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Lorsque la terre retourne à la terre
Publié dans La Gazette du Maroc le 20 - 03 - 2006

Tous ces chefs-d'œuvre architecturaux nécessitent une véritable restauration. Les murailles sont à moitié détruites et les maisons délabrées menacent ruine. Les causes de cette dégradation sont multiples.
1• Elles sont d'abord climatiques. Altérées depuis des siècles par les intempéries (vent, pluies rares mais violentes, inondations), ces bâtisses centenaires, se délabrent au fil des ans et finissent parfois par disparaître.
Une forte pluie, un oued en colère et tout est emporté. Les nomades, habitués aux villages temporaires, ne les reconstruisent pas et vont bâtir ailleurs.
2• Des raisons historiques ont également joué parfois un rôle important. Thami-el-Glaoui fut le dernier seigneur de l'Atlas. Il avait étendu son autorité sur tout le Sud marocain et fait construire les plus belles kasbah des vallées du Draa et du Dadès. Lors de son décès en 1956, ses biens furent confisqués. Laissés à l'abandon, et faute d'entretien, ces châteaux de terre se sont transformés en tas de boue. Les constructions les plus touchées furent le palais de Telouet et la kasbah de Tinerhir.
3• Certains habitants ont abandonné ces citadelles fortifiées. Ils ont choisi de construire de nouvelles et somptueuses maisons, au cœur même des oasis et des vallées. L'exode rural a poussé certaines familles, à s'installer dans des immeubles, en périphérie des villes. Les liens sociaux se relâchent peu à peu et les familles se dispersent. Il n'était pas rare, il n'y a pas si longtemps, qu'une Kasbah abrite une centaine de personnes de la même famille. Les pièces utilisées variaient au fil des saisons, en fonction de leur exposition. Et la moindre fuite du toit était vite repérée et colmatée.
4• Lorsqu'une maison en terre en très mauvais état est abandonnée, les propriétaires la reconstruisent en béton. Certes, elle sera plus solide. Mais lorsque l'on connaît les qualités isolantes de la terre, dans ces régions très chaudes en été et fraîches dans les mois d'hiver, ce choix est réellement contre-nature.
5• Beaucoup n'hésitent pas à construire dans leur village d'énormes bâtisses en béton de plusieurs étages et non crépies. Les ksour de la vallée du Draa par exemple, sont presque tous affligés de ces maisons hideuses. Il faut y ajouter les paraboles qui fleurissent sur les toits en terre ; les poteaux électriques et les fils posés n'importe comment… Dans les campagnes, la réglementation n'est pas toujours respectée.
Une ligne à haute tension a été construite au-dessus de la Kasbah de Tamnougalt, (dans la vallée du Draà), gâchant quasiment le site.
6• Le problème de l'héritage est également essentiel. Les familles étant très nombreuses, au bout de deux générations, les héritiers sont multiples. Ils ont souvent très peu de moyens financiers. La restauration devient alors impossible.


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