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« Les bidonvilles ne sont pas des nids à kamikazes » | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 30 - 04 - 2012

Les chevaux de Dieu, nouveau long-métrage de Nabil Ayouch, sera présenté en compétition officielle dans la section « Un Certain Regard » au 65e Festival de Cannes, où il représentera le Maroc. Ravivant l'Histoire, cet opus retrace le destin des jeunes kamikazes qui ont commis les attentats du 16 mai 2003.
Nabil Ayouch et des acteurs lors du tournage des Chevaux de Dieu dans le quartier de Sidi Moumen.
Que vous inspire la sélection des Chevaux de Dieu, dans la section Un Certain Regard, catégorie qui fait la part belle au cinéma indépendant et au cinéma d'auteur ?
J'en suis fier. C'est un film qui a été difficile à faire, et c'est une belle récompense. « Un Certain Regard », est une section qui rassemble un cinéma exigeant et qui a révélé beaucoup de grands noms par le passé. C'est flatteur d'en faire partie.
Votre film va concourir aux côtés de longs-métrages signés par des cinéastes comme Pablo Trapero, Guillermo Del Toro, Laurent Cantet, Gaspard Noé et, surtout, représenter le cinéma marocain… Est-ce important pour vous?
Bien sûr que c'est important. Le cinéma marocain se développe et produit de plus en plus de films chaque année, mais ça ne suffit pas. La reconnaissance internationale passe par la présence dans de grands événements tels que le Festival de Cannes.
Pourquoi ce titre, « Les chevaux de Dieu», plutôt que «Les Etoiles de Sidi Moumen», roman de Mahi Binebbine dont votre film est adapté?
Le distributeur m'a demandé de changer de titre pour plusieurs raisons. L'équipe de foot qui s'appelait les Etoiles de Sidi Moumen dans le roman n'existe plus dans le film. Par conséquent, en entendant les « étoiles », on pouvait imaginer que le film glorifiait les auteurs de ces attentats, alors que c'est le contraire. C'est la raison la plus importante.
Comment avez-vous vécu ce qui évoque les attentats du 16 mai 2003 ?
C'était un tournage difficile, car je tenais à réaliser ce film, dans un vrai bidonville, situé à Aïn Haouda, entre Casablanca et Mohammedia. Travailler durant trois mois à cet endroit, a été très complexe. Une partie des comédiens, qui étaient les habitants de ce bidonville, et donc des acteurs non professionnels n'interprétaient pas un jeu classique, mais une dramaturgie oscillant tour à tour, avec une histoire qui se raconte simplement.
De vrais islamistes ont de plus, participé à ce projet…
J'ai tenté de travailler avec un ancien détenu islamiste, qui avait fait de la prison au lendemain des attentas du 16 mai 2003, survenus à Casablanca. Il était à l'origine de prêches virulents. Cela n'a pas fonctionné, et il m'a ensuite fallut faire appel à un autre cheikh islamiste, qui a également été emprisonné. Il garantissait ainsi, la crédibilité du courant salafiste, propre à certains personnages du film. Des ethnologues et des sociologues qui ont réalisé des études au sujet de ces attentats, m'ont aussi apporté un éclairage louable. En 2010, lors de la présentation de ce projet dans le cadre de la Cinéfondation au 63e Festival de Cannes, vous aviez déclaré : « J'aimerais comprendre ce qui pousse ces jeunes à devenir des
kamikazes ». Après la réalisation des « Chevaux de Dieu », y êtes-vous parvenu ?
Aujourd'hui, j'ai compris qu'il n'y a pas qu'une seule raison qui conduise quelqu'un à devenir kamikaze. Ce serait une erreur de réduire le fait de devenir kamikaze uniquement, à la misère humaine. Certains jeunes ont des destins différents. Si l'un de ces destins bascule, c'est la conséquence de plusieurs faits : la misère sociale, l'abandon et l'absence du père, la manipulation et l'endoctrinement. Cette jeunesse a besoin d'infrastructures et de culture : on doit susciter en elle la curiosité et l'intérêt. Les bidonvilles ne sont pas des nids à kamikazes. Ces jeunes ont surtout grand besoin de lieux de vie culturels, afin d'échapper à un vide terrible.


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