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Dounia Filali, la pied nickelée du tout petit écran, cherche asile
Publié dans Maroc Diplomatique le 05 - 01 - 2022

Faute de terre accueillante, c'est en France que l'aficionada de la morale publique marocaine, youtubeuse et selon ses dires « influenceuse » aux quelques 250 000 abonnés, Dounia Filali, refait surface. Vraisemblablement en manque de lumière, autre que celle de son projecteur personnel à leds, c'est dans les pages du quotidien français Libération que la pourfendeuse de corrompus et d'oppresseurs, née Moustaslim comme elle aime à le rappeler, a trouvé une attention. Et une fois n'est pas coutume, c'est le récit de sa vie et de celle de son mari, Adnane Filali, qui s'y déverse.
Rappelons pour mémoire la spécialité dont s'est faite maîtresse l'animatrice de ses propres émissions : « dénoncer la gouvernance du Maroc en s'en prenant au plus haut personnage du royaume », clairement dit, sa Majesté le Roi. Rien que cela.
Au pays du soleil levant, depuis 2017
Dans une tentative misérabiliste à peine voilée, le couple Filali revient sur son épopée asiatique démarrée en 2017 et finalement semblant loin d'être si désagréable que cela. L'on apprend notamment qu'en dépit d'une « intense campagne de diffamation et de haine en ligne à son encontre » en suite d'un mic-mac avec un compte snapchat anonyme nommé « Hamza mon BB » sur lequel elle aurait mené des « investigations », entre autres faits d'armes de « lanceuse d'alertes » dont nous ne donnerons pas plus d'importance ni de fondements ici, Madame a pu continuer ses activités « télévisuelles » sur sa chaîne Youtube en toute quiétude, alors que Monsieur fonde « entre autres », une société de vente en ligne de téléphones mobiles. Evidemment et à plusieurs milliers de kilomètres des terres chérifiennes, investiguer tambour battant en matière de politique intérieure du royaume ne peut mener objectivement que dans l'analyse fantaisiste et le commentaire plus qu'aléatoire.
Un train de vie coûteux
De l'article fleuve de notre confrère français Libération, une question vient immédiatement à l'esprit : Comment les comparses Filali ont pu financer leur expatriation en Chine durant près de quatre années, sans véritablement démontrer au moins un emploi stable ? Alors que le coût de la vie dans le pays est réputé cher et se négocie avec appétence en dollars US, notamment en matière de logements aux expatriés étrangers, l'on peut s'interroger. Si rares sont les « youtubeurs » à faire fortune sur la mythique plateforme web hormis quelques stars usant d'une notoriété, ou tout du moins d'un certain talent, le doute est largement permis quant à tirer un revenu suffisant d'une chaîne ne totalisant que quelques 250 000 abonnés. Qui plus est dont les thématiques et émissions sont diffusées en Darija et par conséquent limitées en audiences !
Du côté de Monsieur, même doute s'agissant de l'aventure entrepreneuriale dans un pays dont le souverain monopole chinois est roi et les capitaux étrangers fort bien contrôlés. Pas plus que l'on ne connaisse une filière asiatique au couple Dounia et Adnane Filali et encore moins de réserves familiales, pour tels décrits comme « des gens du peuple » par leurs quelques soutiens.
La légitimité d'une demande d'asile en France
Atterri sur le sol français le 29 juillet 2021, le couple Dounia et Adnane Filali, qui se prétendent tous deux journalistes indépendants sans pour autant en démontrer la qualité, exerce une demande d'asile auprès des autorités compétentes arguant du fait de se trouver menacé ainsi qu'en danger de mort à Shenzhen (Chine). Alors qu'une première enquête judiciaire diligentée en Chine est restée vaine et classée faute d'éléments probants, les deux voyageurs ne démontrent pas plus qu'ils encourent les mêmes risques et menaces dans leur pays d'origine, à savoir le Maroc. L'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) va donc devoir statuer sur le bien-fondé d'une situation éventuelle de réfugiés, puisque passeports marocains en mains, aucune apatridie ne saurait être retenue au regard des accords internationaux. Pas plus qu'une position victimaire à seules fins médiatiques et que piètrement encouragée par une poignée militante bien-pensante, ne suffit à détourner.
Enfin, il a semblé échapper à nos deux apprentis « journalistes d'investigation » le contexte politique en France, notamment d'une part par la réduction drastique des conditions d'entrées sur le territoire national des ressortissants de pays arabes et plus particulièrement du Maghreb, d'autre part par les échéances électorales majeures à venir par la fin du mandat présidentiel, ainsi que d'un renouvellement par conséquent du futur gouvernement français à mi-2022.
Il y a donc fort à parier que Dounia et Adnane Filali ne bénéficieront que d'un répit simplement lié aux délais de traitements en pareille procédure, relativement longue et pouvant faire l'objet de plusieurs recours notamment judiciaires, avant de se voir convier à plier bagages vers une autre destination puisqu'eux-mêmes rejettent la patrie qui les a vu naître. Et cela, c'est factuel.
En espérant que celle-ci puisse leur permettre l'accès à une bonne école de journalisme !


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