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Le Conseil national des droits de l'homme déplore les suites tragiques de l'occupation du château d'eau à Béni Mellal et les entorses au code de la presse
Publié dans Barlamane le 13 - 07 - 2025

Le Conseil national des droits de l'homme (CNDH) a exprimé samedi son profond regret à l'égard des événements survenus à l'issue de l'occupation périlleuse d'un château d'eau par un citoyen de la commune d'Ouled Youssef, relevant de la province de Béni Mellal. Trois personnes, dont un agent de la protection civile et un gendarme, ont été grièvement blessées lors de l'intervention pour mettre un terme à l'occupation du bâtiment.
Dans un communiqué consulté par Barlamane.com, l'institution nationale a déclaré : «le Conseil national des droits de l'homme se désole des événements graves ayant émaillé le sit-in de M. B. Z. sur le sommet d'un château d'eau élevé et souhaite un prompt rétablissement à l'agent de la protection civile M. Ch. Y., victime d'un assaut sur les lieux, à l'élément de la gendarmerie M. B. A. ainsi qu'à M. B. Z. lui-même, en espérant qu'ils surmontent la phase critique.»
Le CNDH rappelle que «sur instruction de sa présidente, la Commission régionale des droits de l'homme (CRDH) de la région Béni Mellal-Khénifra a poursuivi, tout au long des journées difficiles, ses efforts afin de convaincre M. B. Z. de mettre un terme à son action périlleuse.»
Durant toute la durée de l'occupation, qui s'est déroulée sur une installation en hauteur dans le douar Ouled Abou, cercle de Kasba Tadla, «le comité régional s'est rendu quotidiennement sur place, établissant un contact régulier avec l'intéressé» et veillant à répondre à ses besoins les plus élémentaires «en matière d'eau, de nourriture et d'autres nécessités». Cette démarche s'est accompagnée d'un travail d'écoute et de médiation, mené notamment à la demande de la sœur de l'occupant, «reçue par la CRDH le 1er juillet».
Dans le prolongement de ces démarches, la commission a été reçue par le wali de la région ainsi que par le procureur du roi près le tribunal de première instance de Kasba Tadla. «Les échanges ont porté sur les revendications formulées par M. B. Z., notamment ses allégations relatives à la réouverture d'une enquête sur le décès de son père en 2019», selon les procédures judiciaires en vigueur. Le parquet s'était engagé à examiner ces allégations.
À un moment donné, une issue semblait possible. «M. B. Z. avait accepté de quitter les lieux, après avoir reçu certaines garanties obtenues par la médiation de la CRDH, laquelle s'était également proposée d'assurer un suivi du processus judiciaire envisagé», poursuit le texte. Cependant, il est revenu sur sa décision et a choisi de poursuivre son acte de protestation.
Le CNDH, tout en saluant «la coopération des autorités locales et leur interaction avec les propositions de la commission», a fait part de sa déception : «Nous déplorons l'issue des événements, que nous espérions différente, conforme aux vœux de la mère et de la sœur de M. B. Z., soucieuses de sa sécurité et de celle des riverains.»
Dans la suite de son communiqué, le CNDH attire l'attention sur la diffusion massive d'images violentes sur les réseaux sociaux : «Nous mettons en garde contre la propagation continue de vidéos choquantes capturant des instants éprouvants et pénibles. Ces images ont été diffusées en direct par des personnes présentes sur les lieux, sans avertissement, sans précaution, et sans égard aux répercussions futures sur les personnes concernées, leurs familles ou la société dans son ensemble.»
Et de poursuivre : «De telles séquences, publiées sans les avertissements requis ni les précautions indispensables, à rebours de ce qu'impose la pratique journalistique professionnelle, et sans respect pour la dignité humaine, ne servent pas nécessairement l'intérêt public. Elles risquent, même involontairement, d'accoutumer l'opinion aux scènes de violence ou de reproduire la souffrance à grande échelle.»
Le Conseil rappelle à cet égard «le rôle fondamental des médias professionnels, fondé sur l'éthique journalistique» et appelle à «instaurer un minimum de culture médiatique et de conscience éthique numérique face aux dérives potentielles de la sphère numérique». Il conclut avec fermeté : «Aussi louables que puissent être les intentions, tout ce qui est documenté ne mérite pas d'être diffusé. La caméra peut, parfois, devenir un instrument d'atteinte à la dignité humaine. La liberté de publier n'équivaut pas à l'autorisation de partager ce qui est insoutenable, en l'absence de toute retenue morale.»


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