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Israël : faiblesse politique ou Intifada
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 19 - 10 - 2005

Dans un mois, ou moins, se tiendront les primaires pour la désignation du candidat à l'élection du président du Parti travailliste.
Un dernier sondage a démontré que le corps du Parti travailliste était, quasiment, sans vie, si l'on en croit l'analyste du quotidien Haaretz, Yossi Verter : «En termes politiques, c'est un parti qui a perdu l'instinct de lutte pour le pouvoir». En vérité, on peut dire que dans la Avoda, - Parti travailliste -, ses élus et ses chefs, voire même ses membres ne s'y intéressent plus. Car ils ne croient plus en son avenir, ni en ses chances. Donc de leur point de vue, « on peut fermer boutique ».
Dans un mois, ou moins, se tiendront les primaires pour la désignation du candidat à l'élection du président du parti. Dans un parti normal, les derniers jours avant cette confrontation, un véritable combat devra être tenu entre les partisans de chaque candidat, voire entre ]es candidats eux-mêmes. Cette fois, le Parti travailliste connaît un silence de mort.
Un dernier sondage cherche à connaître la position de chacun face aux questions de l'actualité. Par exemple : qui sera le prochain chef du gouvernement ? Le parti se joindra-t-il à une formation politique dirigée par Ariel Sharon, comme l'a proposé, la semaine dernière, le ministre de l'Intérieur travailliste, Ofer Pines ? Ou bien, faut-il se retirer un jour du gouvernement Sharon? L'analyste Yossi Verter va jusqu'à considérer que les 575 personnes interrogées au cours du sondage, toutes membres du Parti travailliste, ont demandé avec sincérité, en résumé: « Sharon, prends-nous! ». En vérité, dans le dernier sondage concernant les membres du Parti travailliste, 46 % ont répondu favorablement à l'adhésion au nouveau parti que pourait créer Ariel Sharon et, 44% seulement ont répondu négativement. Parmi les membres issus du mouvement, les Kibboutsim, restent le fer de lance du parti travailliste et son symbole «achkénaze». Ils représentent le centre-gauche sur le plan politique et le centre-droit en matière économique et sociale :
leur réponse constitue 50% pour et 50% contre.
Et si l'on va plus loin dans le détail, avec la question : qui doit être le
prochain chef du gouvernement, Shimon Peres ou Ariel Sharon ? 43% seulement, dans le Parti travailliste, optent pour son président Shimon Peres et 39% pour Ariel Sharon, chef de la droite. Et si l'on retire de cette réponse les voix des membres arabes israéliens, c'est Ariel Sharon qui emporte la majorité !... En réalité, dans les Kibboutsim seulement, Shimon Peres recueille 36% des voix et Ariel Sharon 35%. Dans la région de Tel-Aviv, Ariel Sharon emporte la majorité avec 42% des voix contre 38% pour Shimon Peres. Dans ce cas, se demande Yossi Verter : «Pourquoi ne votent-ils pas pour le Likoud? ».
D'autant plus que, contrairement à une logique d'une sérieuse rivalité entre les partis, 76,5% des travaillistes appuyant Shimon Peres, s'opposent au retrait du gouvernement Sharon, jusqu'aux élections législatives légales prévues en novembre 2006. Seulement 15,5% se déclarent d'un avis contraire. Même parmi les membres arabes israéliens, 73 % demandent de rester au gouvernement Sharon. Ce qui est inquiétant pour le député Amir Peretz (secrétaire général du Syndicat national, la Histadrout) adversaire de Shimon - Peres aux primaires des Travaillistes et opposé à rester dans la coalition gouvernementale avec Ariel Sharon. C'est pourquoi Amir Peretz se contente de critiquer en douceur…
Le message d'enthousiasme des membres travaillistes pour leur parti est marqué, également, par leur réponse à la question : Quelles sont les chances de Avoda (Travail1iste) de revenir au pouvoir, dans les prochaines années? Une majorité de 58% répond positivement, dont 20% répondent «certain» et 38% répondent, seulement «possible».
Dans toute cette situation accablante pour le vieux parti Avoda (Travailliste), il est difficile, malgré ce sondage, de savoir si c'est la direction du parti qui influence ses membres, ou bien, si les membres influencent la direction de leur parti. C'est là où certains ne sont pas sûrs d'une survie assez longue du parti des Travaillistes, dans l'avenir...
De peur de perdre leur poste au gouvernement, comme s'il n'y avait plus de lendemain politique, plusieurs ministres travaillistes ne ratent aucune des cérémonies internes du Likoud, le parti de Sharon. Mais aussi celui de Benyamin Netanyahou qui, depuis sa défaite sombre dans la mélancolie. Il n'apparaît plus dans les médias qui font croire à une dépression.
Pourtant Benyamin Netanyahou ne cesse, au contraire, de rencontrer des dizaines de membres du Comité central du Likoud, ministres ou simples membres qui ne l'ont pas abandonné. Car, il se dit déterminé à affronter Ariel Sharon, lors des primaires officielles du parti, en mars prochain, sachant qu'il irait, probablement, à une nouvelle défaite.
Il a, au-delà d'un échec inévitable, la détermination de s'accrocher à son ancien collaborateur, - alors qu'il était Premier ministre et qui est devenu chef d'un parti d'extrême droite -, le Russe Yvète Liberman. Outre cet homme du sérail, Netanyahou a su récupérer son ancien chef de son cabinet, Yéhiel Litter, spécialiste dans la mobilisation de fonds aux Etats-Unis, mais incompétent dans le cadre du vote du Comité central du Likoud parmi les proches de Netanyahou.
Alors que Shirnon Peres et tous les hommes de la direction du parti semblent indifférents à l'avenir de leur situation politique, Netanyahou ne cesse de rechercher une «figure politique), capable, par ses dons, de l'amener vers la victoire dans les prochains combats électoraux contre Ariel Sharon. Il lui sera difficile d'en trouver, comme il apparaît peu probable de trouver de nouveaux chefs de parti pour les Travaillistes. Il ne s'agit donc pas seulement d'un effondrement des Travaillistes, mais aussi d'une dislocation du parti du Likoud, entre les modérés de Sharon et les extrémistes de droite de Netanyahou et Landau qui il' est jamais sorti de sa rébellion.
En un mot, semble affirmer l'analyste Yossi Verter, également, les Travaillistes se sont suicidé et les membres du Likoud se sont séparés. Ils ne tiennent plus que par la volonté de Sharon de rester à la tête du gouvernement jusqu'en novembre 2006, date à laquelle, il atteindra ses 79 ans, très proches des 80...
Entre-temps, un retour à l'Intifada est provoqué par le meurtre d'un chef des régiments d'El Aqsa du Fatah. Ceux-ci répondent par des tirs faisant trois victimes parmi des jeunes Israéliens attendant un autobus, près de Jenine et Hermon. Le grand journaliste de Haaretz, Amos Harel, rappelle : Les organisations terroristes se considèrent en droit de riposter à ce qu'elles considèrent une agression israélienne et l'Autorité Palestinienne ne sort pas de ses gonds pour les stopper ». Car, évidemment, la situation à Gaza, territoire de la souveraineté palestinienne, est différente de celle de Cisjordanie, où le Fatah est très supérieur au Hamas. Le Chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est en tournée à l'étranger, on ne peut donc lui attribuer la responsabilité sécuritaire, dans toutes les grandes villes de Cisjordanie. Il n'en demeure pas moins que cela fait des semaines que la situation s'enflamme en Cisjordanie. Aujourd'hui, à nouveau, la circulation sur les routes de Cisjordanie reste le «ventre mou» du dispositif sécuritaire israélien. Et aux yeux de l'opinion palestinienne, qui demeure profondément réservée sur les attentats-suicide, c'est « sous la pression, seulement, qu'Israël acceptera de faire de nouveaux retraits » à présent en Cisjordanie...


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