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Prix à la pompe : Jusqu'à quand la compensation pourra-t-elle résister ?
Publié dans Finances news le 14 - 04 - 2011

Les cours du brut frôlent les 120 dollars le baril. Pour garder la paix sociale, le gouvernement maintient les prix à la pompe inchangés depuis 2009.
Malgré une rallonge de 15 Mds de DH, le budget de la compensation pourrait dépasser largement 32 Mds de DH.
Les derniers engagements sociaux de l'exécutif limitent ses marges de manœuvre budgétaires.
Les prix du baril de pétrole frôlent les 120 dollars. Le trend haussier se confirme depuis des mois déjà. Les finances publiques, notamment le budget de la compensation, sont mises à rude épreuve. Dans le contexte actuel, le gouvernement devait annoncer la hausse des prix à la pompe. Mais, conjoncture oblige, le cabinet de Abbas El Fassi veut gagner la paix sociale, même si le prix à payer est lourd et douloureux et peut impacter d'autres postes budgétaires, notamment ceux de l'investissement ou du fonctionnement.
Tout laisse présager que cette tendance à la hausse des prix du brut semble s'inscrire dans la durée, notamment les indicateurs sur le terrain. Il y a en particulier les tensions géostratégiques qui touchent particulièrement la Libye, Bahrein et d'autres pays de la région et qui font que le risque d'instabilité est plus grand. Il y a aussi l'aspect économique marqué par la reprise au niveau de l'économie mondiale et aussi les pays consommateurs nets de pétrole en l'occurrence les Etats-Unis, l'Europe, en plus des pays émergents comme la Chine et l'Inde.
Malgré la crise libyenne, l'Opep n'est pas disposée à augmenter sa production, même si l'Arabie Saoudite, principal exportateur de brut dans le monde, s'est engagée à combler le manque à gagner de la Libye. Déjà, le marché accuse une baisse de 700.000 barils par jour. Les pays exportateurs, jugeant que les prix sont attractifs et générant des recettes conséquentes, ne veulent pas opter pour une hausse de leur quota afin de maintenir les prix actuels.
Mais le FMI tire la sonnette d'alarme. Dans son dernier rapport sur les perspectives de l'économie mondiale, l'organisme rapporte que «la hausse tendancielle récente des cours du brut indique que le marché pétrolier mondial est entré dans une phase de raréfaction causée par les effets contradictoires de l'accélération de la croissance de la consommation mondiale de pétrole, due à l'essor des pays émergents et des blocages de l'offre, qui ont entraîné un ralentissement de la croissance de la production pétrolière. Cette dernière tient en partie à la proportion grandissante de gisements arrivant à maturité, qui a augmenté les coûts de production et les coûts d'opportunité associés à la mise sur le marché d'un baril supplémentaire». Le rapport précise que «la pénurie est accentuée par la faible réactivité de la demande et de l'offre pétrolières à l'évolution des cours, à court et à moyen termes notamment. Néanmoins, l'élasticité-revenu de la demande mondiale de pétrole à long terme est inférieure à celle de la demande d'énergie primaire».
Pour un pays quasi dépendant de l'étranger pour ses besoins en énergie fossile, comme le Maroc, la facture pétrolière est une difficile équation à résoudre et nécessite une vaste reformulation de tout le système en vigueur
Il faut dire que les prévisions de la Loi de Finances pour le prix du pétrole sont biaisées. La LF 2011 a tablé sur un baril à 75 dollars en moyenne, alors que tous les autres organismes internationaux, même les plus optimistes, avançaient une moyenne de 85 dollars. Le gouvernement a certes décidé une rallonge de 15 Mds de DH, pour porter le budget de la compensation à 32 Mds de DH, mais cette mesure reste insuffisante pour faire face à de nouvelles flambées. Car cette initiative n'est en fin de compte qu'une correction des hypothèses initiales.
Salaheddine Mezouar a rapporté dans une rencontre avec la presse que «chaque dollar de plus sur un baril coûte pour le Maroc entre 250 et 300 MDH à la Caisse de compensation».
L'exécutif, dans la conjoncture actuelle, doit encore revoir ses copies. Peut-il décider une hausse à la pompe pour absorber au moins partiellement cette progression du tarif du brut ?
C'est un scénario à haut risque et il peut déclencher une vague de contestations, surtout chez les professionnels concernés, notamment les transporteurs, avec des effets d'entraînement sur les autres secteurs. Toute hausse, même partielle aura des conséquences certaines.
Pour rappel, la dernière tarification remonte à février 2009; le gouvernement avait décidé une baisse des prix après une accalmie des marchés. Elle a concerné 2,63 DH/l pour le gasoil, 1 DH pour l'essence et 300 DH pour le fuel industriel. Quant à la dernière augmentation, elle remonte à juillet 2008, faisant face à un pic historique des prix du brut qui avait frôlé 150 dollars. Le gouvernement, à l'époque, avait décidé une hausse de 1 DH/litre, et cela après l'entrée en vigueur de nouveaux carburants, notamment le super sans plomb et le gasoil 350 ppm, alors que le fuel industriel avait été taxé d'une augmentation de 500 DH.
Si on devait toujours se référer au système d'indexation suspendu depuis 1999, le gouvernement aurait dû procéder au moins à deux augmentations dans les derniers mois.
Ecartée l'hypothèse de la hausse des prix à la pompe, le gouvernement n'a pas une grande marge de manœuvre budgétaire, surtout que ses engagements au niveau social ont pris de l'ampleur récemment avec la décision d'augmenter le SMIG de 10% et 500 DH pour les fonctionnaires à partir du mois de juillet prochain. Pour les retraits le seuil minimum passe à 1.000 DH. L'exécutif s'est également engagé à recruter tous les diplômés-chômeurs. L'opération concerne déjà près de 4.000 candidats.
L'équipe de Abbas El Fassi est face à un véritable puzzle qu'il est difficile de résoudre à moins de consentir des sacrifices douloureux. Les mesures d'économies restent insuffisantes pour combler les besoins qui se chiffrent à des milliards de dirhams. L'alourdissement du déficit budgétaire est inéluctable puisque les recettes de l'Etat, notamment fiscales, sont toujours impactées par la baisse des taux et une mauvaise conjoncture.


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