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Les révélations chocs d'un ex-détenu islamiste
Publié dans La Gazette du Maroc le 21 - 11 - 2005


Abdellatif Amrine, condamné pour terrorisme
à 30 ans de prison ferme et gracié par le Souverain
C'est l'un des premiers islamistes
à tomber dans les filets de la police marocaine qui l'avait arrêté le 18 mai 2003, soit deux jours après les attentats tragiques de Casablanca. Après deux années et demi en prison, il vient juste d'être libéré et gracié par le Souverain. Il sagit d'Abdellatif Amrine, le présumé Kamikaze de réserve, condamné par la Cour d'appel de Casablanca à
30 ans de prison ferme. Dans cette interview accordée à La Gazette du Maroc, il raconte comment son nom a été cité arbitrairement dans cette affaire, ses conditions de détention et sa propre analyse des attentats meurtriers qui ont frappé la ville de Casablanca.
La Gazette du Maroc : Tout d'abord, Commençons par le commencement. Pouvez-vous déclinez votre identité ?
Abdellatif Amrine : Je m'appelle Abdellatif Amrine, né en 1978 à Casablanca, plus précisément au quartier Sidi Bernoussi. Mon niveau scolaire se limite à la troisième année de lycée section littéraire. Le Bac en poche, j'ai intégré immédiatement un centre pour les études islamiques Al Mouwahidine à Casablanca relevant du « mouvement salafiste » et dont le chef spirituel est le Cheikh Abderrahman Maghraoui ou j'ai passé à peu près cinq années d'apprentissages de la doctrine salafiste avec un retour aux sources puritaines de l'Islam. Après quoi, j'ai intégré le milieu du commerce comme vendeur ambulant tranquille au sein même du quartier ou j'habite avant de changer d'adresse pour aller travailler dans une télé boutique aux côtés du bidonville Thomas, le lieu de résidence de la majorité des kamikazes qui se sont fait exploser. Contrairement à ce qu'on peut me coller comme étiquette de tel ou tel mouvement jihadiste, je suis une personne très ordinaire qui n'a jamais prêché la violence et qui n'a à aucun moment trompé dans les milieux intégristes violents qui ont perpétré les attentats de Casablanca en 2003.
Et comment se fait-il que vous étiez parmi les premiers islamistes à tomber dans les filets des services de l'ordre juste après la date tragique du 16 mai ? On disait de vous un kamikaze de réserve ?
Tout ce qui a été dit et relaté sur la majorité des détenus islamistes, y compris moi-même, est faux et surdimensionné. On nous a collé toutes les appartenances et les accointances possibles et inimaginables avec les branches d'Al Qaida, allant de la Salafia Jihadia au Groupe islamiste combattant marocain (GICM). La dernière trouvaille, c'est celle dont on parle ces derniers temps, la Jamaâ Islamia du tawhid et le jihad. Tout cela est absurde est déraisonnable. À titre d'exemple, le courant idéologique de la Salafia traditionnelle que j'ai intégré sans aucune autre pensée de violence, s'est transformé lors de mon procès en une organisation terroriste de la Salafia jihadia, une sorte de filiale du mouvement d'Al Qaida au Maroc, qui a planifié, financé et perpétré les attentats de Casablanca. Alors si vous dites de moi un kamikaze de réserve, c'est que je ne mérite pas cette grâce royale qui m'a été accordée par le Souverain il y a quelques jours ? Au cas contraire, j'allais purger toute ma peine de 30 ans de prison ferme, pour effectivement justifier les accusations non fondées de la justice marocaine. En tout cas, le choc.
Dans quelles conditions les services de l'ordre vous ont arrêté ? Et pourquoi vous alors et non pas quelqu'un d'autre?
Mon histoire avec la police marocaine a démarré deux jours après les attentats sanguinaires qu'a connus la ville de Casablanca, soit le 18 mai 2003. À cette époque-là, j'étais avec quelques amis qui s'adonnaient à la pêche et à la chasse d'oiseaux dans la région de l'Oued Maleh du côté de la ville de Mohammedia. Tout allait bien et personne ne se doutait de rien jusqu'au moment, la nuit du samedi 17 mai 2003, où l'un des frères, Abderrazak Rtioui, a débarqué au campement pour nous apprendre la triste nouvelle concernant les attentats survenus dans le centre ville. Dès que je l'ai aperçu atterré, barbe rasée de surcroît, j'ai deviné qu'il allait nous annoncer quelque chose de très grave. Chose faite puisque la majorité des kamikazes qui se sont donné la mort la veille sont issus du même bidonville ou je travaillais. Abderrazak Rtioui, innocent d'ailleurs de tout ce qu'on lui a reproché lors de son procès, nous a appris également que plusieurs arrestations ont eu lieu dans le quartier et que les services de l'ordre se sont pris aux familles des kamikazes et aux proches de quelques frères du campement. Par la force des choses, nous nous sommes dit immédiatement qu'on allait être dans le collimateur de la police puisque l'un de nos frères était en liaison avec certains kamikazes de Thomas. Ce qui fait que nous nous sommes décidés de retourner à nos domiciles respectifs pour que l'on ne dise pas qu'on était en cavale. Surtout que les gens qui nous croisaient à l'Oued Maleh nous informaient que les gendarmes interceptaient toute personne qui dégage des signes religieux et ostentatoire comme la barbe, l'habit d'afghan… La matinée de dimanche 18 mai et alors que je m'apprêtais à prendre un taxi pour me rendre chez moi au quartier Sidi Bernoussi, j'ai été arrêté par plusieurs policiers civils et emmené illico presto à la wilaya de police de Casablanca. C'est à partir de ce moment-là que mon calvaire a commencé.
Mais qu'est ce qu'en vous a reproché plus exactement ? Pourquoi vous a-t-on arrêté aussi vite, soit deux jours après les attentats du 16 mai ?
Ecoutez, à l'époque, rien que le fait de s'exposer avec l'un des frères des Carrières Thomas, fait de vous un dangereux terroriste prêt à se faire exploser à n'importe quel moment. Comme je vous l'ai dit, l'un des frères, Abderrazak Rtioui, était un ami à moi avec qui j'allais souvent à la mosquée du quartier Sidi Moumen. Nous avons d'ailleurs fait connaissance à la même mosquée fréquentée par plusieurs kamikazes qui connaissaient Abderrazak Rtioui, un homme très respectable du quartier, arrêté également dans le cadre de cette même affaire. En tout et pour tout, j'ai subi des interrogatoires musclés et sans arrêt pendant treize jours avant d'être transféré au siège de la DST à Temara (Direction de surveillance du territoire ). À Casablanca comme à Temara, les enquêteurs ont passé toute ma vie au crible; ils m'ont interrogé sur beaucoup de choses, comme mes fréquentations, mes convictions religieuses, la monarchie, mes déplacements aussi bien au Maroc comme à l'étranger, les émirs qui nous ont endoctriné, les organisations terroristes marocaines d'Al Qaida, et autres questions qui concernaient ma vie privée.… À plusieurs reprises, nous étions interrogés par des personnes étrangères, à mon avis des Américains, qui nous ont montré plusieurs photos d'islamistes pour éventuellement les reconnaître.
Mais est-ce que vous fréquentiez les kamikazes qui se sont fait exploser à Casablanca ?
Je vous assure que je ne connaissais aucun des kamikazes qui ont perpétré les actes sanglants de Casablanca. Moi-même j'étais choqué lorsque j'ai appris la triste nouvelle des attentats. Le seul lien reste à mon avis Abderrazak Rtioui, également accusé et jugé à tort dans ce dossier, qui fréquentait quelques kamikazes de Sidi Moumen sans pour autant être au courant de leurs macabres projets. Les quelques 3000 islamistes arrêtés dans le cadre de cette affaire au Maroc ont été tous interceptés sur la base de fausses charges d'inculpation et de faux aveux obtenus illégalement lors des enquêtes policières. Il suffit de citer un nom d'un proche ou d'un ami lors des interrogatoires pour qu'il soit ramené à son tour à la cave de la wilaya de police de Casablanca pour lui coller l'appartenance à un groupe terroriste qui menace la stabilité du pays.
Vous faisiez partie du célèbre groupe «86» qui regroupe les guides spirituels de la Salafia Jihadia ainsi que les trois kamikazes qui ont failli à leur sinistre mission du 16 mai 2003. Qui sont selon vous les commanditaires des attentats de Casablanca ?
Avant le démarrage de notre procès, les enquêteurs nous ont rassemblés au sein d'un groupe de 156 accusés islamistes, avant de le réduire à 86 personnes à la fin de l'enquête. Pour votre information, lors des multiples interrogatoires que nous avons subis au commissariat de Maârif, les enquêteurs nous interpellaient par des matricules pour que personne n'identifie ceux qui sont avec nous dans les geôles. Et ce pendant toute la durée du séjour chez la police de Casablanca. Le groupe «86», taillé sur mesure, contenait les trois chioukhs Mohamed Fizazi, Abou Hafs, Hassan Kettani, les trois kamikazes, Miloudi Zakaria, l'émir national de la salafia jihadia, les islamistes de bidonvilles Thomas, Sekouila, Massira, Sidi Bernoussi et Ain Sebaâ. Rassemblés ainsi, nous avons été présentés à la justice comme sous forme d'une organisation terroriste très bien structurée, avec ses soldats bien encadrés, et ayant toutes ses composantes et sa propre logistique.
Durant les deux années et demi de votre détention, vous avez rencontré, entre autres, les kamikazes Rachid Jalil ou Mohamed El Omari qui a été neutralisé avant de se faire « sauter » à l'hôtel Safir de Casablanca. Qu'est ce qu'ils vous ont dit à propos de leurs ignobles forfaits ?
Durant tout le temps de ma détention, je voulais, comme tous les Marocains, comprendre le pourquoi de ces sanglants actes commis par de jeunes gens que je n'ai jamais connus durant toute ma vie. Effectivement, les quelques fois où j'ai croisé Mohamed El Omari dans les couloirs de la prison Ain Borja, je lui ai bien évidemment posé la question. Celui-ci, avec son niveau d'instruction dérisoire, se contentait cependant de me répondre avec des phrases évasives et incomplètes. Du style, c'est Aboulyakdane qui avait pour mission de coordonner cette vague d'attentats de Casablanca et que lui n'était qu'un soldat de Dieu. Un simple exécutant, pas plus. Il m'a assuré une fois que c'était Aboulyakdane qui avait pour mission de mettre sur pied la cellule terroriste de Casablanca dont il faisait partie. La majorité des islamistes incarcérés après le 16 mai, à l'instar des pouvoirs publics, n'ont pas à ce jour réussi à remonter le fil jusqu'au véritable cerveau, jusqu'à la tête pensante , la pieuvre qui commandait, activait, désactivait et manipulait ce réseau des kamikazes du bidonville Thomas. En plus, les gardiens de la prison nous interdisaient formellement de nous approcher des trois kamikazes précités et de leur parler au sein du même établissement pénitencier.
Il m'est arrivé une fois d'être appelé et interrogé par la police pour une simple discussion avec El Omari que j'ai rencontré dans un couloir de la prison. Vous voyez donc dans quelles conditions nous étions détenus. Nous n'avions même pas le droit de chercher à comprendre ce qui a motivé ces jeunes à commettre cette tragédie. On a cherché à comprendre l'incompréhensible ; à trouver une quelconque raison à l'irraisonnablement irrationnel. Mais en vain.
Par contre, je peux vous assurer que tout le groupe a été endoctriné et bien exploité par je ne sais quelle organisation qui voulait mettre à feu le pays.
Au départ, les autorités marocaines ont donné comme nom de cerveau des attentats Moul Sebat décédé après son arrestation, après ils l'ont collé au Français Pierre Robert, avant de changer d'avis et de désigner la signature d'Al Qaida, puis le GICM… C'est pour vous dire qu'aujourd'hui, nous sommes tombés dans un labyrinthe dont il est impossible de sortir.
Mais Mohammed El Omari avait envoyé une lettre manuscrite à un organe de presse où il avait cité des noms, des pistes de travail sur les véritables commanditaires des attentats du 16 mai ?
Je vais vous répondre moi aussi par une autre question. Comment peut-il écrire cette lettre alors qu'il n'arrive même pas à réciter correctement la Sourate du Coran « Sabih » ? Je vous assure, et c'est l'avis de tous les islamistes innocents incarcérés, qu'il est dans l'incapacité totale d'aligner une phrase correcte ou d'écrire son nom de famille. Alors comment voulez-vous qu'il écrive à lui seul toute une lettre ou il donne sa propre version et ses confessions à l'opinion publique.
Qui à votre avis l'a aidé à écrire cette lettre ?
Certainement quelqu'un qui voulait passer des messages aux autorités publiques…
Passons à un autre registre. Durant toutes ces années, nous avons entendu que vous aviez organisé des mouvements de grève et vous êtes allé jusqu'aux affrontements avec les gardiens et les forces de l'ordre. Est ce vrai ?
Nous avons effectivement organisé plusieurs mouvements de grève au sein des différents établissements pénitenciers, mais pour l'histoire des affrontements avec les forces de l'ordre, cela est arrivé une seule fois. C'était lorsque les responsables de la prison Ain Borja ont décidé de séparer le groupe « 86 » et le dispatcher de force dans quatre pavillons de la prison. Je ne vous cache pas que nous nous sommes défendus parce que nous étions face à une agression musclée des forces de l'ordre. Depuis ce triste incident, les choses se sont calmées et les pouvoirs publics ont nommé un seul interlocuteur, un haut gradé de la police, avec qui nous nous sommes bien arrangés.
Vous êtes le premier islamiste lourdement condamné dans les procès de la « Salafia Jihadia » à être gracié par le Souverain. Quelle a été votre impression en apprenant la nouvelle ?
Je ne peux qu'être bienheureux de cette grâce qui m'était accordée par le Souverain. Une mesure dont je ne pouvais jamais rêver si j'avais la moindre relation avec ce qui s'est passé à Casablanca le 16 mai 2003. N'oubliez pas que j'ai passé deux ans et demi de ma vie en prison tout en étant totalement innocent de tout ce que m'ont reproché les services de l'ordre lors de l'enquête judiciaire.
Qu'est ce que vous comptez faire maintenant ?
Pour l'instant, absolument rien. Je traîne plusieurs maladies que je dois absolument soigner. Le reste, c'est Dieu qui en décidera. Mon seul souhait, et c'est celui de milliers d'islamistes incarcérés, c'est qu'une enquête en haut lieu soit ouverte pour connaître les véritables acteurs de cette tragédie du 16 mai 2003. Mes compagnons de cellule m'ont chargé également de demander une intervention royale pour que justice soit faite.


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