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Sécurité, santé, éducation...Voici le positionnement du Maroc à l'international
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 18 - 11 - 2020

L'IRES vient de publier son tableau de bord stratégique qui comprend plus de 200 indicateurs
L'Institut royal des études stratégiques (IRES) vient de publier son tableau de bord stratégique qui donne un aperçu du positionnement du Maroc sur le plan international dans les domaines politique, économique, social, culturel et environnemental. Il comprend plus de 200 indicateurs stratégiques, classés selon les dix domaines de veille stratégique de l'Institut. En matière de sécurité globale, le rapport signale un recul du positionnement du Maroc au niveau de l'indice global de paix. Le Royaume est ainsi passé de la 66ème place en 2008 à la 83ème place en 2020. Malgré ce recul, le Maroc est le 6ème pays le plus paisible au niveau de la région MENA. S'agissant de l'indice «Fagile State», le Maroc était classé à la 88ème place sur 177 pays en 2007 alors qu'en 2020, il occupe la 80ème position sur 178 pays. L'IRES note à ce sujet un positionnement intermédiaire du Maroc au titre de cet indice qui demeure contrarié par quelques facteurs, notamment la migration, la fuite des cerveaux ainsi que les inégalités de développement économique.
S'agissant de l'indice global de terrorisme, le rapport relève que «le Maroc, qui faisait partie dans un passé récent des pays «sans impact terroriste» a rejoint, en 2019, la catégorie des pays «à très faible impact». Cette situation pourrait être liée à l'attentat terroriste perpétré au Maroc en 2018, concernant le meurtre de deux jeunes touristes scandinaves par des individus prêtant allégeance à l'Etat islamique». Pour ce qui est de la sécurité intérieure, le rapport mentionne que l'effectif des fonctionnaires de police est en hausse mais demeure insuffisant.
Ainsi, le nombre de policiers pour 100.000 habitants est passé de 147 en 2003 à 200 en 2017. Quant au taux d'homicides volontaires, l'IRES signale une amélioration du classement international du Maroc au titre de cet indice, reflétant, entre autres, l'efficacité des actions préventives des forces de l'ordre en matière de lutte contre la criminalité. Ainsi, le Maroc est passé de la 30ème place sur 84 pays en 2003 à la 39ème place sur 140 pays en 2018. Toujours dans le volet sécuritaire, le rapport fait état d'un niveau élevé de la sécurité publique intérieure avec un indice établi à 3 (0= très faible sécurité; 4 = forte sécurité). En matière de défense, le rapport signale que les dépenses militaires représentent 3,3% du PIB durant la période 2012-2019.
Ces dépenses sont motivées par la nécessité de moderniser et de renforcer les capacités militaires du Royaume et de défendre son intégrité territoriale. Les importations d'armes ont augmenté avec un montant qui est passé de 125 millions de dollars en 2000 à 376 millions de dollars en 2020. On note également une amélioration significative du classement international du Maroc en termes de puissance militaire. Selon l'Institut «Global Firepower», le Maroc se positionne en 2020 à la 57ème place au niveau mondial et à la 6ème au niveau africain au titre des capacités de son armée.
Indice de développement humain
S'agissant de l'Indice de développement humain, l'IRES fait remarquer dans son rapport que le positionnement du Maroc à la 121ème place parmi 189 pays reste affecté par la durée de scolarisation au Maroc qui n'est en moyenne que 5,5 années en 2019 contre 6,7 années pour les pays à développement humain moyen et 12,2 années pour les pays à développement humain très élevé. Au niveau de l'indice de progrès social, le Maroc a affiché une nette amélioration de son positionnement en se classant à la 82ème place alors qu'il occupait la 91ème position en 2013. En revanche, au niveau de l'indice mondial de la mobilité sociale, l'IRES note que «l'ascenseur social au Maroc est en panne». Le Maroc fait partie des derniers pays du classement au titre de cet indice. Ce résultat corrobore l'effort à déployer, notamment dans le renforcement du capital humain, la lutte contre les inégalités et la promotion de l'emploi pour les jeunes. Concernant l'indice des droits de l'enfant, le Maroc a réalisé des progrès en se classant à la 72ème place sur 181 pays en 2020 alors qu'il occupait la 81ème position sur 165 pays en 2013.
Santé
En matière de santé, le rapport indique qu'un accès aux services de santé est loin d'être généralisé et qu'il reste conditionné par le niveau de solvabilité des ménages, lesquels supportent encore plus de la moitié des dépenses totales de santé. Ainsi, les dépenses à la charge des ménages représentent 54% des dépenses globales de santé. L'encadrement médical et paramédical au Maroc (16 pour 10.000 habitants dont 7 médecins et 9 infirmiers) reste en dessous du seuil critique fixé par l'OMS (25 pour 10.000 habitants). La crise sanitaire de 2020 a conforté «la nécessité de faire de la santé une priorité du Maroc, en transformant son système de santé décrié vers un système performant», souligne le rapport. Des efforts conséquents devraient être déployés en matière de renforcement des densités médicales et paramédicales et ce, afin d'améliorer la prise en charge des patients et de s'armer, à l'avenir, contre d'éventuelles pandémies.
Education
Les dépenses d'éducation se sont établies à 5,29% du PIB en 2018 contre 5,2% en 1998. Bien que les dépenses d'éducation soient importantes en pourcentage du PIB, le rendement de ces dépenses reste insuffisant au regard du taux élevé de déperdition scolaire et de la dégradation de la qualité du système éducatif. Une généralisation de la scolarisation est à relever au niveau de l'enseignement primaire. Cela dit, cette massification de l'enseignement cache des insuffisances en termes de qualité. A noter que le taux net de scolarisation au niveau de l'enseignement primaire a atteint 99,8%. Une amélioration notable du taux de scolarisation au niveau de l'enseignement secondaire collégial a été relevée avec un taux de 92% en 2019. En revanche, le taux net de scolarisation au niveau de l'enseignement secondaire qualifiant reste insuffisant. Il n'est que de 66,9%. Cette situation affecte le développement du capital humain du pays.


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