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Infrastructures routières : Le calvaire des Casablancais touche-t-il à sa fin ?
Publié dans EcoActu le 18 - 03 - 2019

Dans ce deuxième article, nous abordons avec le 1er vice-président du Conseil de la ville de Casablanca un sujet qui préoccupe énormément les Casablancais à savoir les infrastructures routières de la capitale économique. Abdessamad Haiker rassure et promet que les fruits des chantiers ouverts seront plus visibles dans environ une année.
Les défis à relever pour transformer la capitale économique du Maroc en métropole sont énormes. Chantier à ciel ouvert depuis quelques mois, Casablanca est en pleine mutation. Et pourtant, les Casablancais estiment qu'il n'y a toujours pas d'avancées tangibles. Transport, déchets, pollution visuelle (affichage publicitaire) et sonore, aménagement du territoire, voirie..., les points noirs sont multiples et les attentes des habitants le sont encore plus.
Des doléances que nous avons transmises au premier vice-président de la ville de Casablanca Abdessamad Haiker lors d'une discussion à bâtons rompus.
Lire également : Discussions à bâtons rompus avec le 1er vice-président du conseil de la ville (1ère partie)
Dans ce deuxième article, nous avons abordé avec le 1er vice-président, Abdessamad Haiker les sujets qui préoccupent le plus les habitants de la ville. Parmi les axes qui revêtent une importance capitale celui des infrastructures et des voiries.
Le constat est alors sans appel. Le réseau routier est dans un état défectueux voire impraticable non pas sans conséquence sur le quotidien des citoyens ainsi que sur l'état de leurs véhicules.
Interroge sur ce sujet, A.Haiker a tenu à préciser que plusieurs projets structurants de voirie ont été réalisés.
Le Plan d'action communal dans le volet de l'aménagement routier, a prévu en plus des efforts déployés par la ville pour l'aménagement des grands boulevards et places publiques 4 projets prioritaires à savoir :
* L'aménagement de la route régionale RR3222 entre le point kilométrique 5 et celui de 10 achevé en 2018 pour une enveloppe de 600 MDH ;
* Le réaménagement et la construction des routes, des trottoirs, des passages piétons qui devra s'achever en 2022 pour une enveloppe de 3,17 Mds de DH ;
* L'aménagement des artères structurantes Point A, Carrefour des provinces et celui d'Azbane pour une enveloppe de 657 MDH déjà chevé ;
* L'aménagement des espaces publics pour un budget de 100 MDH dont l'achèvement est prévu pour 2022.
Quant aux projets de souterrains et de ponts prévus dans le dit Plan 3 grands chantiers sont prévus à savoir :
* La réalisation de souterrains au niveau du boulevard Sidi Mohammed Ben Abdellah, boulevard Al Mouwahidine et Bd Zayd Ouhmad pour une enveloppe de 820 MDH avec un achèvement des travaux prévu au cours de l'année 2019.
* La réalisation du souterrain au niveau des boulevards Zerktouni et Ghandi avec une enveloppe budgétaire de 800 MDH et un achèvement des travaux prévu en 2020.
* La construction du pont Sidi Maarouf avec une enveloppe budgétaire de 507 MDH et dont les travaux sont finalisés.
Qu'en est-il des petites artères et ruelles ?
Quant à l'état délabré des ruelles au niveau du centre-ville, le 1er vice-président a expliqué qu'il y a une vraie coordination entre les 3 intervenants qui chapeautent ce volet notamment le Conseil de la ville, Casa aménagement, et les arrondissements.
« Alors pour harmoniser cette coordination, nous avons adopté une nouvelle approche basée sur la complémentarité entre les arrondissements et la Ville qui agit à travers sa division de voirie comme à travers la SDL Casa aménagement. Le programme des grandes artères est certes élaboré sur la base des propositions des arrondissements en fonction des besoins et des priorités mais exécuté par Casa aménagement et la division de la voirie au niveau de la ville. Quant aux petites rues et ruelles, elles relèvent de la responsabilité des arrondissements », a-t-il précisé.
Sauf que le rendu sur le terrain laisse à désirer. La raison, tout le territoire de la ville connaît des chantiers toujours ouverts ce qui cause des ennuis aux citoyens. L'enveloppe de la mise à niveau des voiries a pourtant été revue la hausse.
« Le budget alloué à la maintenance des rues et ruelles a été revu à la hausse depuis 2017. Ce qui a poussé les arrondissements à déployer en priorité d'importantes ressources (8 MDH par an par arrondissement en moyenne) pour entretenir les ruelles, en parallèle des efforts consacrés par la ville à l'aménagement des grands boulevards », a répondu A. Haiker. Ce qui explique l'ouverture, en même temps, de différents chantiers de voirie.
En effet, avec l'entrée en vigueur de la loi organique relative aux communes, la commune (la ville) est tenue d'octroyer aux arrondissements une enveloppe de pas moins de 10% du budget général de la ville, soit 3 fois le budget dont elles disposaient auparavant. Ce qui a incité à programmer un minimum de 6 MDH/an par arrondissement, suite à une recommandation de la conférence des présidents (instance qui rassemble le maire et les présidents des arrondissements).
Les fruits des efforts déployés dans ce secteur seront, selon le responsable, plus visibles dans environ une année.
Ainsi pour mettre fin aux chevauchements des attributions entre les différents intervenants, le Maire, en concertation avec les présidents des arrondissements, travaille sur une réforme en vue de donner plus de prérogatives aux présidents des arrondissements qui veilleront désormais à la réalisation et au suivi des programmes au niveau de leurs territoires respectifs.
Le rôle de la ville se limitera alors à allouer le budget nécessaire et à lancer les appels d'offres pour le compte de l'arrondissement. Ce changement sera pris en considération très prochainement conjointement à l'exécution du budget de 2019.
Nous avons toutefois interpellé A. Haiker sur les garde-fous à mettre en place pour empêcher les présidents d'arrondissement d'utiliser cette prérogative à des fins électorales.
« Pour plus de transparence, au niveau de l'arrondissement Mâarif que je préside-par exemple, nous avons procédé à une vraie approche participative en intégrant les propositions de tous les membres du Conseil, de celles de toutes ses composantes politiques ainsi que celles émanant des doléances des citoyens. Nous avons également procédé à une révision profonde du cahier des charges concernant l'entretien courant des voies. Ainsi depuis notre arrivée, nous avons veillé à inscrire les noms des ruelles objet de mise à niveau dans le cahier des charges pour éviter toute marge de manœuvre de la part de quiconque même celle du président », a-t-il souligné.
Cela dit, les Casablancais devront encore prendre leur mal en patience avant l'achèvement définitif des différents chantiers. Wait and see !


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