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La rançon de la mise à niveau
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 21 - 10 - 2003

La Nouvelle Somatam persiste et signe. La profronde crise de la filière cuir n'est pas causée par elle. Au contraire, sa mise à niveau bien engagée lui assure une position de leader. Ce qui n'est pas du goût de ses concurrents. Entretien avec Hassan Motahar Al Turkey, directeur de la société.
ALM : Quelles sont, selon vous, les raisons de ce que vous appelez «cabale médiatique» contre la Nouvelle Somatam ?
Hassan Motahar Al Turkey : En fait, je me pose tout simplement la question pourquoi mes concurrents directs ont eu recours à un dénigrement systématique et continuel de Somatam ? Les règles élémentaires d'une bonne concurrence ne sont pas respectées. Au lieu de procéder à la mise à niveau réelle de leurs entreprises, ils préfèrent recourir à des lobbies, garants de leurs intérêts consentis. Les journaux, surtout partisans, ont ouvert leurs pages à leurs doléances alors que mon avis n'a pas été sollicité. Je me tiens à leurs dispositions pour répondre point par point à leurs accusations. Est-ce que la Somatam est responsable de tous les maux de la filière cuir ? Ou alors, parce que je suis un étranger qu'on s'attaque à ma société ? Vous savez, le système libéral, s'il reconnaît le lobbying, ne dispense pas moins du travail de fond, au sein de la société. Ce n'est certainement pas en faisant un sit-in à répétition qu'on gagnera en compétitivité.
On vous accuse d'avoir licencié 260 de vos collaborateurs. Pour quels motifs ?
Le nombre que vous citez de 260 employés étaient tous des temporaires, sous contrat de 6 mois. Conformément à la législation marocaine, les indemnités revenant à chacun d'eux ont été versées. Les délais légaux de 48 heures respectés. Par contre, le sit-in organisé par 25 ex-employés faisait effectivement parti de la Somatam mais actuellement, ils sont des salariés de certains concurrents. Ils sont chargés de malmener notre société en faisant croire à l'opinion publique qu'ils ont fait l'objet d'un licenciement abusif. D'abord, l'aspect cyclique de notre activité nous pousse à recruter des intérimaires. Ensuite, lorsque j'ai pris en charge la société, elle ne comptait que 52 employés. Actuellement, elle en compte 700. Les investissements consentis, plus de 120 millions de DH, ont fait passer la capacité de production de 3 millions de m3 à 15 millions m3. Franchement, notre mise à niveau est exemplaire, n'en déplaise aux concurrents. Maintenant, il faut clairement me dire si je dois fermer cette activité avec les conséquences que cela peut avoir sur les 700 familles qui en vivent, ou alors qu'on nous laisse faire notre travail selon les règles du marché.
Justement, on vous accuse d'avoir violé les règles du marché. Vous procédez à des exportations frauduleuses de peaux semi-finies (Wet blue) dont l'export est soumis à une licence préalable ?
Comme je viens de le préciser, l'affaire é été surdimensionnée. Les pratiques de la filière sont connues de tous. Les représentants de la soi-disant Association Marocaine des Tanneurs (AMT) dont je vous mets aux défis de localiser, ont payé leur tribut comme tout le monde. Nous concernant, la page avec l'administration des douanes a été définitivement tournée. L'ensemble de nos arriérés, pénalités et autres droits ont été entièrement honorés.
Vous détracteurs laissent entendre que Somatam fait face à d'importantes difficultés financières. Que répondez-vous ?
Au contraire, les chiffres plaident pour nous. C'est de la malveillance pure. Nous envisageons même un investissement important à Marrakech avec la dernière génération des équipements de la filière. Cette unité offrirait, à terme, 300 postes de travail.
Pour Somatam, la production est passée de 3,5 millions pieds à 14 millions. Pour les chaussures notre production est passée de 250/jours à 3000/jours. En plus, comme je vous l'ai annoncé, les augmentations successives de capital nous ont permis d'avoir une assise financière confortable. Nous revendiquons 80% du marché du cuir fini et 80% des exportations. D'ailleurs, c'est assurément cette situation qui suscite des envieux. Mais je persiste, il faut s'attaquer à la mise à niveau de ses propres structures que de s'attaquer à Somatam. Nous ne sommes pas leaders par hasard. Les autres se doivent de suivre, de manière éthique et honorable, ou alors ils disparaîtront.


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