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Télégramme
Publié dans L'opinion le 26 - 04 - 2013

Après la nouvelle donne américaine sur la MINURSO et le Sahara qui nous accompagne avec des hauts et des bas depuis des décennies, il fallait faire la revue de presse qui s'imposait en attendant les symposiums et la symphonie finale, une composition musicale qu'on n'a pas entendue depuis « Al Massira El Khadra » que les enfants ne connaissent pas par cœur, comme ceux des années 70.
Premier titre inattendu : « L'Amérique recule ». Au lieu de formuler un état de fait autrement, comment peut-on dire que les USA, une puissante nation, reculent, alors que, comme l'a souligné un éditorialiste de Rabat : « Position de sagesse de l'Amérique de Obama » ? Ce qui est plus diplomatique que le recul du pays du Tabasco et de la renoncule du Mississipi.
Un autre quotidien qui se sert de l'économie pour tenir en tenailles la gouvernance de la providence, du vrai chantage à haut débit, titre dans le même genre de conclusion : L'Amérique se rétracte, se rebiffe, etc., etc., alors qu'il fallait se montrer digne du respect que le pays d'Aretha Franklin, qui a chanté « Respect », nous a offert sur un plateau d'argent. stop.
Le tourisme, que des pros considèrent comme la prunelle de leurs yeux, se porte mal dans les petites unités où les nuitées ne sont pas toujours enregistrées par des réceptions dont la conception est rapide quand une travailleuse du sexe sans Protex débarque avec un mijeton. Ces hôtels de passe arrangent tout le monde, même si c'est pas à l'honneur du tourisme qui peut se passer d'aphorisme.
Dans ces hôtels miteux aux façades qui veulent cacher le style maussade, les couvertures de lits datent du jour où l'établissement a été inauguré sans coupure de ruban. Les draps sentent la naphtaline et le » kafor derbo idor » et les salles d'eau voient rarement la visite médicale du plombier que Fernand Raynaud a immortalisé sans qu'on lui accorde une légion à l'Elysée, un titre suggéré parfois par les copains qui mangent à tous les pains. Ces salles d'eau où l'on n'appelle le plombier que lorsqu'il y a fuite d'eau qui, forcément, fait grossir la facture d'eau.
Ces établissements délabrés et défraîchis qui accueillent des touristes venus de Frankfort où l'on apprécie le brie et le rockfort adoré par Touria qui le dépose sur la table en même temps que le j'bane, ou de Vichy qui apporte son assistance technique à Sidi Hrazem, un nom que portait une célèbre maquerelle de l'Océan.
Pendant ce temps-là, le Tourisme, Addou est parti sans pot d'adieu, ni discours qui fait jaser les arrière - cours – il a vite trouvé une place à la hauteur de ses ambitions –, on classe les riads d'Essaouira aussi courus que Gomera (île de farniente aux Canaries) que de riches Marocains découvrent sans le crier sur les toits, et les riads de Marrakech qui fut, autrefois, de toute beauté avec ses rangées d'arbres à Gueliz. stop.
Mariage pour tous avec ou sans flous.
L'Hexagone est désormais le 14ème pays qui vote pour l'union qui connaîtra aussi des divorces à l'amiable comme chez les hétéros de Bornéo, de Berlin ou de Macao.
Mais pour les observateurs fdolis de Mantes-la-Jolie à Sidi Brahim Boulaâjoul, le nouveau vote à l'Assemblée qui a rassemblé des anti-pacte, la lutte contre le SIDA, n'a rien gagné. Elle reste toujours à l'ordre du jour, quand on voit tous ces inconscients qui ne veulent pas comprendre qu'on n'a rien inventé encore contre ce mal du siècle, comme dit Elie Semoun qui donne la scoumoune à Dieudonné et qui ferait mieux de ne plus parler du Maroc et du haschisch, dans l'un de ses sketchs où il excelle, quand il fait rire avec ses histoires de texto, de GSM et de chat de la voisine. Qu'il sache, comme du reste madame Merkel qui ne lit pas «Tel Quel», et qui nous classe parmi les premiers fournisseurs de chit, qu'au Maroc, le H est devenu aussi recherché que le vrai safran et non pas le condensé de pacotille vendu chez l'épicier du coin, qui n'est pas à la portée de toutes les familles. Le zaâfrane El hor qui ferait planer Nassima El Hor. De nos jours, le chit est de plus en plus rare à Rabat, à Casa, un peu plus à Taza non loin du Triangle des Bermudes où le temps est venu pour se mettre en bermuda.
Alors qu'il n'y a pas longtemps, les joints circulaient de la rentrée au mois de juin dans les lycées et les collèges habitués à ce manège. stop.
Des gens bien, pas tellement riches qui ne regrettent rien de rien, se rappellent des gens pauvres, aujourd'hui dans le besoin mais drapés dans leur dignité, qui leur ont donné du bon temps, avec leurs anecdotes, leur savoir-vivre et leurs bons moments. Aujourd'hui, ces gens bien qui vivent à l'aise, mais pas aisément – nuance – disposent d'une liste où sont inscrits des gens » li daïza fihom assadaka », comme on dit, qui méritent qu'on leur donne une enveloppe à titre humanitaire. Sur la liste, on trouve des retraités qui survivent avec une misère en ces temps peu réconfortants.
Chaque fin de mois, ils envoient quelqu'un pour encaisser la petite baraka remise par « oulad ennass » qui savent que les temps sont durs et qu'il faut avoir le sens du partage.
Cette liste de Schindler ne date pas d'aujourd'hui, elle remonte à l'époque de « yamate el boun », que n'a pas connue Dany Boon, qui a connu la gloire, sans avoir eu mal au ventre, comme on dit ici. stop.
Telle mère, telle fille... On n'avait jamais encore vu une baïra, dit le film de Tazi qui n'a pas ajouté le mot « aâzba », qui offre à sa mère, el oualida ya hasra, un joint... Quand elles ne fument pas toutes les deux du chit acheté à Aïn Aouda où les dealers se sont repliés, voyant que les fumeurs et les fumistes ne viennent plus dans la vallée de Akkrach, impraticable avec des routes pleines de crevasses jusqu'à l'ONEP qui dispose d'un environnement de rêve et d'un « chanté » digne de Los Angeles où des rbatis ont ouvert un restaurant marocain apprécié par des Portoricains qui confondaient Morocco et Monaco avant que le grand Aouita n'apporte le fervent démenti.
Une femme et sa fille mariée, 1 enfant, qui fume pendant la pause dej, dans un Centre d'Appel où les psychotropes aident des « appelés » à subir la cadence infernale où il est strictement interdit de parler sur son Ipod, dernière mode, ou « nous lebssa » qu'on trouve à la joutiya de la médina où les portables volés sont vendus deux ou trois heures après le triste forfait.
Mais, jusqu'ici, on n'a pas encore entendu une mère et sa fille qui se refilent du karkoubi karba lalla, karba sidi... stop.
SNI cède 27,5% du capital COSUMAR au groupe asiatique Wilmar International, qui n'a rien à voir avec la Weimar qui fait parler d'elle à l'expo sur l'art allemand au Grand Palais qui a provoqué des polémiques. Après l'huile sur le feu Lesieur et autre Centrale Laitière qui importe de belles vaches laitières de Hollanda et du pays de François Hollande, la SNI continue de céder une part de ses capitaux avec à chaque fois des détails, plein page, qui ne cachent rien, mine de rien. stop.
Vive émotion chez les anciens élèves de l'ENH après la disparition d'Emile Sebban, l'ex-directeur de l'Ecole Normale Hébraïque de Casablanca, de 1954 à 1986. Tous ceux qui l'ont côtoyé, jeunes rabbins, enseignants, hommes d'affaires et commun des mortels, disent que c'était un homme de valeur qui a consacré toute sa carrière à l'enseignement avec une abnégation exemplaire.
Une grande foule a accompagné le défunt jusqu'à sa dernière demeure au cimetière israélite de Casablanca où Boris Toledano a prononcé un discours émouvant au nom de la communauté israélite de Casablanca et de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain. Amram Levy, directeur de l'ENH, a également exalté, au cours des obsèques, les qualités morales de son prédécesseur en le qualifiant de père de tous les normaliens. Qu'il repose en paix. stop.
Expo à voir au Musée de Bank Al-Maghrib, un trésor protégé déjà par Sekkat qui n'employait pas le lekkat pour fermer les portes où, aujourd'hui, Dar Sekka a connu des irrégularités dans la fabrication des passeports, document recherché par les Subsahariens qui cherchent à passer la frontière sans prendre le temps de faire la crémaillère dans les 2 pièces loués à El Youssoufia avec la belle photo de Mohammed El Khamiss sur fond des Oudayas sublimes avant le projet des déménageurs.
Une expo du 25 avril au 30 août 2013, sur la numismatique du Maroc Indépendant. Sans remonter jusqu'à la Numédie, un jour, on exposera, peut-être, l'argent qui circulait avant 56, dont ne parle jamais M6, la télé teenager qui ne veut pas s'adresser à la jeunesse du monde qui la regarde, de Imintanout à Tabarka en passant par Berkane où l'orange au vermouth est servi dans des hors-bords hors prix... stop.
Azemmour a désormais un Festival, du 17 au 19 mai, qui s'empare des remparts, comme du temps d'Asilah, dont les affiches sont descendues dans les couloirs du métro parisien de Sèvre-Babylone, une station culte à Mabillon, la moins connue. Azemmour qui donnait dans «L'Opinion» régionale des seventies «Azemmour mon amour»... à une époque où le langage journalistique ne dépassait pas le rédactionnel correct..., une ville adorable où on allait boire un thé noir aussi black que l'autre au citron, après un saut chez madame Zanga, un monument de la région qui avait accroché des clefs par dizaines dans son établissement à deux pas du pont de la rivière où il n'y avait ni kouaille, ni chouaille, du temps du pont la Rivière Kwaïe de David Lean qui a aussi réalisé Lawrence d'Arabie avec un Peter O'Toole, précurseur du Printemps arabe, version romanesque et bien sûr «Le Docteur Jivago» avec Omar Sharif qui passe à côté de la plaque dans ses pronostics qui donnent le tic, qui viendra à l'hippodrome Lalla Malika à qui des gnaouis rendent hommage chaque jour, en passant dans les quartiers populaires, avec «Lalla Malika El Alaouiya» qui envoûte les femmes sur leur passage.
Azemmour, enfin réhabilitée alors que pendant longtemps, il n'y avait ni peintre, ni galeriste maniériste ou salafiste pour s'installer dans une médina en ruines où seul Habouli du pays et Abdelkader Ben Kemoun ont osé ouvrir un atelier. Abdelkader, le turbulent qui n'a pas eu besoin de porter un turban pour faire couleur locale en laissant sa boîte vocale embêter un bocal... stop.
Sortir. Bœuf au Pietri sans bœuf sur le toit en ces nuits printanières, avec un saut au live du Bario Latino, l'indémodable de l'Agdal où les musiciens nous font oublier le Rabat dans le baba. Au Too Much, ambiance très hard dans ce Haut Agdal calme et retour chez le pionnier au centre-ville où Réda répond au téléphone par boîte sophistiquée.
Côté tables affables, on garde les mêmes adresses. Sans oublier Avanti à Mohammédia, reine de la friture fraîche avec ou sans mayonnaise aux fines herbes. stop.
A lundi. nordine ben mansour.


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