. En réalité, cela ressemble plus à une rencontre cinématographique qu'a un festival. Aucun film n'est en lice. Par ailleurs, les cinéphiles pourront assister à la projection de 11 longs métrages, 4 courts métrages ainsi que 5 documentaires.
Après les discours pour annoncer officiellement l'ouverture du festival, le public a eu droit, pour commencer, à la projection d'un court métrage de Rachid Boutounes intitulé : « Une place au soleil ». Le réalisateur marocain Rachid Boutounes a étudié à l'Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle à Paris. « Une place au Soleil » est son second court métrage. D'une durée de 15 minutes, ce court métrage a été interprété par Hamidou Benmessoud. Celui-ci joue le rôle d'un ouvrier marocain qui a servi la France et qui recevra une décoration de la mairie en signe de reconnaissance.
Après «Une place au soleil » le public a enchaîné avec le long métrage franco belge de Julie Bertuccelli. Celui-ci n'est autre que le film : « Depuis qu'Otar est partie». Ce film, on se rappelle, a remporté le cierge d‘Or lors du Festival international du film de Salé qui s'est clôturé le 11 septembre dernier. Ce film émouvant d'une durée de 1h42 minutes raconte l'histoire d'un mensonge d'amour. C'est un portrait délicat de trois femmes de générations différentes qui vivent dans la Géorgie d'aujourd'hui. Une Géorgie « délocalisée ». Le thème central du film tourne autour de l'amour d'Eka pour son fils Otar parti pour la France. Son absence a nourrri et accentué en elle le sentiment maternel celui de l'attachment de la mère à son fils.
L'amour qui lie Eka à son fils est intraduisible. Eka, femme très agée, vit avec sa fille Marina et sa petite fille Ada. A chacun ses occupations, et celle d'Eka consiste à attendre les lettres de son fils et ses coups de fil.
Otar va mourir, mais sa fille refusera de la mettre au courant, elle a peur de la perdre et veut être aimée par cette mère qui a longtemps préféré son fils à elle.
En somme, le Festival cinéma et immigration a pour vocation de faire découvrir aux spectateurs des moments forts que seul le cinéma permet d'offrir à un degré supérieur. Moments forts qui permettent à chacun de s'évader et d'élever son niveau intellectuel par la connaissance et la découverte.
• DNES à Agadir
Qods Chabâa


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