Aziz Akhannouch anticipe la fin de la guerre en Iran et une baisse des prix des carburants    Ryanair pourrait choisir le Maroc pour ses futurs centres de maintenance à 800 millions de dollars    La majorité parlementaire salue l'action de l'Exécutif qui a permis d'atténuer l'impact des fluctuations    Coopération sécuritaire : Le Maroc et la Suède scellent un partenariat stratégique lors d'une visite de Hammouchi à Stockholm    Ministre française de l'Agriculture : des discussions en cours pour la reprise des exportations bovines et un SIAM érigé en moment fort de coopération    Maroc : la production animale contribue de 35% au PIB agricole    Industrie marocaine : un taux de parité global à 41%    La Bourse de Casablanca termine en territoire positif    Revue de presse de ce mardi 21 avril 2026    Iran: aucune délégation n'est encore partie pour des pourparlers au Pakistan avec les Etats-Unis    Les États-Unis en "position très forte" pour négocier avec l'Iran, selon Trump    Les Lionnes de l'Atlas remontent dans le classement FIFA    HAC : Sofiane Boufal ne veut pas forcer sa participation au Mondial 2026    CAN U17 : tests IRM, indispensables pour une compétition équitable    Baouf nominé pour le prix du meilleur joueur de la deuxième division néerlandaise    « Chikaya Santé »: 764 réclamations enregistrées sur la plateforme en quatre jours    Syndicats : les raisons d'une perte de vitesse structurelle    IPTV, streaming… Le Maroc sort l'artillerie lourde contre le piratage    M. Bourita participe à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes    ONU: Omar Hilale scelle un partenariat stratégique entre la Commission de consolidation de la paix et la Banque mondiale    Corruption : Museveni sonne l'alarme nationale    Narcotrafic : Le Nigéria durcit le ton    Démantèlement des camps de Tindouf : Un responsable américain chez le Polisario    L'Office des changes engage une transformation structurante de son organisation    Tourisme : 1,37 million de visiteurs en février    SIAM : Rabat et Lisbonne concluent à Meknès un partenariat d'avenir    Tbourida : Au cœur de l'héritage équestre guerrier du Maroc    Haltérophilie : L'appel de l'ex-champion Abderrazak Saktiwy pour surmonter sa paralysie    Fès : le MAS va lancer son académie de football pour 100 MDH    Inquiétudes en Espagne face à l'influence croissante du Maroc à Ceuta et Melilla    Campaña agrícola 2025-2026: Se prevé una cosecha de cereales de cerca de 90 millones de quintales    Moroccan Portuguese cooperation strengthened at SIAM    Moroccan Football Federation unveils stylish 2026 World Cup collection    Santé : Le chantier des GST, une transformation structurelle du mode de gestion    Le Réseau mlfmonde célèbre ses 30 ans au Maroc (VIDEOS)    Hajj in Morocco: Between Official Figures and the Chaos of "Courtesy Visas" — Where Is the Ministry of Endowments?    Le Maroc, leader incontesté du patrimoine culturel dans le monde arabe    Es-Semara : des peintures rupestres et un atelier de pigments mis au jour à Jdiriya    Droits d'auteur : la loi 2.00, un cadre juridique solide... dépassé par le numérique    Fally Ipupa fête 20 ans de musique avec « XX »    55e Festival National des Arts Populaires : Marrakech célèbre l'âme vivante du Maroc    Le cinéma africain en lumière à la Nollywood Week 2026    Bétis : Abdessamad Ezzalzouli change de cap, un transfert imminent ?    Violence à l'encontre des enfants : une enquête nationale pour quantifier le fléau    Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde dévoile sa 29è édition    Casablanca : "Manga F'lmdina", une immersion japonaise au cœur de la Villa des Arts    Espagne : Le Polisario tente de torpiller une conférence animée par un de ses anciens membres    Flux Migratoire : la Méditerranée occidentale en hausse malgré la baisse globale des migrations vers l'UE en 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les startups au Maroc : Un marché qui attire de plus en plus l'attention des investisseurs étrangers
Publié dans L'opinion le 06 - 07 - 2016

Les Startups sont un marché qui se développe rapidement au Maroc. Tel est, en tout cas, le constat d'Oxford Business Group, un cabinet d'intelligence économique basé à Londres, livré dans une note d'information intitulée : « Startups au Maroc : une industrie en pleine évolution ».
En 2015, cinq fois plus de startups ont été créées au Maroc comparé à 2012. Le pays compte également quatre nouveaux incubateurs et accélérateurs ciblant tout un éventail de marchés spécialisés, selon OBG.
Parmi eux, figure NUMA, un accélérateur français qui s'est associé à l'incubateur marocain Eiréné4Impact,en janvier 2016, pour apporter au pays tout un réseau de mentors internationaux et encourager la collaboration et l'innovation.
Parmi les programmes lancés l'année dernière figurent l'incubateur Dare Inc, fondé par le Centre Marocain pour l'Innovation et l'Entrepreneuriat social (MCISE), l'Espace Bidaya
(un incubateur développé par l'acteur français Le Comptoir de l'Innovation) et le Cluster Solaire, spécialiste des technologies vertes.
D'autres pourraient également voir le jour. L'accélérateur Flat6Labs, basé au Caire et spécialiste du financement et de l'accompagnement de startups dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, chercherait en effet à s'implanter au Maroc.
« Le Maroc offre un grand potentiel en tant que prochain puissant centre pour les startups dans la région », a déclaré en septembre dernier Ramez Mohamed, PDG de Flat6Labs, lors d'une conférence dédiée aux startups.
Pour que ce marché réalise son plein potentiel, a-t-il relevé, les secteurs public et privé devront travailler ensemble à l'identification des meilleures startups ainsi qu'au financement, au soutien et à l'exposition dont elles ont besoin.
Mehdi Alaoui, cité lui-aussi par OBG, a fondé ScreenDy, une entreprise informatique marocaine qui propose une plate-forme cloud de développement d'applications mobiles sur plusieurs plate-formes. Pour lui, le développement des applications affiche un grand potentiel de croissance, car il n'exige pas beaucoup de capital.
« On compte dans le monde 35 millions de développeurs, mais seulement 3 millions font des applications, a-t-il déclaré à OBG. La demande est actuellement cinq fois supérieure à l'offre. Alors que le marché mondial des applications devrait selon les estimations passer de 100 milliards de dollars aujourd'hui à 500 milliards de dollars d'ici à 2020, le développement d'applications constitue l'un des segments les plus porteurs du secteur informatique. »
MNF, seul investisseur
de capital-risque
En dépit de cette performance que connait cette industrie, des défis restent encore à relever, dont l'accès au financement qui demeure un point d'achoppement pour les jeunes entreprises. Le Maroc Numeric Fund (MNF), créé par la Caisse de Dépôt et de Gestion en coopération avec trois des plus grandes banques du pays – la Banque Centrale Populaire, la Banque Marocaine du Commerce Extérieur et l'Attijariwafa Bank – est actuellement le seul investisseur de capital-risque présent sur le marché marocain des startups. Et seule une poignée d'entités, parmi lesquelles Réseau Entreprendre Maroc (REM) et Eiréné4Impact, offre des financements d'amorçage, affirme OGB.
Créé en 2009 avec une valorisation s'élevant à 100 millions de dirhams (9,2 millions d'euros), le MNF investit entre 1 million (108 000 euros) et 4 millions de dirhams (435 000 euros) dans les startups informatiques, avec la possibilité d'une enveloppe supplémentaire en échange de prises de positions dans l'actionnariat des sociétés bénéficiaires.
De 2010 à juin 2015, le MNF a investi dans 13 startups locales, mais tel que l'explique Omar El Hyani, directeur de l'investissement au MNF, ces investissements sont dans une grande mesure restés tributaires des ventes enregistrées par les startups.
De son côté, leRéseau Entreprendre Maroc octroie des « prêts d'honneur » à hauteur de 10 000 dollars, assortis de conditions avantageuses de remboursement et de taux d'intérêt faibles, voire à 0 %. Quant à Eiréné4Impact, il offre des financements d'amorçage allant jusqu'à 150 000 dollars, selon les médias locaux.
Fondé en 2012, le MCISE (organisme à but non-lucratif) fournit, lui-ausii, financement et accompagnement aux jeunes entreprises, notamment dans l'informatique. Il offre à la fois prêts et subventions. Les entreprises en phase initiale peuvent ainsi bénéficier de prêts à taux zéro qui couvrent entre 50 et 90 % de leurs dépenses, et allant jusqu'à 4 millions de dirhams (365 570 euros).
Parallèlement, la branche entrepreneuriat de l'Office Chérifien des Phosphates (OCP), organisme public parmi les plus dynamiques du pays dans la promotion des startups, œuvre à séduire le secteur privé via son réseau OCP Entrepreneurship Network, fondé fin 2013.
Ce réseau accompagne les entrepreneurs et les met en contact avec des chefs d'entreprise. Selon son rapport annuel de 2015, il a aidé à la création de quelque 600 emplois au cours de ses deux premières années d'existence, en soutenant 577 entreprises et en formant près de 9 660 entrepreneurs.
Selon M. Alaoui, le soutien financier apporté par l'Etat a été un véritable catalyseur pour l'industrie des startups locales. Mais pour véritablement stimuler l'investissement privé et encourager les jeunes entrepreneurs, il estime qu'il faudra plus d'incitations financières.
« Nous avons besoin d'incitations fiscales visant à stimuler l'investissement des particuliers dans les startups au Maroc », a-t-il déclaré à OBG. « En dépit de la croissance des associations, il y a 250 startups au Maroc, contre 2 500 en France et 14 500 aux Etats-Unis » a-t-il ajouté.
La définition qu'on donne souvent au startup, c'est qu'il est un mot anglais d'origine américaine, ellipse de startup company. Il est composé de start (commencer, en anglais) et d'up, notion de hauteur, d'élévation. Il s'agit donc littéralement d'une « société qui démarre ».
La startup (ou jeune pousse) est une jeune entreprise innovante à fort potentiel de croissance qui fait souvent l'objet de levées de fonds.
On parle également de startup pour une entreprise en construction qui n'est pas encore lancée sur le marché commercial (ou seulement à titre expérimental). Elle est en phase plus ou moins longue de développement d'un produit, de test d'une idée, de validation d'une technologie ou d'un modèle économique. Le risque d'échec est supérieur à celui des entreprises traditionnelles du fait des petites tailles et du manque de visibilité de ces structures.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.