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Algérie : Bouteflika les secrets du quatrième mandat (Jeune Afrique)
Publié dans PanoraPost le 23 - 04 - 2015

Pourquoi et comment, malgré un AVC qui l'a cloué dans un fauteuil roulant, le président de la République algérienne a décidé de rempiler en 2014. Enquête sur une candidature qui aura fait couler beaucoup d'encre.
Samedi 27 avril 2013, résidence d'Etat de Sidi Fredj, à 30 km à l'ouest d'Alger. Il est 12 h 30 quand Zhor Bouteflika, qui veille au confort du président, entre dans la chambre de ce dernier. Elle le découvre allongé sur son lit, immobile, le visage déformé par un rictus. Affolée, elle appelle au secours. Des gardes de la sécurité présidentielle accourent, rapidement rejoints par les proches collaborateurs du chef de l'Etat : son frère cadet et conseiller spécial Saïd Bouteflika, son médecin personnel, ainsi que le général-major Mohamed Mediène, alias Toufik, patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS).
Le président est évacué vers l'hôpital militaire d'Aïn Naadja. Sur place, les médecins diagnostiquent un accident ischémique transitoire (AIT), une variante d'accident vasculaire cérébral (AVC). "Sans séquelles", précisent-ils dans un communiqué diffusé le jour même. Vers 19 heures, une fois les autorités françaises prévenues, Abdelaziz Bouteflika est transféré à Paris à bord d'un avion du Groupe de liaisons aériennes ministérielles (Glam) et hospitalisé au Val-de-Grâce.
Un retournement imprévu
La nouvelle de l'hospitalisation à Paris du président fait l'effet d'une bombe. Pendant des mois, certains spéculeront sur sa démission, d'autres réclameront l'application de l'article 88 de la Constitution qui prévoit que, en cas de vacance du pouvoir en raison d'une maladie grave et durable du chef de l'état, le président du Sénat assure l'intérim pendant quarante-cinq jours avant la tenue d'une présidentielle anticipée.
Dans le sérail algérois, chacun croit détenir le nom de celui qui succédera au locataire d'El-Mouradia. Tout le monde ou presque prédit la fin politique d'Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999. Sauf l'intéressé, qui avait confié un jour à l'un de ses visiteurs étrangers : "J'aime Kadhafi parce qu'il est imprévisible."
Lui l'est tout autant, sinon plus. Fin stratège, celui qui fut ministre dès septembre 1962, à l'âge de 25 ans, connaît les arcanes du "système" mieux que quiconque. Un an après son AVC, le lundi 28 avril 2014, il prêtait serment dans un fauteuil roulant, après avoir été réélu onze jours plus tôt avec 81,53 % des suffrages, avant d'entamer, à 77 ans, un nouveau bail à la présidence.
Une réélection qui tient autant de la résurrection que de la prouesse politique. Comment cet homme que l'on disait sur le départ, affaibli, qui ne voyageait plus à l'étranger, ne s'adressait plus à ses concitoyens et ne réunissait son gouvernement que deux ou trois fois par an, est-il parvenu à retourner la situation à son avantage ?
Val-de-Grâce, début mai 2013. Dans cet établissement parisien où la discrétion est de rigueur, Bouteflika est pris en charge par l'équipe du cardiologue Jacques Monségu. Le président algérien est un familier des lieux. Depuis son admission en novembre 2005 pour soigner un "ulcère hémorragique", il y retourne fréquemment pour un suivi médical. Au fil des jours, en ce printemps pas comme les autres, son état de santé s'améliore sensiblement.
Il téléphone, fait des promenades, lit la presse et dresse même une liste de personnes qu'il souhaite recevoir. Dans le 8e arrondissement parisien, Saïd Bouteflika, qui a pris ses quartiers à l'hôtel George-V, veille au grain. Interface entre son illustre frère aîné, le Premier ministre, le chef d'état-major de l'armée et le patron du DRS, il filtre les communications, gère l'agenda présidentiel et donne des instructions aux ministres.
L'état de santé du raïs étant un enjeu électoral capital, ce conseiller à l'influence avérée instaure un black-out total autour de Bouteflika. Las ! En dépit des efforts de l'équipe médicale, le patient est victime d'un AVC plus grave que celui subi à Alger. Si le cerveau et la mémoire continuent de fonctionner, la voix devient presque inaudible. Le bras gauche et les membres inférieurs du président sont sérieusement touchés.
De quoi inspirer de vives inquiétudes au Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Peu de temps après avoir été reçu par Bouteflika, le 11 juin, aux Invalides, en compagnie d'Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée, il lâche devant l'un de ses amis : "C'est catastrophique ! Le président ne parle pas, ne bouge pas."
Qui succèderait à Bouteflika ?
Alger, juin 2013. Dans une capitale qui bruit de mille et une rumeurs, on échafaude mille et un scénarios. Qui va lui succéder ? Liamine Zéroual, 71 ans, l'ex-président qui a pris sa retraite en 1999 ? Sollicité par divers canaux, notamment par deux hauts gradés de l'armée, le général, qui coule des jours tranquilles à Batna, dans les Aurès, décline toutes les offres. "Je ne veux plus revenir, s'agace-t-il. Donnez le pouvoir aux nouvelles générations."
Mouloud Hamrouche, 70 ans, l'homme des réformes sous la présidence de Chadli Bendjedid, celui-là même qui fut poussé à la démission en juin 1991 après la grève insurrectionnelle du Front islamique du salut (FIS) ? Ceux qui connaissent le colonel expliquent qu'il n'ira pas aux élections sans un signal fort des militaires. Or, selon Khaled Nezzar, jadis homme fort de l'armée, Hamrouche traîne un vieux contentieux avec cette institution.
"Il nous a trahis un jour, il nous trahira toujours", s'emporte le bougon général. Ali Benflis, 68 ans, candidat malheureux à la présidentielle de 2004 ? En retrait de la vie politique, l'ancien chef de gouvernement, entre 2000 et 2003, et patron du FLN, avant d'être déchu, prépare discrètement son retour. "Je serai candidat, même si le président décidait de briguer un quatrième mandat", assure-t-il à maintes reprises.
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