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Parité de genre dans la région MENA : Faible taux de participation de la Marocaine à la vie active
Publié dans L'opinion le 11 - 03 - 2016

13 des 15 pays, dont le Maroc, de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) affichent les plus faibles taux de participation des femmes à la vie active. Telle est, en tout cas, la principale conclusion tirée d'une étude effectuée par Ragui Assaad, économiste à la Banque Mondiale.
Compte tenu de ce faible taux de participation, la région perdrait l'équivalent de 27 % de son revenu. Ce chiffre donne la mesure de ce que le monde arabe pourrait accomplir en changeant de modèle économique, afin d'encourager le développement du secteur privé et de créer davantage d'emplois, et en facilitant le travail des femmes tout en le rendant socialement plus acceptable, affirme la Banque Mondiale, selon l'étude co-rédigée par Ragui Assaad, Equality of Opportunity in Education in the Middle East and North Africa, dont les résultats ont été présentés récemment à la Banque Mondiale
C'est le Yémen qui affiche le taux le plus bas, suivi par la Syrie, la Jordanie, l'Iran, le Maroc, l'Arabie Saoudite, l'Algérie, le Liban, l'Égypte, Oman, la Tunisie, la Mauritanie et la Turquie.
Pourquoi le taux d'activité des femmes est-il si modeste dans la région MENA, où les filles sont autant instruites que les garçons et, souvent, réussissent mieux à l'école, s'interroge l'étude?
En Arabie Saoudite, les filles ont de meilleures notes en sciences et en mathématiques. En Iran, on constate que les filles ont rattrapé les garçons, inversant l'écart de résultats, entre 1999 et 2007, à la fois en mathématiques et en sciences. En Jordanie, les niveaux d'études ont toujours été très élevés, les filles faisant mieux que les garçons depuis des décennies.
Les notes plus élevées obtenues par les filles en mathématiques à Bahreïn, Dubaï, Oman, au Qatar et en Arabie Saoudite contrastent toutefois avec les tendances mondiales. Cela pourrait indiquer que, dans les économies pétrolières, les garçons ne sont pas incités à bien travailler à l'école parce qu'ils ont un statut « privilégié » : ils entreront dans la fonction publique et seront rémunérés par l'État.
Pourquoi donc n'y-a-t-il pas davantage de femmes scientifiques ou ingénieurs sur le marché du travail ?
Parmi les nombreux facteurs économiques mis en évidence par Ragui Assaad, trois sont particulièrement déterminants : i) la structure patriarcale des États de la région ; ii) la prédominance des emplois publics et le faible nombre d'emplois dans le secteur privé ; et iii) un environnement de l'entreprise qui exclut les femmes en raison d'une conception traditionaliste de leur rôle et de l'absence de système prenant en charge les coûts liés à la maternité et à la famille.
Premièrement, le cadre socio-économique (tout particulièrement dans les pays pétroliers) décourage les femmes de travailler alors même qu'il les encourage à faire des études. Les revenus pétroliers directs et indirects perpétuent les structures familiales patriarcales, car l'État lui-même agit en « patriarche » vis-à-vis de ses citoyens : il leur procure emploi et revenu. Cette tutelle de l'État ne fait probablement que renforcer la conception traditionaliste du rôle des femmes. Les revenus pétroliers structurent aussi l'économie en la détournant des secteurs à dominante féminine.
Deuxièmement, dans un État patriarcal, le secteur privé est généralement faible et dépendant, et il ne souhaite pas, ou ne peut pas, prendre en charge le coût du rôle maternel des femmes, ce qui fait largement obstacle à la participation des femmes au marché du travail.
Troisièmement, l'environnement de l'entreprise dissuade les femmes de travailler. Aucun pays arabe n'a défini de quota de femmes dans les Conseils d'administration des entreprises. Pour la Banque Mondiale, seuls le Maroc et Djibouti ont adopté une législation qui lutte contre les discriminations fondées sur le sexe à l'embauche et qui est axée sur l'égalité de rémunération à travail égal.
La Banque Mondiale note, par ailleurs, que même si les taux d'activité chez les femmes sont plus faibles dans les pays du Golfe que dans d'autres économies riches, ceux du Bahreïn, du Koweït, du Qatar et des Émirats Arabes Unis sont parmi les plus élevés dans la région MENA. C'est peut-être, là encore, parce que le secteur public, où la plupart des femmes arabes préfèrent travailler, est très étendu dans ces pays (l'Arabie Saoudite fait exception, avec un taux d'activité féminine qui avoisine 21 %, d'après l'édition 2016 du rapport « Les femmes, l'entreprise et le droit », affirme la Banque.


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