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Le directeur artistique de festival Mawazine :La stabilité du Maroc a encouragé « whitney houston » à participer au festival.
Publié dans Maghreb Observateur le 30 - 04 - 2008

Par :Chama Darchoul – Rabat
C'est la première fois que vous présidez le festival Mawazine, certes c'est une grande responsabilité, comment vous vous êtes préparés pour cette septième édition, et quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés pendant cette préparation pour que le festival se différencie par rapport aux éditions précédentes ?
Aziz Daki:
Je me suis préparé de la meilleure façon pour répondre à l'ambition assignée à ce festival. Le travail sur Mawazine a été exclusif et a nécessité un grand dévouement. Il fallait concilier exigence de qualité et popularité des spectacles. C'est un équilibre très difficile à observer, parce qu'on risque à tout moment de tomber dans des concerts plus populaires que qualitatifs, ce qui risque d'ébranler l'identité du festival.
De grands calibres dans le monde arabe et occidental ont été convié à cette édition, est ce que cela pourrait constituer un handicap dans la programmation de la prochaine édition ?
Aziz Daki:
Absolument pas ! Les artistes ne sont pas une denrée rare. Chaque année apporte son lot de nouvelles stars. Il ne faut pas oublier que c'est l'actualité d'un artiste qui détermine son invitation à Mawazine.
Whitney Houston est revenu sur scène après huit ans d'absence, comment vous avez pu la convaincre de venir animer la soirée de clôture du festival Mawazine Sachant que c'est la première fois qu'elle se rend dans un pays arabe?
Aziz Daki :
Je travaille avec les agents directs des artistes, ce qui évite la perte d'énergie, d'argent et permet une communication directe. Whitney Houston revient sur scène avec un album annoncé comme l'événement musical de la fin 2008. C'est cette actualité qui a dicté d'abord le choix de cette artiste. Après, il a fallu convaincre son management sur la qualité des prestations techniques au Maroc et sur la sécurité qui règne dans le pays. Le Maroc bénéficie d'une excellente image aux USA : pays tolérant, ouvert sur l'autre et sécurisé. Sans la conjonction de ces trois composantes, il aurait été très difficile d'avoir Whitney Houston à Mawazine.
Le festival Mawazine rythme du monde comme son nom l'indique doit représenter la musique du monde entier, vous avez réussi de rassembler les musiciens et les artistes de tout les continents à l'exception de l'Australie, pourquoi cette mise à l'écart ?
Aziz Daki :
Oui, la prochaine édition je suis déterminé à avoir des artistes représentants les cinq continents. C'est une lacune qui sera certainement comblée pendant la huitième édition de Mawazine. Ceci dit, on peut dire que les cinq continents étaient présents à Mawazine si l'on tient compte du colloque international, intitulé Musiques du monde et diversité culturelle, auquel a pris part John Drudmmond, un musicologue new zélandais.
Le don royal pour les jeunes artistes a marqué cette septième édition est ce que le support de ces talents va s'arrêter a ce don, et quand est il pour les vainqueurs du concours Génération Mawazine, et pourquoi est ce qu'il n'y aurait pas de concours pour les jeunes musiciens et animateurs ?
Aziz Daki :
Le don royal en direction des jeunes musiciens qui participent au festival Mawazine revêt une grande importance. Cela signifie que Sa Majesté le Roi Mohammed VI encourage les formes musicales pratiquées par les jeunes musiciens. C'est un signe très fort d'ouverture du Maroc à toutes les expressions musicales. D'ailleurs les témoignages des artistes qui ont bénéficié de ce don vont dans le sens d'une reconnaissance salutaire, puisque ce don va leur permettre de produire leur prochain album.
Le festival Mawazine accorde beaucoup d'intérêt aux jeunes musiciens. Et pour preuve le concours Génération Mawazine qui récompense chaque année trois lauréats par l'édition d'un album et une scène dans le festival Mawazine.
Le timing du festival concorde avec les examens universitaires et le faite d'installer la scène de Qamra et de convier de grandes stars qui ont un impacte considérable sur les jeunes a été contesté par de nombreux étudiants qui ont élaboré une note qui a été reprise par la presse qui accuse les organisateurs de déranger les étudiants.
Qu'est ce que vous répondez ?
Aziz Daki:
On ne pourra jamais éviter de mécontenter certaines parties de la population. Aucun festival ne peut trouver une période sans contestation. Ce qu'il faut savoir, c'est que si Mawazine réussit à avoir une brochette de stars, c'est parce qu'il se déroule durant une période où il n'y a pas encore beaucoup de festivals. La chose aurait été plus difficile si le festival avait lieu en juin, juillet ou août. La période d'un festival permet aussi de l'identifier. Pour beaucoup de personnes, Mawazine, c'est la deuxième moitié du mois de mai. Et puis, avec de l'organisation, on peut préparer les examens et assister à certains concerts qui ne commencent que vers 21h.
Si vous avez à faire une auto critique, comment vous évaluez le festival Mawazine dans la septième édition ? Quelles sont les failles à éviter pour la prochaine édition ?
Et quelles seront vos plans pour que Mawazine garde son notoriété et de poursuivre son succès ?
Aziz Daki:
La septième édition de Mawazine a été une réussite. Nous avons eu tous les jours des scènes avec une fréquentation record, la qualité des concerts était très bonne. Nous n'avons enregistré aucune annulation sur plus de 100 concerts. C'est très rare. Rabat a vibré aux rythmes du monde. Tous les quartiers ont été concernés par la fête. Plus de 1, 2 millions personnes se sont rendues aux neuf sites du festival. Ce bilan nous engage à faire mieux l'année prochaine.
Docteur en littérature et en histoire de l'art, Aziz Daki entame sa carrière professionnelle en tant que journaliste au quotidien «Aujourd'hui Le Maroc», avant de rejoindre l'Université d'El Jadida où il enseigne dans le département «langue et littérature françaises». Ce jeune ambitieux est, aussi, l'auteur de deux livres et de plusieurs textes sur les arts plastiques au Maroc. Dans son journal saharien, il a su conjuguer son talent de reporter et sa sensibilité de critique d'art pour tenir un carnet de route qui est en quelque sorte une véritable invitation au voyage adressée au lecteur.
A. Daki a représenté le Maroc dans plusieurs manifestations culturelles de grande envergure dont le troisième colloque international «Chantier Sud Nord», comme il a pris part à la création du Festival «Printemps d'Azemmour


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