Justice : une nouvelle circulaire pour renforcer la protection des personnes vulnérables    Camps de Tindouf : Le Polisario veut étouffer une agression raciste    Le président du Ministère public émet une circulaire sur la mise en œuvre de la procédure de conciliation    Abidjan et Accra renforcent la délimitation de leur frontière    Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur inchangé à 2,25 %    Aïd Al-Fitr : l'ONCF met en place un dispositif spécial    Guerre en Iran : les prix mondiaux des engrais sous pression    Le Zimbabwe se lance dans la course à l'intelligence artificielle    Les défenses saoudiennes détruisent des drones iraniens    Sénat américain. Le Polisario organisation terroriste à la solde des mollahs d'Iran    Rencontre entre Duke Buchan et Ryad Mezzour pour renforcer la coopération économique maroco-américaine    France Municipales. Rachida Dati, l'élue du premier tour    Youssef Hajji nommé deuxième entraîneur adjoint de Mohamed Ouahbi    Rome : Neil El Aynaoui séquestré lors d'un cambriolage armé à domicile    CAN 2025 : couverture mondiale record, les audiences en hausse de 61 %    Fès : le stade Hassan II entame sa métamorphose pour accueillir 18 .000 spectateurs    Maroc : Averses orageuses, neige et fortes rafales de vent jusqu'à mercredi (alerte orange)    Marruecos: Detención de un socio de Taghi, cerebro del asesinato del periodista Peter R. de Vries    Aéroport de Casablanca : Arrestation d'un Franco-tunisien recherché par la France    Moyen-Atlas : l'ANEF lance un chantier de reboisement à Timahdite    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    Crescendo N'The Kasbah Groove Machine célèbre la musique marocaine en famille    "Bnat Lalla Mennana 3" remet la Hadra chefchaounia sous les projecteurs    WhatsApp prépare les "Guest Chats" pour discuter sans compte    Ligue des champions : soirée décisive pour les derniers billets des quarts    Mondial 2026 : la FIFA écarte l'idée de délocaliser les matchs de l'Iran au Mexique    Le Maroc se rapproche de Bouaddi, une décision imminente attendue    Auto Hall: Le résultat net consolidé grimpe à 100 MDH en 2025    Guerre en Iran : Israël annonce avoir éliminé Ali Larijani    Trump demande à la Chine de repousser d'un mois sa visite d'Etat    Liban: plus d'un million de déplacés, Israël annonce des "opérations terrestres limitées"    IA et recrutement : l'Université Al Akhawayn et Jobzyn réunissent dirigeants et experts RH pour décrypter les mutations du marché du travail    5G au Maroc : une adoption rapide qui transforme déjà les usages numériques    Le Sénat américain face au "Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026"    Pharmacies et distribution des médicaments: L'avis du Conseil de la concurrence    KESSA dévoile ses 30 lauréats pour sa première édition    Sahara : Des membres du Polisario pénètrent dans la zone tampon    DGAPR: Les détenus autorisés à recevoir les paniers-repas une seule fois à partir du 2e jour de l'Aïd Al-Fitr    El Kaabi en tête : les 10 Marocains qui marquent le plus cette saison    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Laylat Al-Qadr : SM le Roi préside au Palais Royal de Rabat une veillée religieuse    Polisario, le Front aux connexions dangereuses    Justice : le parquet appelle à renforcer le recours à la médiation et à la conciliation    France: Consulat mobile en faveur des Marocains établis dans le département du Jura    Cyberattaque : Microsoft corrige des vulnérabilités dans Windows 11    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    DS automobiles lance le « DS Café culturel » à Casablanca    Tiznit accueille une veillée ramadanesque entre Madih et Samâa    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



CEO de Naoris: « Pour garder nos talents, il faut leur offrir des conditions de travail attrayantes »
Publié dans Challenge le 24 - 04 - 2024

Dans cette interview accordée à Challenge.ma, Youssef El Maddarsi, CEO de Naoris, fait le point sur l'E-gouvernance au Maroc.
Les technologies avancées permettent aux pays de dépasser les modèles de développement traditionnels, en mettant l'accent sur l'amélioration de la confiance numérique, de la sécurité et de la qualité des services. Aujourd'hui, l'un des défis est d'intégrer ces technologies dans les stratégies du secteur public afin de stimuler une croissance durable et l'innovation.
Volonté politique, réglementation, gouvernance, facteur humain, manque de compétences, financement… Quels sont, selon vous, les freins et contraintes qui alourdissent le processus de digitalisation des Administrations publiques ?
La digitalisation des administrations publiques est confrontée à des défis majeurs, incluant les technologies qui avancent bien plus vite que les réglementations, une gouvernance fragmentée, une résistance de l'humain au changement, un manque de compétences numériques et des contraintes financières. Pour surmonter ces obstacles, une approche intégrée est ainsi nécessaire, nécessitant des mises à jour réglementaires, le renforcement des capacités et un investissement stratégique en formation et en technologies pour assurer une transformation numérique réussie et globale.
Lire aussi | Cybersécurité: l'Américain Naoris lance ses opérations au Maroc
Aujourd'hui, quel modèle de partenariat PPP pour le développement de l'egov au Maroc ?
Au Maroc, les partenariats public-privé (PPP) adaptés au développement de l'e-gouvernement peuvent prendre plusieurs formes. Parmi celles-ci, le modèle Build-Operate-Transfer (BOT) semble particulièrement prometteur. L'avantage du BOT réside dans sa capacité à combiner l'expertise technique et le financement du privé avec les objectifs de service public, tout en limitant les risques financiers et opérationnels pour l'Etat. Cela permet une mise en œuvre efficace et rapide des technologies nécessaires, avec un transfert progressif de compétences et de gestion vers le secteur public, ce qui est crucial pour le succès à long terme des initiatives d'e-gouvernement.
L'egov fait partie de vos axes d'intervention, quels regards portez-vous sur l'écosystème Maroc ?
Au sein de Naoris, nous observons attentivement l'évolution de l'écosystème de l'e-gouvernement au Maroc, qui présente un mélange prometteur d'opportunités et de défis. Le Maroc a fait d'importants progrès grâce à des initiatives visant à digitaliser les services publics. Cependant, des défis persistent, notamment la fragmentation des efforts et le besoin accru de compétences numériques parmi la main-d'œuvre. Je pense que renforcer la collaboration entre les secteurs public et privé pourrait accélérer la digitalisation tout en maximisant l'efficacité et l'innovation. Une telle approche alignerait les ressources et l'expertise nécessaires pour surmonter les barrières actuelles, en créant un écosystème d'e-gouvernement plus intégré et centré sur l'utilisateur au Maroc.
La digitalisation des EP est en marche (on le voit au travers de certaines réussites), la volonté y est... mais avec quelles compétences locales ?
En ce qui concerne la digitalisation des entreprises publiques au Maroc, nous sommes sur la bonne voie, malgré certains défis comme la fuite des talents dans le secteur tech. Pour y faire face, il est crucial de renforcer notre système éducatif pour qu'il réponde mieux aux besoins du marché. Nous devons établir des partenariats solides avec les universités et les centres de formation pour s'assurer que les programmes sont bien alignés avec les exigences actuelles de l'industrie. La création de centres d'excellence dans les domaines technologiques tels que la cybersécurité, l'IA ou la blockchain serait également une excellente initiative.
Par ailleurs, pour garder nos talents au Maroc, nous devons leur offrir des conditions de travail attrayantes. Cela inclut des rémunérations compétitives, des opportunités réelles de développement professionnel, et un environnement de travail qui inspire et motive. L'introduction d'un Visa-Tech pourrait également nous aider à attirer et à conserver les talents internationaux, tout en enrichissant notre marché du travail avec un échange de compétences et de connaissances. En nous inspirant de pays comme le Rwanda et le Nigeria, qui ont développé des écosystèmes tech dynamiques, le Maroc, déjà leader régional dans la technologie, a tout à gagner en renforçant sa position dans ce domaine. En adoptant une approche stratégique et bien soutenue, nous pouvons non seulement surmonter les défis mais aussi maximiser les opportunités offertes par la digitalisation. Cette direction renforcera la position du Maroc comme un acteur clé dans le monde des technologies et de l'innovation.
Lire aussi | Le géant allemand de la cybersécurité lorgne le Maroc
Le visa-Tech est-il une solution ?
Le visa-Tech pourrait effectivement être une solution pertinente pour le Maroc. Ce type de visa est conçu pour attirer les talents internationaux, enrichissant ainsi notre écosystème tech avec des compétences diversifiées et de nouvelles idées. Cela peut également aider à combler les lacunes immédiates en compétences tout en favorisant un transfert de connaissances vers les professionnels locaux. Pour retenir nos talents tech, il est crucial de créer un environnement attrayant où ces professionnels peuvent s'épanouir. Cela comprend l'offre de salaires compétitifs, des parcours de carrière intéressants, des opportunités de formation continue, et un cadre de travail stimulant qui encourage l'innovation et la collaboration. Il est également important de mettre en avant les perspectives de développement de projets d'envergure qui ont un impact social et économique significatif, ce qui peut être très motivant.
En comparant le Maroc à des pays comme le Rwanda et le Nigeria dans le domaine du numérique, on note que ces nations ont réussi à créer des environnements favorables à la technologie grâce à des politiques gouvernementales fortes et des investissements stratégiques dans les infrastructures et l'éducation. Le Rwanda, en particulier, a mis en œuvre des réformes impressionnantes pour soutenir l'innovation et attirer les investissements étrangers, tandis que le Nigeria bénéficie d'un marché intérieur large et d'une scène de start-up très active.
Le Maroc, malgré sa dominance continentale, pourrait tirer des leçons de ces modèles pour renforcer son propre secteur numérique, notamment en améliorant les infrastructures et en soutenant les start-ups, affirmant ainsi son leadership continental. Pour faire de l'innovation un accélérateur de l'e-gouvernement au Maroc, il est essentiel de mettre en place une stratégie nationale qui intègre les technologies avancées dans les services publics. Cela peut inclure l'adoption de technologies comme l'intelligence artificielle, la blockchain, et le big data pour rendre les services publics plus efficaces, transparents et accessibles. Enfin, encourager une culture de l'innovation au sein des administrations publiques par des formations et des incitations peut catalyser cette transformation.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.