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Compétences Faire « career » au Maroc
Publié dans Le Soir Echos le 05 - 01 - 2011

Le Forum des compétences marocaines poursuit sa tournée. Après Paris et Montréal, place à Londres.
Finance, assurance, conseil, systèmes d'information : des profils fortement recherchés durant l'étape londonienne.
Plusieurs jeunes Marocains, après une étape professionnelle décevante au Maroc, tentent de nouveau l'aventure ailleurs.
La nouvelle n'est pas nouvelle, le Maroc a plus que jamais besoin de compétences qualifiées pour donner une nouvelle impulsion à son développement. Pourquoi ne pas aller les chercher au-delà des frontières ? C'est l'idée lancée il y a trois ans par le forum des compétences marocaines «Careers in Morocco». «Depuis 2007, on a remarqué que les besoins des employeurs étaient plus précis», nous confie Hamza Idrissi, consultant principal du Forum. D'où l'idée d'aller puiser ces compétences pointues dans la diaspora marocaine.
Après Paris au mois d'avril dernier, et Montréal en octobre, c'est vers Londres que vont se diriger, le 22 janvier prochain, les Marocains d'ailleurs qui aimeraient bien trouver un moyen de revenir au pays. Il s'agira en effet de faciliter la rencontre entre les compétences (étudiants ou travailleurs) basées en Grande-Bretagne et les entreprises marocaines.
Careers in Morocco, c'est à la base l'idée d'une équipe de jeunes professionnels en conseil RH qui se sont mis en relation avec des opérateurs économiques. «L'organisation du forum se fait toujours en partenariat avec le ministère des Marocains résidant à l'étranger, mais aussi des ambassades», nous informent également les organisateurs. L'objectif est donc d'enrichir le potentiel, au Maroc, par des compétences qui n'y existent pas toujours.
A ce propos, il nous semble légitime de nous demander pour quelles raisons a-t-on tant besoin d'aller séduire nos jeunes «exilés professionnels» que d'autres ont bien formés, plutôt que nous servir dans le flot de compétences locales ? En d'autres termes, qu'en est-il de tous les laissés-pour compte de l'emploi qui pointent au chômage ? La preuve est l'occasion de remettre sur la table le décalage souvent déplorable entre la formation de nos jeunes diplômés et les besoins réels du marché marocain de l'emploi.
Des recrutements post-forum
Si le concept du forum ne sort pas du commun, nous rappelant d'autres rencontres réalisées aussi bien au Maroc qu'à l'étranger, il a le mérite d'être efficace. «Après chaque forum, une enquête est réalisée auprès des employeurs, pour voir le retour sur investissement», nous informe l'un des organisateurs du forum. Et le résultat est encourageant, puisque l'on apprend qu'entre «cinq à dix personnes sont recrutées en moyenne, et ce dans les 6 mois à 1 an suivant la tenue du forum». La durée d'attente est expliquée par le fait que «recruter à l'étranger demande quelques mois à l'entreprise marocaine», la phase d'attente avant de se voir revenir en terre natale pouvant donc être assez longue.
«Je suis revenue pour trois raisons principales : le niveau de vie, le climat et la présence de ma famille. C'est ce qui me manquait le plus quand je travaillais à Paris», nous avoue un cadre dans une banque, qui a décroché un emploi grâce au forum. Le salaire est également une bonne raison de les faire rentrer au pays.
Seulement, parmi les «revenants», plusieurs sont déçus par le retour au Maroc, qui ne représente plus pour eux la case finale de leur parcours professionnel. Après avoir tenté leur chance en Europe, puis au Maroc, ceux-ci se sentent prêts à repartir de plus belle. Le nomadisme ne semble pas leur faire peur ! En particulier les célibataires. Et l'émirat de Dubaï est l'une des destinations qui attirent le plus, hommes comme femmes. D'ailleurs, les Marocains qui résident dans les Emirats arabes unis sont aujourd'hui près de 13.000.
Après Paris, Montréal et Londres, c'est d'ailleurs Dubaï qui a été choisie par Careers in Morocco comme nouvelle étape du forum des compétences marocaines et ce, dès 2012 ! Avec tous les avantages auxquels ils ont droit à Dubaï, tenter de les ramener au pays ne sera pas une mince affaire.
Entretien
Hamza Idrissi, nConsultant principal de Careers in Morocco
« A Paris et Montréal, la diaspora marocaine est plus variée qu'à Londres »
Le forum des compétences marocaines recherche-t-il des profils particuliers ?
Pour l'édition londonienne, les profils recherchés sont les Marocains issus d'écoles françaises et qui travaillent aujourd'hui à la City (quartier d'affaires de Londres) ainsi que les étudiants marocains des universités britanniques. Des secteurs d'activité ont également été visés pour l'étape de Londres, à savoir l'assurance, la finance, le conseil, et les systèmes d'information.
Les profils sont donc plus précis que ceux recherchés à Paris et Montréal ?
A Paris et Montréal, la diaspora marocaine est plus variée. Les Marocains sont présents aussi bien dans l'industrie et le BTP que dans le conseil. A Londres, ils sont plus nombreux dans le domaine de la finance notamment. Au final, la diversité des profils fait que les entreprises participantes viennent de différents secteurs.
Des Marocains, il y en a également en Asie et en Afrique. Pourquoi ne vous intéressez-vous qu'à l'Europe et à l'Amérique du Nord ?
Une grande diaspora de professionnels est installée en Europe et en Amérique du Nord, qui attirent également pas mal d'étudiants. Londres est en effet devenue une destination privilégiée par des cadres marocains qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière. Ce sont des personnes expérimentées, qui souhaitent retourner au Maroc soit pour trouver un emploi, soit pour créer leur propre entreprise.


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