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3 Questions à Rachid Amillat chercheur et journaliste. Docteur en sociologie de l'histoire.
Publié dans La Gazette du Maroc le 15 - 05 - 2009

La Gazette du Maroc : D'où vient cette « négligence » des souverains Marocains – avant SM Mohammed V – de s'abstenir de désigner des héritiers de leur vivant ?
Cela tenait avant tout à l'instabilité chronique causée durant tous les règnes par les scissions permanentes entre le centre et la périphérie, le bled « siba » et le bled Makhzen. Il est arrivé souvent que le fils se fasse proclamer sultan, par exemple, à Marrakech alors que le père régnait à Fès. D'où la circonspection des sultans, toutes dynasties confondues, à propos de la succession, de peur que le fils ne s'empresse d'investir le Trône du vivant du monarque. Par ailleurs, la diversité ethnique a souvent mis en péril l'unité du pays, poussant certaines tribus assujetties aux impôts à offrir leur allégeance à des prétendants qui leur promettaient l'exemption. Les archives royales regorgent de dahirs exemptant telle ou telle tribu, voire telle ou telle famille. Tout cela contribuait à la fragilisation du pouvoir sultanal central.
Peut-on considérer qu'aujourd'hui la tradition de la désignation du « prince héritier » soit définitivement consacrée ?
Sans aucun doute. Cela fait plus d'un demi-siècle que cela a été dûment établi par Feu Mohamed V. Par ailleurs, le Maroc est aujourd'hui « verrouillé » institutionnellement et le régime monarchique bénéficie d'une unanimité jamais acquise auparavant. De plus, les moyens de communication ont révolutionné les rapports entre le peuple et le Trône. Nous ne sommes plus dans le flou des siècles précédents où l'information circulait au compte-gouttes. Par ailleurs, cette tradition est aujourd'hui dûment consignée dans la Constitution du Royaume. Tout cela a dû inspirer SM Mohammed VI à désigner son successeur dès la naissance de Moulay Hassan.
Dans une configuration monarchique comme celle de notre pays, le Prince Héritier doit-il (peut-il) exercer des responsabilités à la tête de l'Etat, autres que protocolaires ou caritatives ?
Le précédent de Feu Hassan II est éloquent à cet égard. Le défunt Roi, du temps où il n'était qu'Altesse Royale et simple Prince, puis Prince Héritier, avait tenu des positions stratégiques à côté de son père. Au point que la Résidence générale et les colons français en avaient fait une cible de choix. De plus, il a subi frontalement et intimement l'exil avec son père, devenant son Conseiller, son négociateur en chef et même son secrétaire particulier durant ces épreuves. Plus tard, il est devenu le Chef d'Etat-major de l'armée, puis vice-Président du Conseil de gouvernement. Le Prince Héritier Sidi Mohammed, même s'il a été largement épargné par les lourdes charges de l'Etat, a accompli des missions politiques très importantes pour le compte de son père. Vous voyez donc que rien n'est exclu à ce sujet. Tout dépend du tempérament et des dispositions du Roi en exercice.


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