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Pakistan-Israël: le point
Publié dans L'observateur du Maroc le 11 - 04 - 2008


SFCG Le : 2008-04-11
Karachi – Au Pakistan, il ne se passe pas un jour sans que le conflit israélo-palestinien ne fasse la une de tous les journaux. Des générations entières ont grandi dans une atmosphère où les images transmises par la télévision étaient le signe d'un conflit perpétuel.Que ce soit les étudiants de la Yeshiva fauchés par balles à Jérusalem ou une population de Gaza plongée dans la misère la plus profonde et punie de surcroît par le blocus économique, l'immensité de la souffrance humaine ne cesse de nous bouleverser.
Je vis à des centaines de kilomètres de Jérusalem, dans la ville de Karachi. Mais, comme tant d'autres de mes compatriotes, je m'intéresse à ce qui se passe dans cette partie du monde. Je m'y intéresse, non parce qu'il s'agit d'un “conflit religieux”, comme on voudrait si souvent nous le faire croire ici, mais parce qu'il s'agit d'un conflit humain, dont les effets, débordant des frontières d'Israël et de la Palestine, ont des répercussions visibles sur la coexistence entre juifs et musulmans dans le reste du monde.
Dans cette affaire, je ne prétends pas être un observateur impartial. La Palestine, j'en entends parler depuis ma naissance. Mon père et tous ses frères et soeurs étaient de gauche: pour eux, la cause palestinienne constituait un des grands combats du tiers monde pour la liberté. Mon oncle était allé en Jordanie dans les années1970 pour y recevoir une formation du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine).
Moi, au contraire, j'ai fait des études littéraires dans un collège américain. Je m'y suis fait des amis juifs, voire sionistes. C'est en rompant le pain de shabbat que j'ai vraiment compris combien islam et judaïsme, ces deux fois d'Abraham, sont très réellement proches.
Le Pakistan n'est pas directement partie prenante au conflit arabo-israélien. Israël et le Pakistan n'ont pas de motif direct de querelle. De fait, c'est l'occupation de la Palestine qui pourrit les relations entre ces deux pays. Par le passé, de nombreux chefs d'Etat israéliens ont vainement demandé la conclusion d'accords officiels, mais chacun sait que des relations informelles existent depuis des décennies.
En 2003, le président Moucharraf a appelé de ses voeux l'instauration d'un débat public sur la reconnaissance Israël. Mais l'opinion pakistanaise s'oppose à toute réconciliation en l'absence d'efforts concrets en vue de la création d'un Etat palestinien. Deux ans plus tard, dans une démarche fortement critiquée, M. Khurshid Kasuri, ministre des affaires étrangères du Pakistan, a rencontré son homologue israélien, Silvan Shalom, lors d'un premier contact public entre responsables pakistanais et israéliens. Cette rencontre déchaîna des protestations à Gaza et dans tout le Pakistan. Depuis lors, le président Moucharraf est revenu à la position classique qui veut que le Pakistan ne reconnaisse pas Israël tant qu'un Etat palestinien n'aura pas été créé.
En mars 2002, le roi Abdallah d'Arabie Saoudite proposait une démarche connue sous le nom d'initiative de paix arabe de Beyrouth. Cette proposition prévoit la création d'un Etat palestinien selon les frontières de 1967, et, en retour pour Israël, la reconnaissance complète de tous les pays arabes. Cette initiative, qui a été revalidée à Riyad en 2007, stipule sans équivoque que la sécurité d'Israël est inextricablement liée à la garantie de justice et d'espoir pour le peuple palestinien. Embrassée par de nombreux Etats musulmans, dont le Pakistan, elle semble être la dernière planche de salut pour parvenir à la paix dans la région.
Pour ceux d'entre nous qui rejetons les théories apocalyptiques du choc des civilisations tout en s'inquiétant pourtant des tendance croissantes à la polarisation mondiale, la création d'un Etat palestinien viable est devenu plus indispensable que jamais. Je suis convaincu que toute réconciliation entre Israël et le Pakistan restera impossible tant que l'occupation perdurera. L'existence d'un Etat palestinien indépendant est la meilleure chance pour Israël de connaître la paix et la sécurité et d'être enfin accepté par le monde musulman.


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