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Oumayma Semlali... Une femme arbitre des combats d'hommes !
Publié dans L'opinion le 04 - 03 - 2021

Derrière son sourire angélique, sa voix suave, se cache un caractère bien trempé, une jeune femme hardie, entreprenante, une sportive accomplie. Arbitre internationale de boxe à 25 ans, Oumayma Semlali a fait du ring son jardin, son élément. Là où sa sagesse précoce s'est dévoilée, son moral rompu à toute épreuve s'est révélé.
Une école de la confiance en soi
La Meknassie dit savourer chaque jour que la vie lui a donnée à vivre. Car l'arbitrage pour elle n'est pas un métier. C'est une autre manière de pratiquer sa passion, son sport, une école de la confiance en soi, du respect.
Si le carré éblouissant du ring est pour certains le lieu magique de la souffrance, de la gloire et parfois de la défaite, il est pour elle un bel exercice de maîtrise, de respect des règles, d'épanouissement des valeurs, de sensibilité.
A cheval entre une pratique sportive exigeante et une vie académique et professionnelle épanouie, Oumayma continue de nourrir des ambitions sans bornes. Un baccalauréat en sciences de la vie et de la terre en poche, elle a intégré la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Meknès pour y poursuivre des études supérieures, couronnées, quelques années plus tard, par une licence fondamentale en économie et gestion. Elle prépare actuellement un master en marketing et stratégies commerciales, tout en travaillant dans une entreprise de la place.
Une affaire de famille
Son parcours, elle le doit à une famille soudée, animée par les valeurs de la boxe. Son frère est trois fois champion du Maroc, sa maman a été elle-même coach de boxe. ‘'Appartenir à une famille sportive et connue dans le domaine de la boxe, non seulement à Meknès, a fait de moi ce que je suis'', confie-t-elle.
Reconnaissante, elle rend à César ce qui est à César. Elle rend hommage au travail de la Fédération Royale Marocaine de Boxe qui a ‘'ouvert la voie aux jeunes talents féminins, notamment en arbitrage''.
‘'Depuis ma première formation d'arbitrage en 2013, j'ai gravi progressivement les échelons, passant d'arbitre stagiaire, à arbitre nationale, avant ma désignation pour le grade d'arbitre internationale'', raconte-elle, non sans fierté. Elle a enchaîné les apparitions, officiant, entre autres, à des championnats régionaux et nationaux et à un gala de boxe Maroc/France en mars 2018.
Un sport de stratèges
Première arbitre femme dans la région Fès-Meknès, elle a été tour à tour chronométreur, commissaire de ring, référée, juge et chargée de la pesée générale dans la région. Ne comptant pas s'arrêter en si bon chemin, elle multiplie les participations aux stages de formation et de perfectionnement, suit l'actualité internationale de l'arbitrage -un domaine en constante évolutionet apprend les langues étrangères pour mieux communiquer sur le ring.
Au-delà des titres et grades, ce qu'elle aime dans la boxe c'est que le combat est ‘'loyal, vrai. On s'affronte, on échange des coups, mais on ne peut pas mentir, trahir''. Une fois sur le ring, les antagonistes sont prévenus des coups, les attendent, les contrôlent. Oumayma est une mature précoce. Elle a une certaine idée philosophique de la pratique de la discipline. Elle ne croit point que l'Histoire ne retient que les vainqueurs sur le ring. Car il est des valeurs bien plus importantes qu'une victoire. ‘'La boxe est un sport de stratèges. Il y est question de maîtrise technique, de gestion de la distance et du sens du rythme''
Son ambition n'est pas uniquement d'écrire des lignes dans l'histoire nationale de la boxe et de graver son nom dans l'univers de l'arbitrage international, mais surtout de susciter des vocations, de montrer un petit bout de chemin à des jeunes filles en quête de modèle, d'affirmation.
‘'J'aimerais un jour officier des championnats d'envergure mondiale, mais j'ai surtout à cœur de représenter la femme marocaine, refléter une bonne image d'elle, montrer qu'elle est capable d'exceller dans toutes les disciplines''.
Elle en est persuadée : La boxe n'est pas exclusivement un sport d'hommes. La femme y a aussi sa place. C'est un ‘'noble art, une belle discipline qui tord le cou aux idées reçues, développe la personnalité et la confiance en soi''.


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