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Rapport du PNUD : Débat autour des IDH
Publié dans Finances news le 12 - 11 - 2009

* Grâce au développement dans les domaines de l’enseignement et de la santé l’Egypte et la Syrie devancent de loin le Maroc, même si le PIB par habitant de ces pays est proche de celui du Royaume.
* HCP : les critères du PNUD sont dépassés car ils sont retenus depuis plus de vingt ans.
Malgré les différents programmes de développement socio-économique lancés sur l’ensemble du territoire, le Maroc a enregistré un recul continu par rapport à d’autres pays, selon les derniers rapports du PUND. Cependant, les avis divergent à propos des critères de classement retenus par cette institution internationale. Selon un analyste du HCP, qui préfère garder l’anonymat, «les indices de développent auxquels a recours le PNUD ne traduisent pas l’image réelle de l’évolution du cadre de vie réalisée au cours des dernières années».
En revanche, le rapport est clair en matière de définition des différentes IDH. Outre les indicateurs d’analyse de la croissance du revenu par habitant, le PNUD retient une panoplie de mesures relatives à l’évolution des services publics, notamment dans les domaines de l’enseignement et de la santé. Pour remédier à la situation, l’Etat a lancé plusieurs projets qui ont un caractère social sur l’ensemble du territoire national. En outre, l’Etat a mobilisé des fonds colossaux dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain. Cependant, ces projets n’ont impliqué aucune amélioration en terme de classement du Maroc dans le rapport puisqu’ils ciblent des objectifs qui ne sont pas pris en considération par le PNUD.
Le développement exclut le monde rural
Certes, les seuils de pauvreté et de vulnérabilité ont connu une amélioration significative au cours des trois dernières décennies. Pour preuve, le taux reflétant la pauvreté absolue s’est détérioré de 40% au cours de cette période pour se situer à 7,5%. Pour leur part, les taux de pauvreté relative et de vulnérabilité se sont dégradés respectivement de 33% et de 30%. Cependant, ces améliorations ont été enregistrées en milieu urbain au détriment du milieu rural, et c’est là que le bât blesse. En conséquence, la baisse de la part de la population rurale en situation de pauvreté relative est restée très limitée, entre 1994 et 2004, soit une diminution d’un point pour se situer à 22% de la population totale.
En terme de classement récent du PNUD, le Maroc occupe la 130ème position, soit un recul de 4 places par rapport à l’année précédente. Les analystes du HCP considèrent que ce positionnement ne reflète plus la situation réelle en terme de développement humain dans le Royaume. «Les critères du PNUD sont dépassés, car étant retenus depuis plus de vingt ans et seront revus au cours de l’année 2010», affirme l’analyste du l’HCP. Il ajoute que «ces indices d’évaluation ne prennent pas en considération les avancées réalisées dans plusieurs secteurs sociaux, notamment ceux relatifs aux programmes d’élargissement d’accès à l’eau potable et à l’électricité».
Il est à noter que la prise en considération de nouveaux petits pays dans le dernier rapport, c’est le cas des paradis fiscaux en Europe, s’est répercutée négativement sur le positionnement du Maroc. D’autre part, les pays qui ont enregistré une augmentation des recettes pétrolières, résultant de la flambée des prix de l’or noir, ont gagné en classement. En effet, la croissance du PIB dans ces pays s’est traduite par une augmentation du revenu moyen par habitant, l’un des principaux critères retenus par le PNUD. Cependant, «cette augmentation ne reflète pas la distribution réelle des richesses dans ces pays». Au cours du 26ème Congrès international de la population, le HCP avait invité le PNUD à organiser un séminaire en vue de débattre des indicateurs de développement humain retenus par le PNUD et d’évaluer les avancées réalisées par le Maroc en matière d’évolution du cadre de vie sociale. Parallèlement, le HCP avait appelé les autres pays à participer à ce débat ouvert par le PNUD.
Pourquoi les autres font mieux
Les principaux indicateurs retenus par le PNUD ciblent principalement la santé, l’enseignement et le revenu par habitant. L’évolution enregistrée par le Maroc au niveau des deux premiers critères demeure très faible. À titre indicatif, le taux d’alphabétisation des adultes se limite à 52%, sachant que le niveau de scolarisation combiné se situe à 58%. À cet égard, les indicateurs du secteur de l’enseignement soulignent une aggravation des déficits en infrastructures et en ressources humaines et une déterioration des conditions de l’enseignement dans le monde rural. Ainsi, le Maroc se situe en dessous des pays comme l’Ouganda, le Kenya… Cela affecte de plus en plus le classement général du Maroc. A cet effet, l’Egypte ou la Syrie devancent de loin le Royaume en matière de classement global, même si le PIB par habitant de ces pays est proche du nôtre.
Au niveau du Monde arabe, il n’y a que la Mauritanie, le Yémen et le Soudan que nous arrivons à devancer. Néanmoins, au moment où le Maroc recule, d’autres pays progressent à grands pas. À titre d’exemple, le Gabon qui était classé juste devant le Royaume il y a deux ans, grimpe à la 119ème place.
Enfin, la mise au pas des secteurs de l’enseignement et de la santé publique est devenue indispensable car, outre l’urgence des services à offrir, le classement défavorable enregistré à ce niveau se répercute négativement sur l’image interne et externe du Maroc et, par conséquent, sur son intégration dans le développement durable enregistré au niveau international.


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