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L'avis tranché des Marocains
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 08 - 12 - 2016

Le Haut-Commissariat au Plan présente son enquête sur les Objectifs du développement durable (ODD)
Plus de 60% des Marocains sont sensibles aux changements climatiques et de leurs effets sur la régularité des pluies, le niveau des températures et le niveau des ressources en eau. C'est ce qui ressort de la présentation, mardi 4 décembre 2016, à Rabat des résultats de l'enquête nationale du Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur la perception par les citoyens des objectifs de l'Agenda international de développement durable (ODD) et des conditions de leur réalisation au Maroc. Les avis recueillis par les personnes ayant répondu à cette enquête restent toutefois contrastés. Des perceptions négatives ont été relevées à plusieurs niveaux. 65% des répondants ont émis un avis défavorable quant à la gestion des liquides au moment où 26% autres ont souligné les insuffisances en matière d'assainissement. En outre, les Marocains dénoncent, dans l'enquête du HCP, les maux et les déficits sociaux. Les Marocains ont également exprimé leur mécontentement face au niveau de qualité et de sécurité des transports routiers ainsi que celui des espaces verts et de la forêt avec une large demande pour les protéger d'une plus grande sévérité dans le contrôle et la sanction. Notons que l'enquête du HCP a couvert plusieurs aspects relatifs aux Objectifs du développement durable, à savoir la dimension environnementale, la santé et l'enseignement, la croissance et l'emploi, la paix sociale, le niveau de vie, et l'égalité des sexes. D'autres éléments rentrent en considération, à savoir la promiscuité démographique dans les lieux d'habitat et la pollution de l'air.
La priorité est à l'emploi et l'enseignement
Interrogés sur la croissance, les sondés placent l'employabilité en priorité. Ils sont 57% à être convaincus que l'emploi doit être la finalité de la politique économique. En parallèle, 33% des Marocains ayant répondu à l'enquête misent sur l'amélioration des conditions de vie alors que la création de richesse nationale n'intéresse que 10% des répondants. Au niveau de l'enseignement, l'éloignement des établissements et l'insuffisance des équipements des structures sanitaires et scolaires constituent les principaux reproches des Marocains. Dans ce sens, la faiblesse des équipements sociaux, le faible niveau du personnel et le faible rendement externe sont largement pointés du doigt. L'enquête a également fait ressortir que 80% des interrogés ont inscrit leurs enfants dans l'enseignement public et 43% accordent leur préférence à ce secteur contre 30% qui souhaitent «une politique d'encouragement de l'enseignement privé».
La sécurité est de mise
Sur le plan de la paix sociale, la problématique de la criminalité n'a cessé de retentir. Plus de 2/3 des ménages considèrent que ce fléau est incarné dans leur environnement par les vols et agressions. A ce propos, les Marocains attribuent la criminalité au chômage et à la drogue. Un autre phénomène social préoccupe toujours les Marocains. Il s'agit de la corruption. Elle reste, en effet, un des maux majeurs qui préoccupent les Marocains. Selon le HCP, pas moins de 50% des personnes interrogées constatent la hausse de la criminalité dans tous les domaines et particulièrement dans le secteur de la santé. Les répondants appellent à cet effet à une plus grande sévérité de la justice. Concernant le niveau de vie, près de 44% des participants à l'enquête considèrent que la pauvreté est une réalité dans leur environnement. Plus de 80% estiment que la mendicité devient un phénomène «fréquent ou très fréquent». La raison, selon les sondés, n'est autre que le chômage et le gain procuré par cette pratique. Ce constat a été confirmé par 45% des interrogés. Questionnés sur la problématique du genre, plus de 71% attribuent l'origine des inégalités de sexe aux «valeurs héritées de la tradition et aux comportements innés chez l'homme». Les participants à l'enquête du HCP ont également été interrogés sur la parité dans l'héritage et la peine capitale. A ce niveau, 87% des répondants ont été contre le partage égal de l'héritage. Aussi, 50% des participants n'ont pas hésité à défendre l'abolition de la peine de mort.
Les principales conclusions de l'enquête
-La large incrimination de la pauvreté, du chômage et de la drogue dans les phénomènes de la violence.
-Les inégalités dans le domaine de l'emploi, la santé et des services sociaux à la corruption et au népotisme.
-Le peu de rigueur du système coercitif résulte des maux et déficits sociaux.
-L'existence dans la société d'une large demande d'ordre.


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