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Dérive dangereuse
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 23 - 10 - 2003

Le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU sur le Sahara marocain renferme les symptômes d'une dérive dangereuse pour le processus d'un règlement juste et durable de cette affaire puisqu'il reflète une prise de position contrairement aux principes onusiens.
C'est en des termes clairs et précis que le représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Mohamed Bennouna, a exprimé la position du Royaume sur le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, sur la question du Sahara daté du 16 octobre.
La lettre adressée par le responsable marocain au président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur des Etats-Unis, John D. Negroponte, est une mise au point du Maroc concernant certains points relevés par le secrétaire général de l'ONU dans son rapport. En effet, les conclusions de Kofi Annan traduisent une lecture erronée tant de la résolution 1495 adoptée par le Conseil de sécurité le 31 juillet 2003, que du contenu des pourparlers qui ont eu lieu ultérieurement entre des responsables marocains et l'envoyé personnel, James Baker.
Dénonçant la tendance de plus en plus flagrante du secrétaire général à s'impliquer dans cette affaire en tant que partie au lieu de se limiter à son rôle de médiateur, l'ambassadeur marocain a exposé en huit points les observations du Maroc concernant le rapport de Annan. Aussi, a-t-il demandé au président du Conseil de sécurité de faire distribuer la présente lettre marocaine aux membres du Conseil de sécurité de la faire publier en tant que document du Conseil de sécurité en perspective des délibérations que ce dernier tiendra lundi sur l'affaire du Sahara marocain.
Ainsi, le représentant marocain a d'abord mis en garde contre le fait que l'interprétation erronée que le secrétariat général a fait de la résolution 1495 constitue une déviation de la neutralité et de l'objectivité qui doivent marquer le rôle du secrétaire général. Or, l'interprétation de Kofi Annan "ne prend en compte ni le contenu de ce texte, ni les travaux préparatoires qui ont conduit à son adoption, ni, enfin et surtout, les déclarations faites par les membres du Conseil de sécurité, à la suite du vote à l'unanimité de cette résolution. Le deuxième point relevé par le Maroc concerne la condition de "l'accord des parties" que la résolution 1495 a apposé à l'application de toute voie de solution au Sahara et que le secrétaire général a délibérément ignoré dans son rapport. "II est, par conséquent, erroné de déduire de la résolution 1495 qu'il est attendu du Maroc une signature pure et simple du texte de l'Envoyé personnel et la "prise de mesures concrètes", dès janvier 2004, pour "l'application du plan de paix", alors que les négociations prévues par le Conseil de Sécurité ne sont pas encore intervenues", a précisé Bennouna. À cet égard, le représentant marocain a rappelé que le Maroc a pris l'initiative de dépêcher, en septembre dernier, auprès de J. Baker une délégation chargée d'examiner avec lui la suite à donner à la résolution 1495 et les perspectives de négociations en vue de parvenir à la solution mutuellement acceptable souhaitée.
La présentation sélective et l'interprétation partiale donnée par le Secrétariat général des objections du Maroc au Plan proposé par l'envoyé personnel est le quatrième point soulevé par la réaction marocaine. Aussi, a affirmé l'ambassadeur Bennouna, "le Maroc, qui s'est toujours conformé à la légalité internationale, insiste pour le respect de la résolution 1495, qui appelle à l'organisation de discussions entre les parties et avec l'Envoyé personnel, et demande au Secrétaire général de rendre compte au Conseil de sécurité du résultat de ces consultations".
Et afin d'éviter tout amalgame, la lettre adressée par le Maroc au président du Conseil de sécurité a appelé à ce que l'Envoyé personnel du Secrétaire général, qui "peut jouer un rôle précieux en tant que médiateur", ne doit, en aucun cas, "devenir partie prenante aux négociations qu'il a pour mission de faciliter, dans l'intérêt de la paix et de la stabilité de la région du Maghreb". Appelant le Conseil de sécurité "à assumer pleinement ses responsabilités, en mettant un terme à la dangereuse dérive qui menace ce processus", le Maroc a précisé que la question du Sahara se trouve à une étape cruciale et qu'il faut donc "assister les parties en vue de parvenir à une solution mutuellement acceptable, loin de toute idée d'imposition que le rapport du Secrétaire général cherche de nouveau à introduire".
Le représentant du Maroc a enfin réitéré l'engagement du Maroc en faveur d'une solution politique bénéfique pour tous les Etats du Maghreb et sa disponibilité à oeuvrer dans ce sens avec les Nations Unies. Enfin, il est de plus en plus évident que la véritable clé pour résoudre la question du Sahara demeure une solution politique négociée entre le Maroc et l'Algérie et que tout processus de règlement de ce conflit artificiel devrait prendre en considération cette réalité. Une donnée dont le Secrétaire général et son envoyé personnel sont conscients, mais qu'ils se refusent d'admettre publiquement et s'obstinent à chercher la solution là où elle ne se trouve pas.


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