Etant enfants, nous avons tous écouté, regardé ou lu la célèbre fable du garçon qui criait « au loup » pour tromper les habitants de son village. À force de mensonges répétés, plus personne ne le crut. C'est exactement ce qui se joue aujourd'hui avec le régime algérien qui, depuis le début de la CAN, mobilise sa junte médiatique pour ternir l'image du Maroc, via des images traquées, des déclarations sorties de leur contexte, et des supporters algériens conditionnés à tenir des propos auxquels, bien souvent, ils ne croient pas eux-mêmes. Tout concourt à nourrir une posture aussi artificielle que contre-productive, qui, étrangement, trouve un écho non seulement dans les médias, mais aussi chez des cadres de sélections nationales pourtant accueillies avec solennité sous nos cieux. Pourtant, l'ambition de leur hôte est simplement de montrer que l'Afrique a changé, qu'elle s'est transformée, et qu'elle ne doit plus être regardée de haut. Dans ce climat délétère, faux comptes, bots et profils anonymes injectent leurs intox dans l'appareil digestif des réseaux sociaux, affublées des atours de la vérité, avec l'objectif de semer la haine et rabaisser involontairement (ou pas) l'Afrique. Des pratiques devenues coutumières qui nous plongent dans un monde où l'incertain devient certitude, où la conviction remplace la démonstration, où la croyance se substitue à la science. Se met ainsi en place une véritable fabrique de la perception, dans laquelle des (dés) illusionnistes prennent peu à peu le pouvoir, cherchant à faire de l'opinion publique leurs marionnettes. Et puisque l'objectif est d'exploiter le moindre événement pour attiser la discorde, l'action de Masina sur l'attaquant tanzanien Eddie Silimani dans la surface marocaine, à la 94ème minute, est devenue le nouveau chapitre de la guerre anti-Maroc. Au-delà des polémiques sur la véracité du pénalty - qui relève de l'expertise arbitrale et non du commentaire journalistique -, cette vague de grogne dirigée contre le Royaume illustre surtout le long chemin qu'il reste à parcourir pour unifier l'Afrique, et le Maghreb en particulier. Dans Son discours du 31 octobre 2025, date marquant l'ouverture d'un nouveau chapitre victorieux dans le processus de consécration de la marocanité du Sahara, le Souverain avait réaffirmé Son engagement à œuvrer sans relâche en faveur de l'union de la région. Sauf que la réconciliation ne commence pas uniquement dans les grands halls des primatures, elle peut aussi germer dans les événements culturels, sportifs et populaires, là où chacun peut, librement, faire la démonstration de sa bonne foi. A bon entendeur...