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AD Fashion Studio : LA MODE autrement...
Publié dans Les ECO le 24 - 06 - 2016

Un même destin pour deux âmes, censées se rencontrer pour le meilleur et le pire, jusqu'à ce que la mode les sépare... ou les rapproche à vie! Angeline Dangelser et Ali Drissi se sont retrouvés dans leur marque, AD Fashion Studio, à mi-chemin entre le Rock et la Bossa nova, entre l'onirique et le cubique. Ils créent ensemble un lieu de rencontre avec leurs clientes, un showroom à Gauthier pensé par Jean Baptiste Liotard selon les envies de chacun, l'univers de l'un et de l'autre. Coulisses d'une odyssée Art déco qui nous emmène dans l'univers du luxe et du goût.
Amis à la vie comme «à l'atelier», Angeline Dangelser et Ali Drissi, que la vie avait déjà décidé de réunir en leur offrant les mêmes initiales, finissent par se retrouver et créer ensemble. Ils mettent leur force et leur talent en commun en créant une marque, AD Fashion Studio, une ligne de prêt-à-porter inspirée de l'Art Déco et mettent leur talent au profit de ceux qui souhaitent être conseillés, orientés, en créant un bureau de style. Le tout concentré dans un showroom, en plein centre de Casablanca. Bienvenue dans l'écrin de beauté de deux créateurs de tendances.
Ecris l'histoire, dessine la rencontre...
AD est une sorte d'ADN, une identité, un lien viscéral qui les lie à jamais. Et pourtant, Angeline Dangelser et Ali Drissi étaient prédestinés à des routes différentes. Elle, amoureuse du cuir et des accessoires, qui sait dompter les matières et les sublimer à sa manière, puise dans le Rock, voire le Punk, pour s'affirmer. Lui, qui maîtrise les formes et la géométrie inspirées des danses latines, puise dans les couleurs de l'art contemporain pour penser ses modèles. Leur initiales, leur vision et leurs rêves éveillés ont participé à leur rencontre. «On s'est rencontré grâce à une amie, Stéphanie Mollé, à la tête de Madame à Casa, qui s'est dit que la rencontre de deux designers pouvait donner quelque chose», confie Angeline Dangelser. C'était vraiment un coup de foudre amical au départ, on n'avait pas l'intention de travailler ensemble. On s'est revu le lendemain, on a parlé très vite projet, mais on n'a pas tout de suite parlé de marque, on voulait plutôt mettre en place un projet conceptuel de mode», renchérit Ali Drissi. Tels le yin et le yang de la mode, les deux créateurs trouvent dans leurs différences un terrain d'entente, un jardin où la création à deux est possible, presque nécessaire. «On a deux univers complètement différents, et c'est ce qui est intéressant. Ali est plus dans la «Bossa nova cubique», et moi dans le «Rock'n'roll onirique». Les différences résident tant dans le choix des matières que dans les thématiques, les couleurs.
Notre façon de faire est d'explorer nos univers respectifs sans que cela empiète sur le travail de l'autre, avec un respect mutuel et une compréhension de l'autre. Je trouve cela très enrichissant, même dans le processus de création», confie celle qui a fait ses premiers pas dans la mode au sein de la Maison Dior. Lauréate de l'ESAA Duperré à Paris où elle étudie les arts appliqués, elle multiplie les expériences grâce au célèbre chausseur parisien Maurice Arnoult et s'aventure en Asie avant de trouver refuge au Maroc, pays qui rappelle un de ses mots préférés : maroquinerie. On est parti de la même thématique, l'Art déco. Ali est plus parti sur la ligne géométrique et moi sur la ligne végétale. Mais l'un dans l'autre, on se rejoint et le résultat se matérialise par une seule collection», continue la créatrice. «Ce qui est génial, quand on travaille ensemble, quand chacun dessine quelque chose, c'est que le regard de l'autre et l'avis de l'autre est important.
Je sais quand je dois continuer et quand il faut que je fasse mieux. Les mots ne sont parfois pas nécessaires. On se fait confiance sur le sens du style. Je peux confier une collection à Angeline et partir. Je sais qu'elle sera parfaitement exécutée et matérialisera ce que j'avais en tête. On sait se lire et se déchiffrer l'un l'autre», renchérit celui qui a commencé sa carrière dans les ressources humaines et qui est devenu lauréat du prestigieux Mediterranean Fashion Prize et du New Moroccan Talent. Passionné de mode depuis toujours, c'est un voyage à Rome qui va faire ressortir toute l'influence de Mondrian et d'Yves Saint Laurent, et qui va libérer cet amour et cette maîtrise des couleurs, des formes géométriques et des coupes très soignées.
Dans l'Art déco, thème de la collection des deux créateurs, ces derniers ont trouvé un terrain d'entente. Qu'il s'agisse de la ligne du mobilier, de l'architecture ou du vêtement, l'Art déco leur parle, d'autant plus qu'il fait référence à Casablanca, ville natale de Ali et ville d'adoption d'Angeline. «Pour cette collection, qui consiste en du prêt-à-porter, nos inspirations se mélangent, mais dans les lignes un peu plus haute couture, nos univers sont plus marqués, on garde chacun notre jardin secret». Un jardin qui se donne à voir sur les murs de leur antre, dans les détails de leur showroom, fruit d'un amour sans limite pour le beau.
Les murs du sublime
Une fois le concept mis en place, les idées sculptées et la vision établie, Angeline Dangelser et Ali Drissi ne pouvaient pas faire les choses comme tout le monde. Enchaîner des défilés, créer des événements, oui... mais il fallait autre chose, quelque chose d'aussi rare que leur osmose. «On voulait partir sur quelque chose de différent, sur un lieu privilégié et différent pour les clients. On veut, ici, à travers les artisans, prouver qu'il y a du haut de gamme et du luxe par la suite ; on voulait un écrin pour présenter nos créations», confie Angeline Dangelser. «Marque de prêt-à-porter, de haute couture... on avait besoin d'un endroit où nos clientes puissent rêver avec nous.
Et pour rêver, se laisser aller, il fallait un endroit qui témoigne de nos ambitions. Nous sommes aussi un bureau de style. Des businessmen qui viennent nous demander conseil quant à leur future marque se sentent plus rassurés de nous confier leur identité visuelle puisqu'ils voient qu'on a réussi à créer la nôtre», continue Ali Drissi. Et pour ce faire, il était nécessaire de s'entourer de quelqu'un de confiance dont le talent est reconnu et dont le travail parle de lui-même. Jean Baptiste Liotard, architecte d'intérieur et designer, sait anticiper les envies de chacun et voit en vous ce que vous n'avez pas encore vu. «Tout est parti d'un rapport amical. Leur histoire est le point de départ, ils m'aident à construire mon histoire à moi. Je leur ai demandé les basiques, ce qu'ils attendaient du lieu et je me suis approprié le lieu en leur proposant les premières idées qui me venaient à l'esprit. L'idée d'une première pièce «bijou» devait mettre en avant tout leur savoir-faire, leur qualité de travail, une pièce musée qui sublime l'endroit et qui présente d'emblée ce qu'ils savent faire», confie «l'embellisseur d'espace» qui a su donner une belle symétrie à l'espace, en maximisant chaque recoin. «Il fallait mettre en avant un espace maroquinerie pour présenter les pièces et accessoires, entrer dans un espace modulable pour rendre unique la cliente, des mannequins qui se déplacent pour éviter que la cliente elle-même se déplace, la convaincre sans les essayages, avec croisement de miroirs pour avoir une vision globale.
La cabine de voyage est la dernière pièce maîtresse où on a voulu mettre la cliente dans la peau d'une petite fille en surdimensionnant les fauteuils, avec en face d'elle deux personnes qui vont réaliser ses rêves et les démultiplier». Le résultat est bluffant. L'endroit est raffiné mais chaleureux, chic mais décontracté, on se sent à la fois dans un imaginaire mais surtout à la maison. Tel un hôtel privé où il est permis de se laisser aller et de donner libre cours à son imagination, le designer a su créer un espace qui ressemble à la marque. «On connaît très bien la qualité de son travail. On adore ce qu'il fait. Et ce qui est exceptionnel avec Jean Baptiste, c'est qu'on ne lui a jamais dit qu'on voulait que ce soit comme ceci ou comme cela. On a expliqué notre façon de travailler et notre rapport avec les clientes.
Il a véritablement traduit, en espace, la manière avec laquelle nous souhaitions ou rêvions de recevoir nos clientes. Il s'est réapproprié notre rôle. On essaie de lire en nos clientes, d'anticiper ce qu'elles veulent. Et il a su le faire pour nous», confie Ali Drissi, avant de laisser son acolyte ajouter : «Il a su traduire tous nos désirs. On retrouve dans les détails un peu de la personnalité des deux». Et à deux, c'est mieux !


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