La présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) et présidente de l'Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l'Homme (GANHRI), Amina Bouayach, a reçu l'Ordre du mérite professionnel 2025 du Comité scientifique de la huitième Conférence internationale sur les droits humains et les droits électoraux, ce mois d'octobre à Madrid. Ce prix récompense «son engagement et ses efforts constants pour la promotion et la protection des droits humains aux niveaux national et international», fais savoir un communiqué. Participant à distance à la clôture, Amina Bouayach a exprimé sa gratitude, considérant que cette distinction «revient à tous les défenseurs» des droits humains à travers le monde, «engagés dans une lutte commune et quotidienne pour préserver la dignité humaine, la justice et l'égalité». Par ailleurs, elle a souligné que les élections exprimaient une volonté populaire, mais qu'elles ne suffisaient pas à elles seules à garantir la protection des droits et des libertés. «La démocratie ne se résume pas au vote, mais plutôt à un processus continu, dans lequel les politiques publiques sont construites sur les fondements des droits de l'Homme», a-t-elle dit. Analysant les transformations des sociétés contemporaines, Amina Bouayach a mentionné que les formes d'expression revendicative ne se limitaient plus aux cadres des partis, des syndicats et des associations. Les citoyens ont désormais recours à de nouvelles formes d'organisation et de participation autonomes via les plateformes numériques, a-t-elle dit. Bouayach a estimé que cette évolution reflétait, «d'une part, une perte de confiance dans les canaux traditionnels et, d'autre part, une recherche d'espaces alternatifs pour l'expression des revendications sociales et la protection des droits fondamentaux». La conférence est organisée par l'Université Rey Juan Carlos et la Leader Academy for Advanced Training, avec le soutien de professeurs et d'universités en Europe, dont celles de Rzeszów (Pologne), de Las Palmas de Gran Canaria (Espagne) et le Tribunal électoral suprême du pouvoir judiciaire fédéral (Mexique). Cet Ordre a précédemment été décernée à Roberto de Caldas, ancien président de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme et à Raquel Caballero, défenseuse des droits humains (Salvador).