Tindouf : Les minorités tribales protestent, la majorité proche de l'Algérie observe le silence    Décès de l'ancien ambassadeur marocain Aziz Mekouar    Déchets industriels : une manne de milliards dans le viseur des douanes    Casablanca : Le consulat des Etats-Unis déménage à Casa Finance City    Strasbourg : Samir El Mourabet claque un but exceptionnel et confirme    US Consulate in Casablanca moves to new compound in Casa Finance City    Le temps qu'il fera ce dimanche 5 avril 2026    Les températures attendues ce dimanche 5 avril 2026    Guterres appelle à intensifier la lutte contre les mines antipersonnel    La DGSN arrête un homme ayant commis une tentative de meurtre    RNI: «La Voie de l'Avenir» en mode féminin    Le Roi Mohammed VI félicite le président sénégalais à l'occasion de la fête d'indépendance de son pays    Le Polisario gêné par la visite d'une délégation de l'ONU à Tindouf    Agadir : Un professeur de l'Université Ibn Zohr condamné pour vente de masters    L'ancien ambassadeur du Maroc Aziz Mekouar n'est plus    Anwar El Ghazi obtient gain de cause contre le FSV Mayence 05 pour ses propos sur la Palestine    Un chantier sanitaire sans précédent au Maroc : la réhabilitation de 1 400 établissements de soins primaires redessine la carte de l'offre et rapproche les services de plus de 20 millions de citoyens    Strong winds and dust storms expected across Morocco on Monday    Morocco: Osteopathy, a growing practice still largely unregulated    Casablanca : Dislog Group Food en force à MAROCOTEL 2026 (VIDEO)    Ligue 1: Hakimi dispute son 200e match avec le PSG    Mercato : Brahim Diaz au cœur d'une bataille en Premier League !    OM : Nayef Aguerd reprend, mais son retour à la compétition attendra    Pourquoi Rabat coche les cases de la smart city    Free étend son forfait Free Max au Maroc avec la fin du roaming international    BMCE Capital accélère sur l'IA avec CAP'AI Reverse by BK    Position extérieure globale du Maroc : les derniers chiffres    Ouarzazate: aménagements et rénovations à Ksar d'Ait Benhaddou    Iran : les exportations de brut résistent et progressent malgré les menaces américaines    Maroc : les industriels optimistes pour les trois prochains mois    Al Akhawayn et Impact Education lancent une nouvelle approche pédagogique    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    Epic Fury. Les Américains ont récupéré les deux membres d'équipage de l'avion abattu    Iran. Deux nouvelles exécutions d'opposants aux mollahs    Iran: l'armée dit avoir touché un second avion de combat américain, qui s'est abîmé dans le Golfe    Sahara : Le Royaume-Uni réaffirme son soutien au plan d'autonomie    Hervé Renard confirme sa présence au Mondial avec l'Arabie saoudite et tacle ses détracteurs    Gennaro Gattuso quitte la sélection italienne après l'échec de la qualification au Mondial    CSO 4* de la Garde Royale: Le cavalier Ghali Boukaa remporte le Prix SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan    Marrakech : le théâtre universitaire fait sa rentrée des consciences    Art.ibat : la Cité internationale des arts ouvre ses portes aux artistes marocains    Orchestre symphonique du Maroc : un concert pour l'éternité    Intérieur : quelque 73.640 tentatives d'émigration irrégulière avortées en 2025    Conseil des ministres arabes de l'Intérieur : le Maroc réaffirme son soutien aux pays arabes    Mode au Bénin : 5 créateurs qui redéfinissent le luxe    Maroc : Bob Maghrib revient sur scène tambour battant    Musique : Sylent Nqo en duo inédit avec Mann Friday    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Donald Trump renoue avec les interdictions de voyage : 19 pays visés, sécurité nationale invoquée
Publié dans Maroc Diplomatique le 05 - 06 - 2025

En annonçant mercredi 4 juin une interdiction de voyager pour les ressortissants de 19 pays, Donald Trump fait resurgir les fantômes de ses premières années de présidence. Ce nouveau décret présidentiel, qui prendra effet le 9 juin, interdit l'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de 12 Etats, dont l'Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo, la Guinée équatoriale, l'Erythrée, Haïti, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Parallèlement, il restreint partiellement l'accès aux citoyens du Burundi, de Cuba, du Laos, de la Sierra Leone, du Togo, du Turkménistan et du Venezuela.
Ce "travel ban" massif, que l'exécutif américain justifie au nom de la "sécurité nationale", constitue la mesure la plus sévère adoptée par l'administration Trump depuis son retour à la Maison Blanche en janvier dernier. Selon le site d'information Politico, la décision était "en préparation depuis des mois" et s'inscrit dans une logique de durcissement de la politique migratoire, érigée en pilier central de la campagne républicaine.
La liste des pays ciblés, disparate et géopolitiquement sensible, ravive le débat sur l'utilisation des arguments sécuritaires à des fins électorales. Pour la Maison Blanche, ces restrictions visent à "protéger les citoyens américains contre les menaces extérieures" en renforçant les contrôles aux frontières. "Ces Etats présentent des vulnérabilités systémiques en matière de sécurité et de renseignement", justifie l'administration, sans pour autant fournir de précisions détaillées sur les menaces alléguées.
Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. Plusieurs chancelleries ont dénoncé une mesure discriminatoire, tandis que des organisations de défense des droits de l'homme redoutent un retour aux pratiques stigmatisantes qui avaient marqué le premier mandat de Donald Trump.
Lire aussi : Donald Trump écarte la possibilité d'une « paix immédiate » entre la Russie et l'Ukraine
Ce nouveau décret rappelle inévitablement le premier "travel ban" de 2017, à l'époque dirigé principalement contre des pays à majorité musulmane. Cette mesure controversée avait déclenché une vague de contestations judiciaires et de mobilisations populaires, forçant l'administration à revoir sa copie à plusieurs reprises. Finalement, après un long bras de fer avec les tribunaux, une version plus restreinte avait été validée par la Cour suprême en 2018.
La nouvelle décision de l'exécutif américain semble s'inspirer directement de ce précédent. Pourtant, les circonstances internationales ont évolué et la liste des pays visés ne se limite plus au seul critère religieux. La présence de nations comme Cuba et le Venezuela traduit une dimension géopolitique plus large, qui mêle préoccupations sécuritaires et calculs stratégiques, notamment dans la rivalité avec des Etats jugés "hostiles" par Washington.
Un climat électoral sous tension
Cette interdiction survient dans un contexte électoral incandescent, alors que Donald Trump tente de consolider sa base conservatrice en martelant son agenda sécuritaire. La rhétorique de la "forteresse assiégée" semble à nouveau mobilisée, à quelques mois de l'élection présidentielle, pour séduire un électorat sensible aux thématiques de l'immigration et de la protection des frontières.
Reste à savoir si cette mesure sera à nouveau contestée devant les tribunaux américains. Les associations de défense des libertés civiles, qui avaient remporté plusieurs victoires en 2017, laissent déjà entendre qu'elles envisagent de nouvelles actions en justice pour dénoncer une décision jugée arbitraire et discriminatoire.
En relançant le spectre des interdictions de voyage, Donald Trump confirme son inclination à gouverner par décrets-chocs, alimentant les divisions et les inquiétudes tant sur le plan intérieur qu'à l'échelle internationale. Cette nouvelle offensive contre les mobilités internationales pourrait, une fois de plus, polariser la société américaine et redéfinir les rapports de force diplomatiques à quelques mois d'une échéance électorale décisive.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.