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Cri d'alarme de l'OMM : Quand les extrêmes climatiques menacent le Maroc
Publié dans L'opinion le 18 - 05 - 2025

Une étude récente de l'OMM révèle que le Maroc est parmi les pays les plus vulnérables aux extrêmes climatiques en Afrique, avec des conséquences importantes sur sa sécurité alimentaire.
L'Afrique est confrontée à des défis importants en matière de changement climatique. Selon le nouveau rapport de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) sur l'état du climat en Afrique, la température moyenne en Afrique en 2024 était d'environ 0,86 °C au-dessus de la moyenne de la période 1991-2020. Cela fait de 2024 l'année la plus chaude ou la deuxième plus chaude jamais enregistrée.
Les impacts du changement climatique sont déjà visibles dans le continent. Des pluies exceptionnellement abondantes et des inondations dévastatrices ont touché plusieurs endroits, provoquant des décès généralisés, des déplacements et des dommages aux infrastructures.

Des pluies torrentielles sans précédent au Maroc

En Afrique du Nord par exemple, des événements météorologiques et climatiques extrêmes notables ont été observés, notamment des pluies torrentielles sans précédent au Maroc. « En septembre 2024, des pluies torrentielles sans précédent ont provoqué des inondations graves dans diverses parties du Maroc », écrit le rapport, ajoutant que 18 décès ont été signalés dans la province de Tata. Les villages de la chaîne de l'Anti-Atlas, poursuit la même source, ont subi des dégâts importants, notamment la destruction d'infrastructures telles que les routes, les puits et les réseaux électriques.
« Les quantités de pluie dans certaines zones(du Maroc) ont dépassé les moyennes annuelles en peu de temps », indique toujours l'étude, ajoutant quela région du Sahara marocain a connu en deux mois (septembre et octobre 2024) ses premières inondations importantes depuis un demi-siècle. « ÀTagounite, au Maroc, environ 170 mm de pluie sont tombés en 24 heures, entraînant le remplissage du lac Iriqui, qui était sec depuis 50 ans », relève le rapport.
Autre élément soulevé dans le rapport : le changement climatique a également des impacts significatifs sur l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique. La production céréalière sous-régionale pour l'année 2024 a été estimée à environ 7 % en dessous de la moyenne quinquennale (2019-2023). Au Maroc, poursuit l'étude, six années consécutives de sécheresse ont eu un impact significatif sur la production agricole, qui a été estimée à 42 % inférieure en 2024 par rapport à la moyenne quinquennale.

Coût du changement climatique en Afrique

Les coûts liés au changement climatique dans les pays africains peuvent atteindre jusqu'à 5 % de leur produit intérieur brut (PIB), entravant considérablement leurs efforts de développement et leur capacité à réduire la pauvreté sur le continent. Malgré une augmentation des financements internationaux pour l'adaptation dans les pays en développement, les fonds restent bien en deçà des besoins annuels estimés entre 187 milliards et 359 milliards de dollars.
L'étude estime, par ailleurs, que la transformation numérique est essentielle pour améliorer la portée et la précision des données météorologiques et réduire les délais de prestation de services. Les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) peuvent considérablement améliorer leur capacité à surveiller et à prédire les risques météorologiques hautement localisés en utilisant les dernières avancées en matière de modèles de prévision numérique du temps (PNT) et d'Intelligence Artificielle (IA).


Renforcer la résilience climatique grâce aux solutions numériques innovantes

Pour faire face aux défis posés par le changement climatique en Afrique, l'étude souligne qu'il est essentiel de sensibiliser aux stratégies d'adaptation efficaces, de renforcer les cadres politiques et de promouvoir des solutions technologiques innovantes pour renforcer la résilience sociétale, économique et écologique en Afrique.
La transformation numérique des SMHN peut considérablement améliorer leur prestation de services en ligne aux groupes vulnérables en fournissant un accès égal aux informations climatiques critiques.
L'étude pense également que les applications mobiles, les alertes par SMS, les systèmes de radio communautaire et d'autres plateformes de communication peuvent aider les SMHN à atteindre les communautés les plus éloignées avec des prévisions améliorées en temps opportun.
Il existe une prise de conscience croissante des avantages de l'utilisation des plateformes numériques dans de nombreux pays d'Afrique pour améliorer les prévisions météorologiques et les avertissements précoces, ajoute la même source.
Bien que ces efforts représentent des étapes importantes vers la transformation numérique des services météorologiques et climatiques, l'étude souligne qu'il reste encore beaucoup à faire pour intégrer ces technologies numériques dans les systèmes opérationnels à travers le continent, notamment : une augmentation des investissements dans l'infrastructure numérique et le renforcement des capacités ; et des cadres de gestion et de partage des données plus solides.


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