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Nasr Hajji : «L'USFP doit remettre en cause sa participation au gouvernement»

Nasr Hajji, candidat au poste de premier secrétaire de l'USFP, affirme vouloir redonner à son parti sa place naturelle et historique sur l'échiquier politique national.
ALM : Vous venez d'annoncer votre candidature au poste du premier secrétaire de l'USFP. Quels arguments présentez-vous pour faire valoir votre candidature ?
Nasr Hajji : Je veux être le candidat du changement, de la clarification et de la refondation. Après la débâcle électorale et vu la situation de crise que connaît actuellement notre parti, j'ai présenté ma candidature d'abord aux militantes et militants de notre parti où qu'ils soient, à leurs délégués au 8ème Congrès, puis à l'opinion publique nationale, encouragé et soutenu par des militantes et des militants, pour être premier secrétaire de l'USFP. Je me présente d'abord parce que notre parti a besoin de changer et de se renouveler pour offrir à l'opinion publique nationale une nouvelle vision mobilisatrice. Ensuite, parce que notre parti doit retrouver son identité socialiste et clarifier sa ligne politique et son projet sociétal. Et enfin, parce que nous sommes appelés à rompre avec les pratiques sectaires et archaïques pour refonder un parti moderne, ouvert, pragmatique, opérationnel et efficace en phase avec la société.
Quelles sont vos propositions dans ce sens ?
Le monde change, la société marocaine change. Nous avons, donc, besoin de changer, d'avoir un débat positif et sérieux au sein du Congrès et d'apporter une image et un visage nouveaux de notre parti à la société marocaine. C'est pourquoi je me porte candidat, pour donner une alternative au statu quo et à l'immobilisme, pour porter le projet de refondation de l'USFP et ouvrir un chantier et des perspectives réellement nouvelles aux militants de notre parti. L'exigence de la clarification devra par ailleurs porter sur la restitution et l'ancrage de notre identité social-démocrate renforcée par la crise financière et économique que traverse aujourd'hui le capitalisme débridé et la clarté de notre ligne politique, économique, sociale et culturelle. Le parti doit jouer un rôle moteur avec ce que cela exige naturellement comme initiatives, et également de l'excellence en termes de communication avec les militantes et les militants comme avec les citoyens. Dans cette même orientation, nous devons accorder toute l'importance à la formation, au rôle de la jeunesse et à l'adoption d'une politique effective qui vise à instaurer le principe de la parité quant à la participation des femmes dans tous les domaines de notre vie publique.
Le projet de plate-forme adopté par le Conseil national met en veilleuse la question de la participation de l'USFP au gouvernement. Qu'en pensez-vous ?
La refondation doit porter sur la définition d'une ligne politique claire. Il s'agit de proposer à nos concitoyens un projet politique qui leur redonne de l'espoir et répond à leurs aspirations et attentes. Durant des décennies de combat, nous avons été la référence d'une lutte permanente pour les libertés, les droits de l'Homme et les conquêtes sociales en vue d'une vie meilleure pour nos concitoyens. Notre identité progressiste et socialiste s'est par contre progressivement diluée, depuis 2002, dans une course à la participation dans des gouvernements composites sans cohérence idéologique. C'est pourquoi il est nécessaire de revenir à un socle de convictions socialistes fortes et à un ancrage à gauche qui redonnent à l'USFP sa place naturelle et historique sur l'échiquier politique marocain, en tant que pôle fédérateur de la gauche. Il est donc nécessaire de clarifier nos alliances. Nous choisissons la participation gouvernementale lorsque les élections donnent à ce pôle la majorité nécessaire. Telles sont les règles simples et claires de l'alternance démocratique. Cela n'a pas été le cas dans les élections de septembre 2007. Nous devons tenir compte de la sanction des urnes. Ce faisant, nous devons avoir le courage de remettre en cause notre participation au gouvernement actuel. Le Congrès doit se prononcer sur ce point central. La clarification politique et la revendication démocratique sont à ce prix. Nous pourrons alors, dans la clarté, agir pour rassembler lors des élections législatives de 2012 une majorité conforme à nos orientations et capable d'être l'ossature d'un gouvernement fort, cohérent et en phase avec les aspirations de nos citoyens.
L'USFP a renoncé au scrutin de liste pour choisir le scrutin uninominal. Pensez-vous que ce dernier est le meilleur pour votre parti ?
L'USFP a différé le scrutin de liste à la proportionnelle pour l'élection de ses organes dirigeants. La commission préparatoire du huitième Congrès avait proposé le scrutin de liste afin d'impulser le débat autour des plates-formes. C'est dans ce cadre que nous avons présenté une plate-forme : l'initiative ouverte pour la refondation de l'USFP et de la gauche. Malheureusement, en juin 2008, le scrutin de listes a été vidé de son contenu pour devenir une simple bataille pour les postes de direction. Aujourd'hui, l'élection du premier secrétaire de l'USFP au scrutin uninominal doit être l'occasion pour chacun des candidats d'expliciter clairement son projet pour le parti. L'USFP doit se doter d'un leadership qui exprime clairement ses convictions. Nous ne voulons plus d'un leadership qui se garde bien d'aller au-delà des généralités et qui évite de donner son avis sur les sujets qui fâchent. J'aurai d'ailleurs préféré que le scrutin uninominal soit à deux tours afin de donner au premier secrétaire élu une majorité de plus de 50%. Enfin, ma candidature n'est pas celle d'un clan. J'entends travailler avec le Bureau politique et le Conseil national élus par le Congrès pour former une équipe efficace.
Une alliance avec le PJD est-elle à l'ordre du jour de l'USFP ?
Cette alliance n'est pas à l'ordre du jour. Elle ne s'inscrit pas dans notre perspective stratégique. Notre priorité est de nous concentrer aujourd'hui sur la refondation et le rassemblement des forces de gauche, de la modernité et du progrès. La recomposition politique autour de grands pôles est une nécessité reconnue pour clarifier les choix des citoyens autour de projets de société. Le combat du mouvement progressiste a besoin de susciter l'enthousiasme populaire autour des forces rassemblées et motivées d'une gauche unie et attractive.
Bio express
Nasr Hajji est né le 23 mai 1953 à Rabat, marié et père de deux enfants. Après des études secondaires au lycée Descartes à Rabat, M. Hajji a poursuivi ses études supérieures à Paris où il a obtenu en 1975 un diplôme d'ingénieur d'Etat en télécommunications, puis, en 1983, un doctorat d'Etat es-sciences économiques. Il est également diplômé en management de l'Université de Harvard (Boston). Il est Professeur à l'Institut National des Postes et des Télécommunications (INPT), à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales et à l'Ecole Nationale d'Administration Publique (ENAP) de Rabat. Il a été directeur adjoint, directeur du Cycle des Ingénieurs d'Etat à l'INPT, jusqu'en 1996.
M. Hajji a occupé plusieurs postes de responsabilités politiques au sein de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP).


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